<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934</id><updated>2011-12-26T15:47:18.288-05:00</updated><title type='text'>Le Blogue à Geneviève</title><subtitle type='html'>Geneviève Proulx est journaliste au journal La Nouvelle depuis 2004 maintenant. Depuis 2005, elle y signe une chronique hebdomadaire que vous pourrez lire ici en plus de vous faire connaître ses coups de coeur, ses opinions sur l'actualité et ses questionnements. 
Au plaisir de vous lire!</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>253</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-5923031213162377286</id><published>2011-01-20T12:27:00.000-05:00</published><updated>2011-01-20T12:28:13.682-05:00</updated><title type='text'>Job ingrat</title><content type='html'>Il y a 12 ans, j'avais postulé pour un super job. La description de tâches avait l'air popire. La rémunération était à chier, mais je ne voulais pas de ce boulot pour l'argent. Je désirais ce poste pour tous les autres avantages qui en découlaient et qui semblaient tellement extraordinaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai donc envoyé mon cv. Attendu une réponse pendant quelques semaines. Pendant l'attente, j'ai fait beaucoup de visualisation positive. C'était pendant les Olympiques de Nagano. Il y avait plein de psys sportifs à la télé qui expliquaient sans cesse l'importance de se visualiser dans le futur en train de gagner, de réussir. Alors, j'ai écouté sagement ces conseils d'experts et je me suis imaginée dans ce job.Job ingrat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense avoir bien appliqué la méthode parce que ç'a fonctionné. J'ai eu le boulot convoité. Yé! J'étais folle de joie! J'en rêvais la nuit. J'y pensais en mangeant mes Cheerios le matin ou en avalant mon macaroni au souper. En frottant la bol, en marchant pour aller au courrier, en vidant le lave-vaisselle, en regardant les funérailles de Lady Di.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'occupe toujours ce poste. Je pense que je vais y travailler pour encore de nombreuses décennies. Mais maudit que mon job est ingrat!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Hé! Maxim, si on allait en ski demain?" "Euh... non. Je vais patiner avec mes amies demain", me répond-elle sur un ton de c**, comme si j'étais la dernière des imbéciles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Mamaaaaaan! T'as pas encore lavé mes jeans? C'est ça que je voulais mettre aujourd'hui!" me crie-t-elle du fond du sous-sol comme si j'étais à son unique service. Parce que c'est bien connu que les mamans, elles passent leur temps à attendre à côté du panier à linge de leur ado qu'un vêtement y tombe pour ensuite courir à la laveuse pour le rendre tout propre dans le temps de le dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ah non! Pas encore du pâté chinois! Tu fais toujours du pâté chinois! Moi je n'ai pas le goût de manger ça. Fais-moi du macaroni!" Hein? Se pense-t-elle au resto, elle? Parce que s'il n'en tenait qu'à moi, je n'en ferais jamais de souper. J'ai tellement d'autres chats à fouetter. Et là, la princesse n'est pas d'accord avec le menu du jour? Pardon?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des jours où je n'ai qu'une seule envie en tête: démissionner. Foutre mon job là et m'enfuir aux Bermudes manger des noix de coco et compter le nombre de vagues à l'heure qui viennent mourir sur la plage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, mais c'est-tu fatiguant pareil! Qu'ils aient deux ans, six ans ou douze ans, ils ne sont jamais contents, ces enfants-là. Ça chiale toujours. Ça rouspète toujours. Ça se lamente toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que l'on court aux quatre coins de la ville pour les cours de natation ou pour un après-midi chez la copine, que l'on se lève la nuit pour les aider à dégueuler leur gastro, que l'on prenne le temps de cuisiner des muffins maison pour leurs lunchs, que l'on dépense sa paye en chandails et en pantalons qui ne feront plus dans six mois, qu'on leur paye des journées de ski ou un film au cinéma, les mamans n'en font jamais assez. Ou ce qu'elles font, elles le font tout croche. Pis surtout, il n'y a jamais, jamais, jamais de merci en retour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais de "merci maman, il est bon ton pâté chinois". Jamais de "merci maman de lâcher ton roman pour venir me reconduire chez Léa". Jamais de "je sais que tu détestes faire le lavage, mais sache maman que j'apprécie vraiment beaucoup que tu prennes le temps de laver mon linge pour qu'il y ait toujours des bobettes propres dans mon tiroir. Merci".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déprimant, mais surtout ingrat le job de mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne lancez pas des roches à mon ado. Avant, regardez-vous le nombril. Quand est-ce la dernière fois où vous avez dit à votre mère qu'elle avait fait un boulot génial pour vous?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci maman de m'avoir endurée pendant toutes mes années d'adolescence, pour tous ces délicieux pâtés chinois, pour toutes ces bobettes si bien lavées, pour tous ces kilomètres faits en voiture...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-5923031213162377286?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/5923031213162377286/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=5923031213162377286' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5923031213162377286'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5923031213162377286'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2011/01/job-ingrat.html' title='Job ingrat'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-9053249583585774509</id><published>2011-01-20T12:26:00.000-05:00</published><updated>2011-01-20T12:27:12.378-05:00</updated><title type='text'>Une amie rêvée</title><content type='html'>Cette histoire a commencé bien simplement, presque de façon ridicule: dans un salon d'esthétique! C'est l'histoire d'une fille qui va se faire poser des faux ongles pour une soirée de gala et qui jase de tout et de rien avec sa nouvelle esthéticienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Que fais-tu de bon dans la vie, toi, à part ton travail?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Bah... pas grand-chose. Je commence à avoir hâte de faire du ski."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Euh... Geneviève, c'est parce qu'on est en juillet!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est tout simplement comme ça qu'est née une grande amitié entre mon esthéticienne et moi. Bête de même. En parlant de skis paraboliques, de bosses et de tempêtes de neige alors qu'il faisait 32 degrés à l'extérieur et que le commun des mortels ne rêvait que de guimauves calcinées et de vacances à Old Orchard Beach, je laissais entrer dans ma vie quelqu'un qui allait la marquer à jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début, on ne faisait que dévaler les pentes ensemble. Puis, on s'est raconté nos vies 14 fois au-dessus d'un potage aux poivrons grillés, d'un filet mignon au cognac, d'une verrine aux trois chocolats, la coupe pleine de notre découverte rouge du jour. C'est ainsi qu'on a trouvé que nos points communs allaient beaucoup plus loin que notre amour des sous-bois de Sutton et du dénivelé de Tremblant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dommage qu'il n'y ait pas de Jeux olympiques de cuisine parce que Dany est moi, on ferait un duo imbattable. Dommage qu'il n'y ait pas de médaille d'honneur décernée à la meilleure amie à avoir pour ses enfants parce que Dany clancherait haut la main les autres participants. Et une chance que nos comptes de banque ne sont pas sans fond parce que tous les Lush de la terre seraient vides!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dany, c'est l'amie avec qui on n'a pas peur de partir en voyage en Californie. C'est l'amie avec laquelle il est impossible de se chicaner. C'est l'amie qui est présente tant au salon funéraire qu'à l'anniversaire de ma plus vieille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit à petit, Dany s'est niché une place de choix non seulement dans ma vie, mais aussi dans celle de mes poulettes. On aime tellement notre Dany nationale que mes parents en ont fait leur fille adoptive et qu'elle a maintenant sa place autour de la table familiale, tant au réveillon de Noël qu'aux anniversaires de tous et chacun du clan Proulx.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut dire qu'elle n'est pas difficile à aimer notre Dany. Impossible pour elle de débarquer quelque part les mains vides. Toujours les bras plein de surprises, tant pour les grands que pour les petits. Tenez, hier matin, elle est venue garder ma poulette à couches. Bien, mon amie est arrivée avec du café pour l'amoureux et des chocolats chauds pour mes grandes et moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais elle ne nous gâte pas seulement en cadeaux et petites surprises. Elle nous gâte en temps. Quand elle vient à la maison, Dany prend toujours le temps de jaser avec mes plus grandes et ça, c'est quand elle ne les ramène pas chez elle pour le dodo!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier matin, alors que son seul mandat était de cajoler ma petite, de la changer de couche au besoin et de lui donner à boire aux trois heures, elle a profité de mon absence pour mitoner un potage aux oignons grillés, des barres tendres et des biscuits au chocolat, pour faire deux brassées de lavage et vider le lave-vaisselle, tout ça en plus de voir aux besoins de mon bébé, de ma préado et de mon ado. De quoi donner des complexes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand Samuelle se nourrissait par son cordon ombilical, ç'a été tout naturel pour l'amoureux et moi de la choisir comme marraine. On ne voyait personne d'autre pour remplir ce rôle. C'était aussi clair qu'Avatar en Blu-ray sur une 52 pouces HD.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand ç'a été le temps d'expulser la petite hors de son logement des 40 dernières semaines, c'est Dany que nous souhaitions avoir près de nous, l'amoureux et moi. Quand les choses se sont mises à mal aller, après l'accouchement, c'est à elle que j'ai confié mes plus grandes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dany, c'est l'amie rêvée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce rêve, il est réalité pour moi!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-9053249583585774509?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/9053249583585774509/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=9053249583585774509' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/9053249583585774509'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/9053249583585774509'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2011/01/une-amie-revee.html' title='Une amie rêvée'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-5147113920783628318</id><published>2011-01-20T12:25:00.001-05:00</published><updated>2011-01-20T12:25:21.683-05:00</updated><title type='text'>Enfin voilà le 3 janvier!</title><content type='html'>Pas fâchée de voir un 3 janvier sur le calendrier ce matin. Pas du tout fâchée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin le sapin est parti se composter quelque part (j'ai fini d'avoir peur d'oublier de l'arroser à tous les jours. Fini de ramasser des millions d'aiguilles aux quatre coins de la maison. Fini de surveiller sans cesse ma petite poulette à quatre pattes de six mois qui aimerait donc décrocher une de ces si belles boules...). Enfin parti!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin finies toutes ces courses aux spectacles de Noël de toutes sortes. Cette année, nous avons eu droit à un concert musical, à un spectacle de cheerleading et à deux promesses scoutes, tout ça en cinq jours (finie la course à faire le souper, à avaler le tout en quatrième vitesse, à ne pas faire la vaisselle, à courir à l'autre bout de la ville pour applaudir nos prodiges, de revenir au bercail, à faire la vaisselle, à coucher tout ce beau monde-là pour enfin s'écraser sur un divan passé 22 h 30!). Bon débarras!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin finies les longues soirées passées devant le fourneau, le frigo, le garde-manger, un rouleau à pâte dans une main, un emporte-pièce de l'autre, des moules à chocolat dans la poche arrière et une tonne de livres de recettes qui traînent sur le comptoir à popoter des "petites douceurs de Noël" (finie la course à l'épicerie parce que je manque de sucre ou parce que j'ai oublié d'acheter de la crème 35 %. Fini de stresser à savoir si mes macarons vont avoir la bonne texture. Fini de compter et recompter les chocolats fourrés pour m'assurer que tous en aient la même quantité.). Bebye!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin finie la planification des tenues vestimentaires de toute ma smala pour toutes ces belles Fêtes de fin d'année (fini de frotter les chandails à 23 h pour s'assurer qu'ils soient bien propres pour le déjeuner familial du lendemain. Fini de passer trop de temps à chercher dans le fond des paniers à linge de la cabane la paire de collants qui va avec cette robe-là. Fini de repasser les chemises de l'amoureux -votre homme à vous est-il capable de faire fonctionner un fer à repasser? Fini de passer mon peu de temps libre en tête à tête avec une tonne de vêtements à plier.). Quin toé, maudit lavage!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin finie la gestion serrée de nos déjeuners-dîners-soupers-soirées où l'on devait se diviser en quatorze pour voir tous les amis-matantes-mononcles-grands-parents-arrières-grands-parents qui réclament notre présence à leur activité de Noël. (Finies les routes interminables qui nous séparent de tous ces super partys. Finies les sommes colossales englouties par les détaillants d'essence. Fini le manque de sommeil associé à ces trop nombreux partys. Finie la propagation de vilains microbes qui profitent de ces réunions familiales pour faire des ravages non nécessaires.) Yé!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin finies les cabrioles sévissant dans les estomacs qu'amènent l'abus de vin-bière-mousseux-lait-de-poule et l'ingestion de tourtières-sucre-à-la-crème-dinde-sauce-aux-canneberges-brie-terrine-de-foie-gras (fini le stress de ne pas rentrer dans mes pantalons achetés pour l'occasion. Fini de carburer au Pepto Bismol. Finies les deux Tylenol à prendre avant le dodo pour prévenir les lendemains de veille.) Enfin!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin finies les nuits trop courtes qu'obligent les réveillons, la messe de minuit, le dépouillement d'arbres de Noël, le décompte vers la nouvelle année (finie l'impatience qu'amène les trois heures de sommeil quotidien. Finies les cernes qui descendent jusque sous le menton. Finies les crises de bébé éreintée parce que sortie de sa routine de dodo. Finies les heures passées devant le miroir à camoufler à coup de fond de teint les ravages faits par tout ce manque d'heures passées sous la couette.). Bonne affaire!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, voilà qu'arrive une période beaucoup plus tranquille destinée au cocooning, de soirées tranquilles, de repas remplis des quatre groupes du Guide alimentaire canadien, de routines, d'absence de maux de tête...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui a dit que le temps des Fêtes était un moment pour se reposer?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-5147113920783628318?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/5147113920783628318/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=5147113920783628318' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5147113920783628318'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5147113920783628318'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2011/01/enfin-voila-le-3-janvier.html' title='Enfin voilà le 3 janvier!'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-5071160736394197859</id><published>2011-01-20T12:23:00.001-05:00</published><updated>2011-01-20T12:23:24.233-05:00</updated><title type='text'>2011 questions sans réponse</title><content type='html'>On jettera le calendrier vendredi pour en afficher un nouveau sur le mur. Douze pages neuves remplies de promesses, d'espoir, de projets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;365 cases remplies d'inconnu surtout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce qu'est bien fin celui qui pourra prédire avec certitude si le Canadien fera les séries, si on aura cette foutue commission d'enquête sur l'industrie de la construction ou bien si Prozac reviendra sur nos écrans. (Pour le savoir, faudrait peut-être mettre la main sur la table à Ouija de Chantal Lacroix!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me demande bien si nous irons en élections provinciales. Si le prix de l'essence montera encore. Lequel des deux présidents proclamés de la Côte d'Ivoire ira finalement s'assoir au parlement? Qu'adviendra-t-il de Assange et de son WikiLeaks?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis curieuse de savoir si on assistera en direct à la télé au baptême de Nelson et d'Eddy (le tout présenté par Julie Snyder bien sûr). Qui sera la star québécoise la plus trippante à suivre sur Twitter. Si le maire Sévigny réussira à régler son problème d'égout qui déborde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dites-moi, combien de nouvelles émissions culinaires verront le jour en 2011? Combien d'usines fermeront leurs portes au Québec au cours des 12 prochains mois? Verrons-nous enfin une épicerie au coin King-Jacques-Cartier?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien de fois Maxim ratera l'autobus cette année? Combien Filou aura-t-elle en anglais sur son prochain bulletin? Quand Sam-Sam marchera-t-elle? Est-ce que l'amoureux pensera enfin à sortir les poubelles et la récup quand c'est le temps?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que ma balance affichera à un chiffre plus acceptable bientôt? Est-ce que mon retour au travail se déroulera sans pépin? Est-ce j'aurai enfin le dessus sur mon %&amp;*$/!?(#$_+ de panier à linge?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maxim videra-t-elle le lave-vaisselle sans que je sois obligée de perdre la voix à force de demander? Est-ce que Filou sera capable de se mettre du lait dans un verre sans en renverser les trois quarts de la pinte sur la table? Est-ce que Samuelle compte dormir plus longtemps que quatre heures la nuit avant qu'elle souffle sa première chandelle?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sais pas. Mystère et boule de gomme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je pense que je ne veux pas vraiment le savoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime les surprises. De ne pas savoir qu'un événement arrivera telle date ajoute du mystère au quotidien et me permet de passer de meilleurs jours également.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je savais, par exemple, que le 8 janvier mon bébé me clanchera des nuits olympiques de 12 heures, imaginez comment mes prochaines nuits seraient pénibles. Atroces. L'enfer. Combien je chialerais à chaque réveil. Combien j'anticiperais ce fameux 8 janvier. Là, je ne sais pas quand ça arrivera alors je me lève la nuit et j'assume ce choix d'avoir fait un bébé. Quand les nuits complètes arriveront, je fêterai. Voilà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà le sens de la seule résolution que je prendrai cette année. Vivre ma vie comme elle vient. Sans attendre avec impatience que se produise mes souhaits et mes désirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, un jour, je serai capable d'enfiler des pantalons que je portais avec qu'il y aille un globe-terrestre sous mon t-shirt (parce que là, ils restent coincés à la hauteur des genoux!). Un jour, je retournerai faire du ski sans avoir peur que mon coeur pète au «frète» (parce que là juste l'idée de mettre mes bottines dans mes pieds fait monter mon rythme cardiaque à 160!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour, j'arrêterai d'avoir faim tout le temps (parce que là j'ai usé le plancher de la dépense tellement j'y vais tout le temps). Un jour, je remettrai mes espadrilles et ferai la Course à relais autour du lac Memphrémagog (parce que là juste courir de la cuisine au salon me prend deux heures à m'en remettre).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l'instant, je vais continuer d'avaler des doses astronomiques de fer quotidiennement. À me refaire une santé. Pis à me lever la nuit!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le reste, ça arrivera quand ça arrivera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonne année à vous tous! Je vous souhaite plein de soleil dans vos vies, de bonheur dans vos familles et surtout... plein de surprises!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-5071160736394197859?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/5071160736394197859/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=5071160736394197859' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5071160736394197859'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5071160736394197859'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2011/01/2011-questions-sans-reponse.html' title='2011 questions sans réponse'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-7727814755055206480</id><published>2011-01-20T12:20:00.000-05:00</published><updated>2011-01-20T12:21:55.175-05:00</updated><title type='text'>Mes 33 derniers Noëls: 0 Mon futur Noël: 1</title><content type='html'>Cette semaine, on m'a demandé de raconter un souvenir de Noël particulièrement marquant. Mais j'ai beau fouiller dans les annales familiales, je ne trouve rien qui vaille la peine de noircir une colonne dans un journal. J'ai beau passer en revue mes 33 derniers Noël, il n'y a rien qui vaille le chèque de paye qui m'attend pour cette chronique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Désolé Monsieur-le-rédacteur-en-chef-par-intérim, mais mon plus beau Noël n'est pas derrière moi. Il est devant. Celui qui se pointera ce week-end.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout simplement parce qu'il s'en est fallu de peu pour que je ne le vois pas. Si, si, mon Chiclets a passé près de ne pas se retrouver sur les photos familiales annuelles. Ma mère aurait eu un cadeau de moins à acheter. L'amoureux aurait attendu le père Noël en tête à tête avec sa nouvelle-née (du moins j'espère que je n'aurais pas déjà été remplacée!). Et j'aurais manqué les éclats de vie dans les yeux de mon bébé devant le sapin de Noël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que si on avait été en 1943, mettons, je n'aurais pas survécu à mon accouchement. Je serais tout simplement morte au bout de mon sang qui n'en finissait plus de s'enfuir de mon corps. Vive la médecine moderne!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais même en 2010, les gens qui m'assistaient dans la mise au monde de ma numéro trois ont eu chaud et ce, tant au sens propre qu'au sens figuré. Je vous le dis, ça sentait le swing dans la place!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut dire que lorsque des professionnels crient sans cesse et à tout rompre : «C'est une urgence vitale! Faites vite!», c'est assez pour détremper un t-shirt et pas juste sous les bras. On les comprendra, ils avaient tous la chienne de devoir remplir un constat de décès en plus d'une déclaration de naissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le coup, je n'ai pas réalisé l'ampleur de la situation. La gravité de mon état. J'étais trop occupée avec mon masque à oxygène qui me tapait royalement sur les nerfs. J'étais aussi en colère contre celle qui me martyrisait les cuisses avec ses multiples injections de médicaments. Non mais, ne pouvait-elle pas faire plus attention?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j'espérais tellement que celle qui tentait de faire contracter mon utérus en pompant mon ventre aussi fort que si elle actionnait une baratte à beurre aille prendre un café. Je me foutais vraiment du fait qu'on luttait pour ma survie. Bref, je pensais qu'on était devant un léger pépin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense que j'ai compris ce qui arrivait quand j'ai vu les yeux remplis d'inquiétude et de peur de l'amoureux qui se promenait d'un bord à l'autre de la chambre avec la poulette toute neuve dans les bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense que j'ai concrètement réalisé ce qui se passait quand j'ai demandé à mon amie Dany de bien s'occuper de mes deux grandes filles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, même si j'ai rempli quelques pots à jus de liquide rouge, je suis encore là. Bien en vie. Je ne me souviens plus trop des premiers jours de vie de Sam-Sam, mais je me rappelle que j'étais là pour elle. Malheureusement, ne pensez pas à moi pour courir un marathon, mais je commence à être capable de monter les marches pour me rendre à ma chambre sans avoir l'impression que le coeur veut me sortir de la poitrine. Mais je suis là pour les monter, ces marches!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On entend souvent dire que les gens qui frôlent la mort trouvent que le soleil brille plus. Que les fleurs sentent meilleur. Que l'air est plus frais dans leurs poumons. Je ne peux pas dire si toutes ces choses sont vraies. Mais je sais que ce sera mon plus beau Noël tout simplement parce que j'y serai.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-7727814755055206480?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/7727814755055206480/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=7727814755055206480' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/7727814755055206480'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/7727814755055206480'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2011/01/mes-33-derniers-noels-0-mon-futur-noel.html' title='Mes 33 derniers Noëls: 0 Mon futur Noël: 1'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-1961901935459386750</id><published>2011-01-20T12:19:00.000-05:00</published><updated>2011-01-20T12:20:35.519-05:00</updated><title type='text'>Mon plus beau cadeau de Noël</title><content type='html'>Ne me demandez pas ce que j'ai reçu au Noël de l'an dernier parce que je ne m'en rappelle plus. C'est également le néant quand je cherche ce qu'on m'a offert l'année d'avant. Et n'allez pas croire que ce qu'il y avait sous le sapin, il y a trois ans, a trouvé place dans un tiroir de ma mémoire. Malgré cette piètre performance au niveau de mes souvenirs de cadeaux de Noël, je me rappelle très bien ce que j'ai reçu en 1982.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, le Noël 1982 n'est certainement pas le préféré de mes parents. Ce ne sont pas eux qui avaient gagné le million cette année-là. Ce n'est pas cette année-là que le frigo débordait de caviar et de Veuve Cliquot. Ce n'est pas cette année-là que ma mère s'est épuisée à faire les magasins pour remplir le coffre de l'auto de cadeaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'édition 1982 n'aurait pas dû passer à l'histoire selon ceux qui m'ont donné la vie. C'était une année de crise. De taux d'intérêt astronomiques. De coupons-rabais à l'épicerie. D'oreilles de lapin sur la télé. De sandwichs au fromage Kraft dans la boîte à lunch. De salopettes en corduroy brunes achetées en solde au Bon Marché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'empêche que, avec mes yeux de petite fille de six ans et demi, je ne voyais pas toutes les difficultés auxquelles étaient confrontés mes parents. J'étais bien trop occupée avec mes catalogues de Distribution aux consommateurs et de Sears Noël à encercler au stylo Bic rouge ce que je désirais que le père Noël laisse sous le sapin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais bien envie d'avoir de nouvelles Barbie et surtout celle avec la robe rouge en satin. Je trouvais que la petite école Fisher Price avait l'air très amusante. Il y avait aussi une petite machine à coudre à piles avec laquelle je m'imaginais me fabriquer de magnifiques vêtements. Je mourrais d'envie d'avoir le nouveau Battleships électronique qui semblait fonctionner tellement mieux que celui que j'avais déjà. Pis le comble du bonheur aurait été d'avoir le jeu Simon (vous savez, le bidule à quatre touches de couleurs où il fallait recréer une suite?).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant dire que le père Noël avait beaucoup de pression sur les épaules pour rendre la petite fille que j'étais très heureuse. Ce que j'ai pu en écrire des lettres. Ce que j'ai pu en faire des promesses que je serais la plus sage des enfants si on m'apportait tout ce qui se retrouvait sur ma liste...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si j'avais bon espoir de me réveiller le 25 au matin avec une tonne de cadeaux à déballer, ça n'a pas été le cas. Pourtant, j'avais fait mon lit tous les matins en décembre. J'avais bien la bonne adresse postale pour mes lettres destinées au gros barbu. Malgré tous mes efforts, il n'y avait qu'une seule petite boîte sous le sapin qui m'était destinée. Qu'une seule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai enlevé le papier d'emballage et j'ai ouvert le cadeau pour y trouver une dizaine de cassettes vierges. Je ne comprenais pas trop. Ce n'était pas sur ma liste. Que pouvais-je faire avec des cassettes vierges, voulez-vous bien me dire?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Sur ces cassettes, il y a de la musique Geneviève. Tiens, ici, tu as la cassette de toutes les chansons de Fan Fan Dédé. Sur celle-ci, tu trouveras les chansons du Pays de Chanterelle. Ici, j'ai mis toutes celles de Passe-Partout et sur celle-là, il y a celles de Nathalie Simard. Tu pourras toujours les écouter, quand tu le voudras", m'avait expliqué ma mère devant mon air triste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant des semaines avant Noël, une fois que j'étais couchée, ma mère sortait son attirail et copiait des 33 tours sur des cassettes vierges. Des vinyles d'émissions de télé et de chanteurs que j'aimais beaucoup qu'elle avait empruntés à des amies et à la bibliothèque municipale. Pendant des jours, elle avait préparé mon cadeau y mettant du temps et du coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et moi, pendant des mois, je me suis couchée le soir en écoutant de la musique sur mon petit magnéto trop heureuse de ce cadeau si magique. Si inattendu. Si touchant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore aujourd'hui, 28 Noël plus tard, je me rappelle de ce cadeau comme étant le plus beau. Parce que ma mère y avait mis tout son temps. Son amour. Elle m'aurait donné le catalogue du Sears au grand complet que je n'aurais pas été plus heureuse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-1961901935459386750?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/1961901935459386750/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=1961901935459386750' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1961901935459386750'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1961901935459386750'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2011/01/mon-plus-beau-cadeau-de-noel.html' title='Mon plus beau cadeau de Noël'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-2075982026779270296</id><published>2011-01-20T12:17:00.000-05:00</published><updated>2011-01-20T12:18:53.605-05:00</updated><title type='text'>Une tempête dans un verre... de lait!</title><content type='html'>Samedi dernier, on s'est payé la totale, l'amoureux et moi. Grasse matinée jusqu'à 8 h 30 (nous avons un bébé de quatre mois, je vous rappelle, alors 8 h 30, c'est vraiment la grasse matinée) et déjeuner au resto sans les grandes filles dans les pattes, parties pour le week-end chez leur grand-mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un beau petit déjeuner tranquille donc. À lire le journal et à commenter les différentes nouvelles du jour. À chialer sur les fraises congelées et mauvaises nombreuses sur ma gauffre. À rire devant Sam-Sam qui vient de découvrir sa voix et qui hurle, mais hurle à n'en plus finir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un beau moment. Pas stressant pour deux cennes. Relaxe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le fond complètement du resto, je vois une amie qui a aussi un bébé de l'âge de Sam. Elle est aussi avec son amoureux. Ils ont l'air d'avoir bien du plaisir tous les trois. On dirait un calque de notre table!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais voilà, son petit homme commence à s'agiter. Son sourire a cédé la place à une moue. C'est l'heure du lunch pour lui aussi visiblement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vois l'amie qui se prépare à allaiter. Elle entre sa main dans son chandail pour défaire l'attache de son soutien-gorge. Elle place son bébé sur ses cuisses et vient pour relever son chandail... Mais au dernier moment, elle décide de ne pas le faire à la table. Elle se lève avec son petit poulet dans les bras et prend la direction... des toilettes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai eu le coeur brisé. J'étais triste parce que mon amie, qui a décidé d'offrir le meilleur pour son bébé, est réduite, par gêne ou par pudeur, à se réfugier à l'abri des regards pour nourrir son rejeton. À briser son beau déjeuner avec son amoureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pis on s'entend-tu que d'allaiter assise sur la bol, il y a plus sexy comme occupation?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne juge pas la décision de cette maman de ne pas nourrir son enfant en public. C'est son choix et ce sont ses seins à elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui me fend le coeur, c'est le manque d'ouverture de plusieurs sur la chose. C'est clair que si tout le monde avait gardé leurs yeux sur leurs oeufs-miroir-bacon-patates, le petit aurait eu la mamelle dans la bouche et personne n'en aurait fait de cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais voilà, ce n'est pas le cas. L'allaitement est un geste banal, mais comme peu de mamans osent le faire en public, ça surprend. Et ça dérange surtout ceux qui ne connaissent pas la chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en suis à mon troisième allaitement. Ça fait longtemps que ça ne m'énerve plus d'allaiter sur un banc au Carrefour de l'Estrie ou devant le beau-père. Mais chaque fois que je le fais, je n'en reviens pas du nombre de malaises que je provoque. De la quantité de personnes qui s'approchent de moi pour regarder de très près ce que je suis en train de faire pour ensuite me jeter un de ces regards monstrueux de désapprobation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soyez rassurés, quand c'est l'heure du lunch de Sam, je garde beaucoup plus que mes bobettes sur le dos. Je suis comme toutes les autres filles de la terre: je me trouve grosse et moche et je n'ai pas envie que des inconnus scrutent de près les vergetures que ma grossesse a laissées en souvenir sur mon globe-terrestre qui refuse de rentrer dans mes jeans d'avant. Bref, je suis discrète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais même si Sam est cachée sous une couverture. Même s'il fallait un microscope aussi puissant que ceux de la NASA pour trouver un centimètre de peau. Même si pour voir un tantinet de mon sein, il faudrait me passer sous un rayon X, ça énerve de savoir que là, sous le doudou, il y a un bébé qui tète un sein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suppose donc que mon amie n'a pas voulu affronter ces regards remplis d'indignation et que plutôt que de profiter de ce beau samedi matin avec sa famille, elle a fait son boulot de maman dans les bécosses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Triste pareil.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-2075982026779270296?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/2075982026779270296/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=2075982026779270296' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/2075982026779270296'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/2075982026779270296'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2011/01/une-tempete-dans-un-verre-de-lait.html' title='Une tempête dans un verre... de lait!'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-4752678350065640099</id><published>2010-12-07T08:05:00.000-05:00</published><updated>2010-12-07T08:06:01.688-05:00</updated><title type='text'>Ce qu'on ne vous dit pas sur la maternité</title><content type='html'>À mon premier rendez-vous de suivi de grossesse, alors que je n'avais qu'une seule et unique envie/besoin/intérêt : entendre le coeur de mon bébé, la secrétaire de l'endroit m'a remis une grosse brique de 738 pages à lire intitulée Mieux-vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publié par l'Institut national de la santé publique du Québec, ce livre parle de tout tout tout. Tout ce qu'il faut savoir pour devenir un as dans le domaine de la maternité. Qui nous permettra de récolter la médaille d'or aux Olympiques de la connaissance de la vie familiale. Qui fera de nous une candidate hors pair à Tous pour un portant sur l'installation d'un siège d'auto et l'introduction des aliments solides chez les bébés de six mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, par exemple, on apprend au fil des pages enfilées qu'une femme au poids santé peut s'attendre à prendre entre 25 à 35 livres pendant sa grossesse et que le lait maternel contient une grande quantité d'oméga-3. On apprendra à détecter si notre poupon combat une roséole ou si c'est normal qu'il soit incapable de dire les sons «r» et «l» avant deux ans et demi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vraiment, c'est une super brique. Qui me sert tout le temps. Elle me suit de la chambre de Sam-Sam à la salle de jeux. J'ai un doute sur la nécessité de donner de la vitamine D à ma poulette? J'ai la réponse à la page 462 du manuel. Je me demande si ma poulette a des coliques, je me rends à la page 227. Je me questionne sur le fait que ma nouvelle-née n'a toujours pas de larmes? Ma réponse se retrouve à la page 169.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais comme rien n'est parfait en ce bas monde, le Mieux-vivre a ses faiblesses. Je cite ce bouquin, mais c'est pareil dans tout ce qui traite de maternité. On jase sans problème de trucs liés à notre nouveau rôle de maman, mais on en oublie une bonne quantité. Des d'informations pourtant vitales à notre santé mentale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, on y claironne partout que c'est primordial de prendre soin de notre couple lorsqu'une troisième personne se joint à notre duo. Qu'il faut communiquer parce que «l'arrivée d'un bébé apporte des changements qui nécessitent une adaptation de la part des deux parents» (p. 202). Mais ce n'est mentionné nulle part que de déchirer au troisième degré peut apporter son lot d'inconvénients pour le couple. Que de donner la vie à un poupon engendre un flot d'émotions qui peuvent ne pas être de la joie et du bonheur. Que l'on peut être très triste face à un accouchement qui a mal tourné et qui a laissé des traces tant physiques que psychologiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand il est question d'agrandir la famille, tous parlent de l'importance de bien préparer la soeur ou le frère aîné à son nouveau rôle afin d'éviter le retour au lit mouillé ou à la rechute de la suce (p.204). Mais qui pense à avertir la mère que ce sera elle qui vivra le plus difficilement cette étape? Personne. Personne ne pense à nous dire toute la culpabilité qui nous tombera dessus quand on se rendra compte que l'on ne peut plus autant s'occuper du #1 qu'avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On nous donne 1001 conseils pour éviter que notre bébé ait une tête plate (p.251), pour qu'il s'intéresse à la lecture (p.262) ou pour l'aider dans l'apprentissage de la parole (p.265), mais pas un chapitre, pas une page, pas même une petite phrase sur le sentiment de dépassement d'une maman qui n'est plus capable d'endurer son bébé qui pleure depuis trop longtemps et qui n'a qu'une seule envie : «taper» sa bouche avec du Duct Tape pour ne plus l'entendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La maternité peut être merveilleuse. Elle nous fait découvrir le meilleur de nous-mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais maudit que ça peut tellement être de la merde aussi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-4752678350065640099?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/4752678350065640099/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=4752678350065640099' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/4752678350065640099'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/4752678350065640099'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/12/ce-quon-ne-vous-dit-pas-sur-la.html' title='Ce qu&apos;on ne vous dit pas sur la maternité'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-700379638992636383</id><published>2010-12-07T08:03:00.000-05:00</published><updated>2010-12-07T08:04:30.657-05:00</updated><title type='text'>Mon père est plus fort que le tien</title><content type='html'>Je n'apprendrais rien à personne ce matin, mais mon père est plus fort que le vôtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il pourrait réduire en poussière n'importe qui qu'avec une petite «pichenotte» de rien du tout. Il a une culture phénoménale qui pourrait jeter n'importe quel concurrent à Tous pour un au tapis. Pis les Jamie Oliver, Ricardo, Jean Soulard de ce monde seraient verts de jalousie de le voir aller devant un fourneau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, c'est dit. Na na na nèreeee!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paraît, toutefois, que ce discours enfantin ne se retrouve pas uniquement que dans les cours d'école entre deux sauts à la corde et une partie de ballon prisonnier. Avec le temps, au fil des calendriers qui passent, ce genre d'affirmations reste encore très présent dans les conversations des grandes personnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est juste que le héros de notre argumentaire est légèrement moins âgé que lorsque nous apprenions à multiplier 8 par 6.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Hein? Ton fils ne se tourne pas encore du dos au ventre? C'est parce que le mien a commencé à faire ça il avait trois mois pile.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Tu as vu? Ma fille est capable de s'asseoir seule et elle n'a même pas cinq mois!»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Moi, mon bébé marche à quatre pattes depuis qu'il a six mois, peut-être que tu ne stimules pas assez le tien?»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Tu devrais entendre ma petite pie jacasser. Hé! Elle va fêter son premier anniversaire bientôt et déjà elle connaît plein de mots!»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«As-tu pensé à consulter? Il me semble que ce n'est pas normal que ta poulette ne marche pas encore. La mienne marchait à cet âge.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bla bla bla.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fatiguant pareil, ce jeu des comparaisons. Déprimant même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien voulez-vous m'expliquer pourquoi j'embarque là-dans tête première, cibole?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque fois que je me retrouve en présence de petites personnes à couches, je cherche constamment à valider que ma fille est la meilleure. La plus avancée. La plus éveillée de toute la gang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma Sam-Sam pète la courbe de croissance en termes de grandeur (ouin pis?). Ma Sam-Sam se vire du dos au ventre depuis qu'elle a trois mois (on lui décerne une médaille?). Ma Sam-Sam n'a jamais voulu de suce (oh! bonjour l'exploit!). Ma Sam-Sam ne se réveille qu'une fois dans la nuit (bien tant mieux pour toi!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est assez ridicule quand on y pense. Que ma poulette soit capable de s'asseoir à cinq, six ou sept mois, on s'en balance. Il est fort à parier que lorsqu'elle montrera dans un autobus jaune, elle sera capable de mettre ses fesses sur une chaise sans pour autant se retrouver le nez sur le bois franc. Que si elle décide de finalement faire ses nuits complètes un jour, elle va de toute façon, arrêter de les faire quand l'adolescence se pointera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pourquoi, merde, embarquons-nous systématiquement dans cette compétition totalement inutile? Qui cherchons-nous à impressionner de la sorte? Parce qu'à ma connaissance, le 100 mètres quatre pattes ne sera pas à l'horaire de Londres 2012. Le saut en hauteur au Jolly Jumper n'a toujours pas son association sportive officielle. Et que le «fracassage» de courbe de croissance ne sera jamais homologué dans le livre des Records Guiness.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si c'était nous, les mamans et les papas, que nous cherchons à glorifier. Une façon détournée de se dire qu'on fait un bon boulot. De se donner une tape dans le dos. Parce qu'elles sont tellement rares les félicitations destinées à nous rassurer sur notre manière d'éduquer nos rejetons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La prochaine fois qu'une maman vantera les mérites de son poulet, ne le prenez pas personnel, parce que vous saurez que c'est elle-même qu'elle félicite.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-700379638992636383?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/700379638992636383/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=700379638992636383' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/700379638992636383'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/700379638992636383'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/12/mon-pere-est-plus-fort-que-le-tien.html' title='Mon père est plus fort que le tien'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-4383410821868106945</id><published>2010-12-07T08:02:00.000-05:00</published><updated>2010-12-07T08:03:18.407-05:00</updated><title type='text'>Tirer sur les oreilles</title><content type='html'>Maxim venait à peine d'être poussée à la vie que déjà j'avais hâte que son premier sourire se dessine sur son visage. Quand ce fut une affaire réglée, je n'avais qu'une envie : entendre mon bébé rire aux éclats. Ce jour est arrivé quelque part à l'automne 1998.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon excitation devant ses éclats de rire n'a duré que quelques jours. Rapidement, j'ai commencé à penser au jour où ma puce serait capable de s'asseoir seule. Puis à celui où elle lèverait ses petites fesses du sol pour la voir enfin se lancer dans la marche à quatre pattes. Et à deux pattes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais donc hâte qu'elle ait enfin quatre mois pour lui fourrer une cuillère de céréales dans la bouche. J'avais donc hâte qu'enfin elle passe au stade des purées de carottes et d'abricots. J'avais donc hâte qu'elle avale des ti-mottons. J'avais donc hâte qu'elle mange enfin comme nous des hamburgers fromage-bacon ou du chic tartare de boeuf à la moutarde de Dijon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne comprenais pas pourquoi elle ne tenait pas encore une conversation avec moi quand elle a soufflé sa première bougie. Qu'elle doive encore porter des Pampers quand on lui a chanté bonne fête pour la deuxième fois. Qu'elle ne sache pas peinturer à la gouache sans en renverser tout partout autour de son carton quand on a célébré son troisième anniversaire. Qu'à ses quatre ans, elle était toujours incapable d'attacher ses souliers seule. Et qu'il arrivait qu'elle oublie des lettres quand elle écrivait son nom de famille quand on a fêté son quinquennat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais tellement hâte qu'elle soit plus autonome. Qu'elle ne requière plus mon attention 24 heures pas jour. Qu'elle soit capable de respirer sans que je sois dans un périmètre de 15 mètres carré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès que j'avais une chance, je la déposais par terre. Dès que je le pouvais, je l'incitais à jouer seule. Dès que mes tâches obligatoires de maman - allaitement-changements-de-couche-bain - étaient terminées, je la mettais dans sa balançoire, dans son parc, dans sa soucoupe, dans son Jolly Jumper. Partout sauf dans mes bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon père dit souvent que j'ai tiré sur les oreilles de ma plus vieille pour qu'elle grandisse plus vite. Pas question de l'obstiner là-dessus. Il a totalement raison. J'étais incapable de savourer le moment présent avec mon aînée. De profiter d'elle telle qu'elle était. Je pensais sans cesse à la prochaine étape de son développement psychomoteur prévue dans le Mieux-Vivre 1998.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est triste quand on y pense. Comme si je n'étais jamais satisfaite des progrès de ma poulette. Comme si je ne pouvais pas accepter mon enfant telle qu'elle était. Comme si elle n'en faisait jamais assez pour satisfaire la mère hyper exigeante que j'étais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas que je n'aimais pas passer du temps avec ma puce. Qu'elle m'emmerdait. Ou que je regrettais d'être devenue mère. Non, non ce n'était pas ça. J'aimais mon bébé plus que tout. Je voulais juste qu'elle soit toujours plus grande. Toujours meilleure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pathétique pareil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tellement pathétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Totalement pathétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pathétique parce que là, la grande cogne aux portes de l'adolescence pis je tuerais pour qu'elle retourne à l'époque où elle gambadait aux quatre coins de mon 4 ½ avec ses petits poings en l'air en criant : «Po-La-La-Po-La-La-Po!». Au temps où elle voulait bien se bercer avec moi en chantant «La nuit court après le jour... Le jour court après la nuit...». Où je me levais quatre fois par nuit pour la mettre au sein. Où mes règles éducationnelles se résumaient à : «Non! Ne touche pas à ça bébé!»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où j'étais toute sa vie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-4383410821868106945?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/4383410821868106945/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=4383410821868106945' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/4383410821868106945'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/4383410821868106945'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/12/tirer-sur-les-oreilles.html' title='Tirer sur les oreilles'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-4521012696850862356</id><published>2010-12-07T08:00:00.001-05:00</published><updated>2010-12-07T08:02:08.778-05:00</updated><title type='text'>Absent du paysage</title><content type='html'>Il y a des choses dans notre paysage qui sont là et qu'on ne voit à peu près plus. Par exemple, personne ne passe sur le boulevard de Portland et regarde le Carrefour en disant : «Oh! Wow! Le Carrefour!» On sait qu'il est là. Et on se doute qu'il y restera toujours. Il changera peut-être de look. De grandeur. Mais il sera encore là demain et après-demain.&lt;br /&gt;C'est un peu ce que je faisais avec mon grand-père.&lt;br /&gt;Il est toujours là.&lt;br /&gt;Fort comme un roc.&lt;br /&gt;Avec une santé de fer.&lt;br /&gt;Il est toujours là à faire rire mes poulettes. À nous raconter des anecdotes de son passé qu'on connaît par coeur tant il les a dites et redites.&lt;br /&gt;Mais vendredi dernier, les choses ont changé.&lt;br /&gt;«Ge, Paul vient de faire un infarctus. Il a de grosses difficultés respiratoires. L'ambulance vient juste de partir de chez lui. Maman est là et s'en va à l'hôpital avec Mamie», m'a annoncé sans détour ma soeur, vendredi après-midi.&lt;br /&gt;Ma première réaction? «Ben voyons, c'est impossible. Paul n'est jamais malade!»&lt;br /&gt;Malgré ses 81 ans bien comptés, je n'ai jamais connu mon grand-père avec un nez qui coule, avec un mal de tête ou avec une crampe dans le mollet. Alors, avec une artère de bouchée? Jamais en 100 ans!&lt;br /&gt;pourtant, c'était le cas.&lt;br /&gt;Pendant d'interminables minutes, de longues heures, j'étais scotchtapée à mon téléphone en attente de nouvelles fraîches. À espérer un dénouement heureux.&lt;br /&gt;Pour m'occuper les dix doigts, j'ai fait la téléphoniste diseuse de mauvaises nouvelles. Ma marraine, ma cousine, ma grand-tante, j'ai les appelées pour les informer de la situation. Après avoir fait ma sale job, j'ai écouté, rassuré, consolé mon monde.&lt;br /&gt;N'en pouvant plus d'attendre, j'ai rejoint à nouveau ma mère. «Pis, pis, pis?»&lt;br /&gt;«Il est parti en hémodynamie. C'est quoi ça de 'l'hémodynamie'?»&lt;br /&gt;Je cours à mon ordi, fais une recherche sur le net (Vive Google! Vive Wiki!), lui transmets les informations demandées.&lt;br /&gt;Je raccroche. Refais la chaîne téléphonique : ma soeur, ma marraine, ma cousine, ma grand-tante.&lt;br /&gt;«Est-ce qu'on meurt d'un infarctus?» me demande ma cousine. Je retourne sur l'ordi, recherche sur Google, sur Wikipedia, tente de faire un cours de cardiologie vasculaire avancé en trois minutes top chrono. Rappelle ma cousine. Lui explique ce que j'en comprends. Nous sommes -un peu - rassurées.&lt;br /&gt;On organise les prochaines heures. La famille montréalaise descend. Je m'offre pour garder les bébés. Ma cousine restera chez ma grand-mère pour la soutenir.&lt;br /&gt;Merde! Max! Dans tout ce brouhaha, j'ai oublié ma fille. Je dois aller la reconduire à son camp scout qui débute le soir même et qui a lieu à La Patrie, autant dire à l'autre bout du monde dans de telles circonstances.&lt;br /&gt;«Voyons chérie, je vais aller la reconduire moi!» me dit l'amoureux alors qu'il s'affairait à préparer le souper.&lt;br /&gt;Le téléphone sonne. Chaque fois que l'engin montre signe de vie, mon coeur arrête de battre. Si une mauvaise nouvelle était sur le point de parvenir à mes oreilles?&lt;br /&gt;C'est ma mère. Ma main tremble. Je suis livide. «Oui...?»&lt;br /&gt;«Bon, Paul vient d'arriver aux soins intensifs. Ils lui ont débloqué son artère et tout va pour le mieux. On aura eu plus de peur que de mal. Il devrait sortir de l'hôpital dans quelques jours.»&lt;br /&gt;Mon grand-père aura été chanceux dans sa malchance.&lt;br /&gt;Et ce petit accident nous aura fait prendre conscience que même si on ne la voyait plus, notre famille possède une solidarité peu commune. Que même si mon grand-père fait partie de notre paysage depuis toujours, peut-être un jour il n'en sera plus ainsi...&lt;br /&gt;Alors cet après-midi, quand je passerai sur le boulevard de Portland, je m'exclamerai en disant : «Qu'il est magnifique ce centre commercial!»&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-4521012696850862356?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/4521012696850862356/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=4521012696850862356' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/4521012696850862356'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/4521012696850862356'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/12/absent-du-paysage.html' title='Absent du paysage'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-5511588710459030504</id><published>2010-11-05T19:57:00.000-04:00</published><updated>2010-11-05T19:58:28.930-04:00</updated><title type='text'>Et puis, les nuits?</title><content type='html'>Lorsque l'on reçoit un chèque du RQAP (Régime québécois d'assurance-parentale) chaque deux semaines, il n'y a qu'une seule et unique chose à laquelle on pense: les nuits de bébé. Tout tourne autour des nuits. Les foutues nuits.&lt;br /&gt;Même si on voulait faire autrement, s'attarder au développement psychomoteur de notre rejeton ou bien réfléchir à la façon dont on va diversifier son portefeuille d'épargne-études, eh bien on ne le peut pas. Impossible de faire autrement parce qu'à tout bout de champs, il y a toujours quelqu'un qui nous ramène ça sur le tapis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque deux minutes, il y a toujours quelqu'un qui demande : «Et puis, les nuits?» «Pis, papa, il dort bien?» «Elle se lève souvent la nuit, la petite?»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu importe la réponse donnée, ces questionneurs sur la vie nocturne de notre nouvelle-néey vont de leurs propres histoires, de leur vécu qui va d'un extrême à l'autre. «Moi, mes enfants ont tous fait leurs nuits à trois semaines pile poil. Après, ce sont des caprices. Ne te laisse pas marcher sur le dos ma petite-fille!» «Les nuits... Mon dernier commence à peine à les faire et il vient d'avoir trois ans.» «Ma petite-fille de sept mois se réveille aux deux heures encore, mais bon, c'est de la faute de sa mère. Si elle prenait les choses en main, ça serait réglé depuis longtemps.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains trouvent abominable que Sam-Sam se réveille encore la nuit, à quatre mois. D'autres compatissent en disant que c'est loin d'être terminé, alors que certains trouvent que ma petite poulette est bien gentille de se rendormir si rapidement après avoir rempli son estomac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrive, ensuite, la ronde des trucs infaillibles visant à s'assurer que les parents puissent enfin penser pouvoir dormir de 22 h à 6 h du matin sans interruption suce-tétée-couche pleine-pleurs quelconques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Connais-tu le truc du 5-10-15? Moi, ça a changé ma vie. Deux nuits de ce régime et mon bébé ne s'est plus jamais réveillé la nuit!»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Ici, on a remplacé les tétées par des biberons d'eau. Ça n'a pas été trop long que bébé a compris que se lever pour de l'eau, c'est plate en sale.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Moi, je fais toujours la même routine le soir. À 20 h, c'est la tétée. Ensuite, on lui donne un bain puis je lui raconte une histoire. Bébé sait donc que c'est la nuit. Et il file ça jusqu'au lendemain matin.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Mon bébé avait faim. Tout simplement. Dès que je lui ai donné des céréales, il s'est mis à dormir de longues nuits!»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«C'est parce que tu l'allaites que ta petite ne fait pas ses nuits. Sèvre-là, tu vas voir, elle va mieux dormir. C'est bien connu que le lait maternel se digère plus vite que le lait maternisé.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est obsédant pareil ces histoires de nuits. Faites-le test sur Google. Avec les mots-clés «bébé» et «nuit», vous obtiendrez près de deux millions d'entrées. Deux millions!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et vous savez quoi? Je m'en fous un peu de me lever deux ou trois fois par nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on y pense, je suis payée pour me lever la nuit. Je suis payée pour lui donner à manger quand elle a faim. Je suis payée pour l'aider à s'endormir. Je suis payée pour être là quand elle a besoin de moi. Que ce soit de jour ou de nuit. Le gouvernement ne me paye pas pour que je passe l'aspirateur ou bien pour que je fasse le ménage de mon frigo. Il me paye pour que je m'occupe de ma puce. Point. Et même si je ne recevais pas de dépôt direct deux fois par mois du RQAP, je le ferais pareil. C'est dans la description de tâches des mamans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui m'agace, c'est bien plus l'opinion que l'on se fait de moi, mais aussi des milliers de parents qui conjuguent leurs nuits avec un bébé qui aurait bien d'autres chats à fouetter que de fermer la paupière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sachez, chers spécialistes de la vie nocturne des poupons, que tout n'est pas si simple. Que de réussir à faire dormir un bébé une nuit complète n'est pas aussi facile que de faire bouillir une tasse d'eau chaude au micro-ondes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si c'était le cas, on ne serait pas autant à se promener avec des cernes qui vont jusqu'en bas du menton et un teint de pinte de lait.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-5511588710459030504?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/5511588710459030504/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=5511588710459030504' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5511588710459030504'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5511588710459030504'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/11/et-puis-les-nuits.html' title='Et puis, les nuits?'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-4599367448349933363</id><published>2010-11-01T12:57:00.001-04:00</published><updated>2010-11-01T12:57:40.195-04:00</updated><title type='text'>Sauter comme un lapin</title><content type='html'>On m'a encore réveillée à 2 h du mat. Et encore à 4 h.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le comble, c'est que ce n'était pas la petite qui réclamait son dû.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ben non, c'est la maudite lapine qui faisait des cabrioles dans sa cage. Lily-Bunny, elle a décidé que pour faire une Josée Lavigueur d'elle-même, c'était beaucoup mieux au beau milieu de la nuit. Qu'il n'y a rien de meilleur qu'un clair de lune pour fortifier ses mollets. Qu'un casse-croûte, ça se digère beaucoup mieux quand il fait noir. Qu'une litière, c'est un magnifique jouet pour passer le temps quand tout le monde ronfle dans la cabane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai l'impression qu'elle s'entraîne pour les Olympiques des grandes oreilles. Discipline convoitée: cacophonie pour les 8 livres et moins. Objectif visé: réveiller le plus de gens possible pendant le plus grand nombre de nuits possible. Espoir de médaille? Très fort!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, je ne sais pas ce qui se passe avec Lily-Bunny, mais j'ai la grande impression qu'elle vient d'entrer dans une phase très bruyante de son existence et qu'elle souhaite un peu de solidarité de notre part.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lily-Bunny, c'est le lapin que j'ai «hérité» suite au décès du père de mes filles. À vrai dire, j'aurais espéré une villa à Aspen ou une Jaguar, mais bon, j'ai accepté avec bonheur ce «cadeau». D'autant plus que ça faisait grandement plaisir aux poulettes de retrouver leur copine à fourrure noire et blanche qu'elles voyaient auparavant un week-end sur deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles avaient déjà le coeur brisé en 1000, pas question d'en remettre sur le tas en les privant de leur bestiole adorée. Personnellement, je trouve que c'est plus amusant d'épousseter un bibelot de chat, mais je ne suis pas cruelle et égoïste au point d'avoir refusé d'héberger cette bête à quatre pattes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début, je nettoyais sans trop chialer la cage de la lapine. Je faisais des détours pour aller à l'animalerie afin de lui acheter des petites gâteries. Je m'installais avec elle devant la télé pour la flatter des heures durant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour, alors que je voulais la nourrir, elle m'a mordu le doigt, la vilaine (pour ne pas dire la salope)! Dès ce moment, je me suis mis à craindre la bestiole. J'ai délégué la tâche de la nourrir à Filou. Celle de nettoyer la cage à Max. En échange, moi, je veillais à acheter le matériel nécessaire à la maintenir en vie. Après tout, c'est leur lapine, pas la mienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, l'attrait de la nouveauté est passé. Lily-Bunny attirait de moins en moins l'attention. De plus en plus souvent, Filou oubliait de remplir le bol d'eau de la bête. Je devais demander et redemander à Maxim qu'elle s'occupe de rendre le condo de Lily plus habitable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De semaine en semaine, mon ton montait. Mon impatience grimpait. Ma haine de la lapine devenait de plus en plus tangible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Les filles, c'est le temps de changer la litière.» «Filou, as-tu pensé à donner à manger à Lily ?» «Maaaaax, as-tu lavé le bol d'eau du lapin ?» Ces phrases ont été dites tellement souvent chez moi que si j'avais été payée cinq cennes la fois, je serais multimillionnaire aujourd'hui et j'aurais une équipe spéciale qui veillerait sur notre héritage poilu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Considérant que:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je ne suis pas millionnaire;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je ne suis plus très patiente;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Que je suis à bout de me faire réveiller à 2 heures du matin;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Que la lapine nous apporte plus de chicanes que de rigolades. Plus de frustrations que de joies;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu'elle est sur le bord de finir en civet de lapin (la recette de Jean Soulard est excellente, soit dit en passant) à 350 F dans mon four...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fallait réagir. Trouver une solution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Mes poulettes, maman a parlé avec la propriétaire d'une animalerie aujourd'hui et vous savez quoi? Elle est prête à prendre Lily-Bunny pour faire de l'élevage.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Euh... C'est quoi «faire de l'élevage» ?» me demande une Filou des plus craintives qui imaginait déjà sa lapine sur une rôtissoire badigeonnée de moutarde de Dijon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«La madame de l'animalerie va mettre Lily avec un monsieur lapin dans une cage et ils vont faire plein de bébés tous les deux. Ça va être chouette pour elle, non?»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes deux filles ont acquiescé avec un sourire convaincant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est bien pour dire. Mes filles, à neuf et douze ans, savent déjà que finir ses jours en sautant comme un lapin, c'est très cool.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-4599367448349933363?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/4599367448349933363/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=4599367448349933363' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/4599367448349933363'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/4599367448349933363'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/11/sauter-comme-un-lapin.html' title='Sauter comme un lapin'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-8321971014100250841</id><published>2010-11-01T12:55:00.003-04:00</published><updated>2010-11-01T12:57:15.859-04:00</updated><title type='text'>1983</title><content type='html'>1983, c'est l'année où j'ai eu l'âge de raison selon ce qu'en disaient les grands chercheurs a psychologie infantile. Peu importe ce qu'ils en pensaient, moi ce qui m'importait, c'était le mariage que j'allais célébrer entre Ken et Barbie. C'était d'être capable de sauter à deux cordes à danser en même temps. C'était de réussir à épeler tous les mots de ma clé de mots sans trop faire de fautes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du haut de mes sept ans bien comptés, je connaissais par coeur toutes les chansons de Nathalie Simard, je lisais des Martine en rafale et je rêvais du jour où enfin je pourrais avoir mon K-Way à moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1983, c'est aussi l'année où j'ai appris à faire des fleurs avec des Kleenex. C'est l'année où j'ai un dentier incomplet sur ma photo de classe. C'est cette année-là où j'ai goûté à un kiwi pour la première fois de ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie était simple et facile. Même si j'avais voulu, il n'y avait rien avec lequel je pouvais me casser le bicycle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais hier, j'ai eu un choc en lisant le dernier Châtelaine spécial 50 ans. Derrière la porte de ma maison, tout n'était pas si rose. 1983, c'est l'année où un conjoint peut être inculpé d'agression sexuelle contre sa conjointe. Ce qui veut dire qu'avant l'entrée en vigueur de cette loi, un mari pouvait violer sans problème son épouse sans être puni par la justice! Trois ans plus tard, le Québec met en place une politique d'intervention en matière de violence conjuguale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça m'a rappelé une histoire que m'avait raconté la mère d'une amie. En 1974, elle se sépare du père de sa fille qui lève la main un peu trop souvent sur elles. Pour obtenir la garde légale de son bébé, cette mère a dû être suivie pendant un an de temps par une travailleuse sociale qui devait établir si elle avait les capacités requises pour voir au bien-être de sa progéniture. Ensuite, elle a dû l'adopter en bonne et due forme! Sa propre fille!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'importe quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce ne sont pas des histoires qui remontent à quatre siècles. Non. C'était hier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'écris ces mots et mes trois filles sont ensemble au salon. Filou berce Sam. Max gosse sur l'ordi. Il y a Aurélie Laflamme dans le DVD. Pis, il y a de l'insouciance plein le salon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme moi en 1983. Quand je pensais que le pire drame qui pouvait survenir dans la vie d'une femme, c'était de ne pas trouver de robe de mariée parfaite. Pas que c'était parfaitement légal pour un mari de violer son épouse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regarde mes poulettes et je suis heureuse de leur avoir donné la vie en ce siècle où tout sera possible pour elles. Où elles n'auront pas à se battre pour choisir un autre métier que celui de garde-malade ou de maîtresse d'école (dans les années 60, trois travailleuses sur cinq étaient enseignantes ou infirmières). Qu'elles pourront vivre sans crainte d'être jetées en prison si elles avortent (l'avortement est décriminalisé en 1988). Qu'elles pourront donner naissance où et avec qui elles voudront (la pratique sage-femme est officiellement reconnue par l'état en 1999 et il est permis d'accoucher à domicile depuis 2006). Où elles pourront bosser avec succès à l'extérieur du domicile familial (en 1973, sept femmes sur dix restaient à la maison). Où elles pourront aller jogger sans craindre de se faire violer au coin de la rue (à la fin des années 70, une femme sur trois admise aux urgences des hôpitaux avait été battue ou violée).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, il reste encore du pain sur la planche. Tout n'est pas terminé. Trop nombreux sont les enfants qui grandissent dans un environnement pauvre, au sein d'une famille monoparentale (trois enfants sur dix). Il manque d'oestrogène au sein de la magistrature (16% des juges sont des femmes). La Loi sur l'équité salariale connaît des ratés. Il faut améliorer grandement la conciliation travail-famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je regarde ma tribu toute rose et je me dis qu'elles ont bien le droit d'être insouciantes. Parce que le monde change en 25 ans. Et quand je serai grand-mère, j'ai espoir que l'égalité, la vraie, sera parmi nous.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-8321971014100250841?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/8321971014100250841/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=8321971014100250841' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/8321971014100250841'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/8321971014100250841'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/11/1983.html' title='1983'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-4381639701521850790</id><published>2010-11-01T12:54:00.002-04:00</published><updated>2010-11-01T12:55:33.109-04:00</updated><title type='text'>Trois enfants, trois façons de faire</title><content type='html'>À Maxim, ma grande de 12 ans, je stérilisais tout tout tout cinq à six fois par jour. La suce tombait par terre? Hop! Un petit tour dans le chaudron d'eau bouillante pour 20 minutes bien chronométrées sur ma montre Timex.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lavais ses vêtements à l'eau chaude. Je désinfectais sa chambre à l'eau de Javel tous les jours. Je mettais des gants de latex pour changer ses couches. Et dès que j'avais le moindre de doute que peut-être que j'avais été en contact avec quelqu'un qui avait peut-être un tout petit début de rhume de rien du tout, je me foutais un masque sur le nez. Tout était tellement exempt de bactérie chez moi que je me retenais à deux mains pour ne pas plonger mes visiteurs dans le stérilisateur (c'était bien avant l'époque du gel aseptisant).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais une peur bleue que mon bébé choppe une rougeole, une rubéole, une encéphalite aigüe ou même une myocardie. J'avais fait du combat contre les bibittes potentiellement porteuses de maladies mortelles une priorité. Si Maxim était née à l'ère de la H1N1, je n'aurais pas survécu ou bien j'aurais passé l'hiver complet cloîtrée dans le fond de mon sous-sol à prier tous les saints et à faire la danse du "Dehors la maladie".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Filou, trois ans plus tard, mes ardeurs de terroriste de la bactérie s'étaient calmées un brin. Je ne la voyais plus partout et j'acceptais de sortir avec ma nouvelle progéniture sans m'imaginer que toutes les maladies du monde n'avaient qu'une seule envie: attaquer mon bébé. J'étais rendue tellement game que je ne piquais plus de crise d'hystérie quand les madames au Carrefour se jetaient sur mon carosse en s'extasiant d'admiration devant le plus beau bébé du monde qu'était le mien. Donc, quand la suce tombait par terre, je la passais tout simplement sous l'eau chaude du robinet et à chaque semaine, je me permettais de stériliser le tout dans l'eau bouillante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là? Avec ma dernière... Euh... Est-ce qu'un tour dans le lave-vaisselle, ça fonctionne pour la stérilisation? Est-ce que c'est correct si je mets la suce dans ma bouche pour la nettoyer lorsqu'elle tombe sur le sol? Il me semble que ce n'est pas si grave si elle rampe par terre et que le plancher n'a pas été lavé depuis la semaine passée, hein? Croyez-vous que je suis une mauvaise mère si je fais mes brassées de pyj et de cache-couches à l'eau froide? Pis le Weendex pour l'époussetage, c'est bon, non?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Max, dès qu'elle faisait un pet, je courrais l'inscrire dans son livre de bébé. Tout y était noté bien religieusement. Je peux vous dire, par exemple, que son nombril est tombé à dix jours, le 7 juillet 1998, à 14 h, tout juste à la sortie du bain dans lequel je l'avais lavée avec du savon Aveeno et que je l'avais essuyée avec une serviette verte à capuchon qui avait le design d'une grenouille. Par la suite, j'ai pris son petit nombril et je l'ai inséré dans un petit sac de plastique et j'ai bien collé le tout à la page 8 de son livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Filou, j'ai été pas mal moins assidue. J'y ai inscris les moments clés: première tétée, première nuit complète, premier mot, premiers pas. Me suis pas rendue au premier anniversaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hum... Le livre de Samuelle (vous avais-je dit le prénom de ma troisième?) est toujours dans sa bibliothèque. J'ai bien l'intention d'y inscrire des trucs, mais j'oublie toujours de le faire. En attendant, je note tout mentalement. «Chéri, c'est quand donc que Sam a souri pour la première fois?»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis maman trois fois. Mais être mère, ce n'est pas une simple recette de crêpes que l'on répète invariablement de dimanche en dimanche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les choses changent. On apprend. On constate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se rend compte que même si on stérilise huit fois par jour la suce de notre poupon, il peut quand même attraper une brochiolite. Que c'est beaucoup plus important de jouer avec nos loulous que de passer ce précieux temps à astiquer le bois franc de peur qu'ils avalent une poussière. Pis j'aime bien mieux passer mes après-midis avec mon bébé à la bercer tout en lui lisant une histoire plutôt que de perdre ces précieuses heures à inscrire des dates dans un livre que, de toute façon, jamais on ne consultera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les temps changent. Pour le mieux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-4381639701521850790?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/4381639701521850790/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=4381639701521850790' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/4381639701521850790'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/4381639701521850790'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/11/trois-enfants-trois-facons-de-faire.html' title='Trois enfants, trois façons de faire'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-3778404252026324350</id><published>2010-11-01T12:52:00.001-04:00</published><updated>2010-11-01T12:54:02.512-04:00</updated><title type='text'>Battements de cils</title><content type='html'>Ça aurait pu être «Claquement de doigt». Ou «Vitesse de l'éclair». Ou encore «Trop vite». J'ai penché aussi pour «Vitesse grand V» comme titre de cette chronique. Finalement, je crois que «Battement de cils» résume bien ce qu'il m'arrive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que, depuis quatre mois pile poil, ma vie va beaucoup, mais beaucoup trop rapidement. Je me sens continuellement à bord d'un wagon du Cobra à La Ronde. J'ai à peine le temps d'ouvrir l'oeil que déjà ma journée est passée. Que je dois enfiler mon pyj à nouveau en me croisant les doigts pour que ma #3 me laisse dormir plus de trois heures en ligne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pis je sais que c'est demain la veille que je reprendrai le boulot à temps plein. Que je devrai laisser ma petite à la gardo. Que je réembarquerai dans cette roue infernale, cette course olympique entre le travail et la vie familiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors «de kessé qu'elle fait là, elle?» «Pourquoi reprendre le clavier si rapidement?», direz-vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas que je m'emmerde. Loin de là. Parce qu'il n'y a pas à dire, mais j'ai en masse de quoi occuper mes journées. Même le PM, en pleine Commission Bastarache-crise des gaz de schiste, en a moins que moi dans ses bottes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voulez une liste?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Prendre de longues marches sous le soleil automnal avec ma nouvelle héritière dans le porte-bébé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Lui donner des centaines de bisous dès que l'occasion se pointe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- L'admirer sous toutes ses coutures et tenter de mémoriser chaque partie de sa petite personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La bercer longtemps longtemps seulement pour le plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La regarder dormir paisiblement avec ses petits poings en l'air.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Lui murmurer à l'oreille 200 000 fois par jour que je l'aime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Lui faire découvrir le monde : «Regarde ma poulette, c'est une marguerite.» «Touche le doudou comme il est doux.» «Est-ce que tu sens l'odeur de la croustade aux pommes de maman?»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vivre avec le coeur qui craque chaque fois qu'elle me sourit. Chaque fois qu'elle émet un son. Chaque fois qu'elle me regarde tout simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Lui chanter tous plein de chansons. «C'est la poulette grise qui a pondu dans l'église...»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Analyser si elle aura les beaux yeux bleus de son père ou les yeux bruns laids de sa mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- M'émerveiller chaque fois qu'elle réussit un nouveau truc qui peut être aussi banal que d'être capable d'agripper un jouet de son tapis d'éveil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Sauter sur le téléphone pour aviser l'amoureux du nouveau truc que la petite fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Prendre trop de photos de ma poulette qui fait un nouveau truc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mettre le tout sur Facebook, question que je puisse me péter les bretelles d'être la mère d'un futur prix Nobel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que ce n'est pas vrai que la vie de congé de maternité tourne uniquement autour de couches à changer et à laver, de tétées qui reviennent trop souvent, de pleurs sans solution qui ne finissent jamais, de nuits qui n'en sont pas vraiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas vrai que je passe mes journées habillée en mou. Que je mange froid sur le coin du comptoir parce que je n'ai jamais le temps de mettre un couvert sur la table. Que je compte les minutes avant le retour de l'amoureux afin que je puisse passer sous la douche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime ma vie de maman en congé de maternité. Vraiment. Et tout va tellement vite que j'en profite à la puissance 1000. Non 10 000.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors pas question de reprendre le chemin du bureau. De confier mon poussin à des plumes inconnues. Pas encore. Mais mon clavier me manque quand même un tout petit peu. Rien qu'un tout petit peu. Alors avant mon retour officiel au journal, en juin prochain, je continuerai ce rendez-vous hebdomadaire que j'entretiens avec vous depuis six ans déjà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ça sera tout. Simplement 650 mots chaque semaine. Parce que j'ai trop à faire. Trop de sourires à enregistrer dans ma tête. Trop de câlins à faire. Trop d'amour à donner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et que le tout passera à la vitesse d'un battement de cil.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-3778404252026324350?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/3778404252026324350/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=3778404252026324350' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/3778404252026324350'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/3778404252026324350'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/11/battements-de-cils.html' title='Battements de cils'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-9201761540185960072</id><published>2010-07-17T20:57:00.001-04:00</published><updated>2010-07-17T20:57:57.703-04:00</updated><title type='text'>Le meilleur ami de la mère qui allaite</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;&lt;FONT color=#000000&gt;Je pense que mon embryon n'était même pas encore implanté dans mon utérus que déjà mon père m'annonçait qu'il voulait m'offrir une belle chaise berçante Dutaillier pour célébrer la venue de ce nouvel héritier.&lt;BR&gt;"Tu pourras choisir le tissus et tout. Ce sont vraiment les meilleures chaises berçantes au monde... bla bla bla..."&lt;BR&gt;Et moi, en dingue, j'ai refusé.&lt;BR&gt;"Non merci papa. J'apprécie beaucoup ton offre, mais ce qui me ferait plaisir c'est... un Lay-Z-boy!"&lt;BR&gt;Quand mes deux premières sont nées, j'avais un Lay-Z-Boy dans le salon et j'adorais allaiter mes poulettes dedans. Alors pour moi, c'était dans l'ordre des choses de refaire l'expérience.&lt;BR&gt;Et que je ne regrette pas!&lt;BR&gt;On a monté le Lay-Z-Boy dans ma chambre, parce que c'est climatisé, et c'est le bonheur!&lt;BR&gt;Surtout la nuit. Quand la puce se réveille, je m'installe au fauteuil, je lève les pattes et je branche la Shop Vac sur mon sein, et... je me rendors. Facile. Simple. Le rêve!&lt;BR&gt;Parfois j'y dors 20 minutes, le temps de la tétée. D'autres fois, c'est plusieurs heures. Mais au moins, je dors. Et les débuts de ma poulette dans cette vie ne rendent pas sa mère complètement dingue par le manque de sommeil...&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV&gt;Merci papa!&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-9201761540185960072?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/9201761540185960072/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=9201761540185960072' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/9201761540185960072'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/9201761540185960072'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/07/le-meilleur-ami-de-la-mere-qui-allaite.html' title='Le meilleur ami de la mère qui allaite'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-672107123669230018</id><published>2010-06-03T11:19:00.003-04:00</published><updated>2010-06-03T11:19:58.114-04:00</updated><title type='text'>Le plate attire le fun</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;&lt;FONT face="Book Antiqua"&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Je casse toujours  les oreilles à mes héritières avec la même histoire quand elles ont de la  peine.&lt;/FONT&gt; &lt;DIV class=entry&gt; &lt;P&gt;"Je sais que tu trouves ça plate que je ne veuille pas que tu écoutes la télé  jusqu'à 2 h du matin, mais crois-moi que demain, quand tu vas faire ton examen  de maths, tu vas apprécier grandement que ta vieille mère t'envoie au lit plus  tôt que tu ne le voudrais.""Oui, oui, c'est vrai que ce n'est pas drôle de  devoir vider la litière de ton lapin. C'est vrai que c'est dégueu. Mais ce soir,  quand tu te coucheras, tu apprécieras que ça sente bon dans ta chambre." Bref, à  chaque truc moche qui se pointe dans leur vie, je leur explique qu'il y aura  toujours, toujours quelque chose de positif qui se pointera tôt ou tard pour  compenser.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;C'est arrivé encore dernièrement. Filou n'a pas été invitée à la fête  d'anniversaire de la copine de sa soeur Maxim. C'est qu'elle promettait cette  petite boum : souper au resto et trempette dans le lac Brompton au clair de  lune. Ensuite, dodo chez la copine et déjeuner aux gaufres ensevelies sous une  tonne de fruits, de sirop d'érable et de crème anglaise. Même moi, j'étais un  peu fru de ne pas avoir été invitée à cette fiesta.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Mais bon. Toujours est-il que ma Filou pleurait parce qu'elle n'avait pas  reçu de carte d'invitation à son nom. Elle était inconsolable. Pis ce n'était  pas mes paroles de maman fatigante avec sa psy bonbon à cinq cennes qui allait  lui ramener un sourire dans la face.&lt;/P&gt; &lt;P align=center&gt;&lt;/P&gt; &lt;P&gt;C'est deux jours plus tard que ses Chiclets sont réapparues sur son dentier.  "Filou, tu sais quand maman te dit qu'il y a toujours quelque chose de l'fun qui  arrive après quelque chose de plate, est-ce que tu me crois?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Elle me regarde avec un regard d'ado dont la mère lui tape royalement sur les  nerfs et qui n'a qu'une seule envie : que se mère accouche au plus vite de son  point afin qu'elle puisse aller chatter sur MSN avec l'univers entier tout en  vidant le frigo.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Bien aujourd'hui, j'ai eu un téléphone qui devrait te faire oublier que tu  ne sois pas invitée à la fête de Florence."&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Tranquillement, son air s'est radouci. J'imagine qu'elle a eu peur d'assister  à un cours de psychologie alors qu'elle ne désirait qu'aller écouter Hannah  Montana.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Imagine-toi donc que Louis-Philippe (un ami de la famille) a acheté des  billets pour le Canadien et que ses billets sont dans la zone familiale"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;À partir de ce moment précis, des étincelles sont apparues dans ses yeux. Un  sourire s'est dessiné sur ses lèvres. Elle attendait, fébrilement, la fin de ma  phrase.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Et quand tu achètes des billets dans cette zone, c'est obligatoirement un  billet adulte et un billet pour un enfant de moins de 16 ans, ce que  Louis-Philippe ne savait pas Et comme Louis-Philippe n'a pas d'enfant, il a  pensé t'apporter avec lui. Qu'en dis-tu?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Vous imaginez sa réaction? Bien, c'était dix fois pire! Elle hurlait de joie.  Elle, au Canadien? Au match où tout le monde veut aller! Le rêve! Ma benjamine  se pinçait partout pour s'assurer qu'elle ne rêvait pas. Elle m'a fait répéter  au moins 14 fois l'histoire. Elle m'a fait jurer sur la tête de son père que je  ne lui jouais pas de tour. "Mais maman, je ne serai pas capable de dormir ce  soir!"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Effectivement, la poulette a eu bien du mal à trouver le sommeil ce soir-là.  Et encore plus au retour du Centre Bell après la victoire de 5 à 1 du CH aux  dépends des Flyers.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Une soirée inoubliable qui bat bien des soupers à la brasserie et des  saucettes dans un lac.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Et maman, maintenant, je vais toujours te croire quand tu vas me dire des  choses."&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Merci Louis-Philippe. Je t'en dois une.&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-672107123669230018?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/672107123669230018/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=672107123669230018' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/672107123669230018'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/672107123669230018'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/06/le-plate-attire-le-fun.html' title='Le plate attire le fun'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-5305583462940129141</id><published>2010-06-03T11:19:00.001-04:00</published><updated>2010-06-03T11:19:30.428-04:00</updated><title type='text'>Un coccyx qui fait mal pis une confiance oubliée dans l'auto</title><content type='html'>&lt;DIV&gt; &lt;P class=amorce&gt;Je suis assise dans la salle d'attente d'échographie au CHUS. Un  petit souci au niveau du placenta, vu à l'écho morphologique de 20 semaines,  fait en sorte que la gynéco a demandé un écho de croissance pour s'assurer que  la poulette qui nage dans ma piscine grossit bien.&lt;/P&gt; &lt;DIV class=entry&gt; &lt;P&gt;Je suis assise sur une chaise inconfortable. Devant moi, un jeune couple avec  des sourires Crest qui feraient baver d'envie n'importe quel publicitaire. J'ai  l'impression qu'ils vont se débarquer la mâchoire tellement ils affichent un air  heureux. On devine qu'ils viennent à la rencontre de leur premier bébé.Un autre  couple arrive. Pis un autre. Ça n'arrête pas. C'est à croire que tous les  couples du coin attendent le passage de la cigogne. Ça sent les hormones de  femmes enceintes à 100 milles à la ronde. Pis tout le monde sourit. Tout le  monde.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Je suis toujours assise sur cette chaise tellement pas confortable pis je  commence à avoir mal au coccyx. L'horloge devant moi affiche 30 minutes de  retard sur mon rendez-vous. Je soupire d'inconfort. Je vais m'informer à la  réceptionniste qui m'informe que le rendez-vous de 14 h 30 n'est toujours pas  passé. Ma voisine de chaise s'empresse de me dire qu'elle était prévue à... 14  h! Moi mon rendez-vous était à 14 h 45 et il est 15 h... Déprimant.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;J'ai l'air d'être la seule qui trouve le temps long. Qui n'affiche pas un air  d'enfant de quatre ans devant sa piste de course qu'il vient de déballer pour  Noël.&lt;/P&gt; &lt;P align=center&gt;&lt;/P&gt; &lt;P&gt;À vrai dire, je me questionne. Qu'est-ce que je fous ici? Que suis-je sensée  venir chercher?&lt;/P&gt; &lt;P&gt;J'ai l'impression de perdre mon temps.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Parce que je le sais que tout est A-1 derrière mon panneau de jeans. Je sais  que la #3 se développe bien. Je le sais qu'il n'y a pas d'inquiétude à avoir. Je  le sais. Je le sens.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Mon bébé bouge (trop) bien. Ma hauteur utérine est dans les standards. Tout  le reste des examens est numéro 1 (pression, rythme cardiaque, etc.).&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Alors pourquoi? Pourquoi j'angoisse avec cette foutue écho?&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Pourquoi je remets dans les mains d'une gynécologue et d'une technicienne en  radiologie toute ma confiance alors qu'au fin fond de moi, je sais que tout  baigne?&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Pourquoi je m'en fais de la sorte? Pourquoi j'imagine qu'un scénario  d'horreur se dessinera obligatoirement sous mes yeux dès que la technicienne  apposera son machin sur ma bedaine beurrée de gel conducteur? Pourquoi je pense  déjà à ce que je ferais de mes deux autres filles advenant le cas que l'on doive  m'accoucher sur le champ parce que ma #3 afficherait un possible retard de  croissance? Pourquoi je m'imagine déjà en train de bercer mon bébé qui sera  branché de partout en néonat?&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Ridicule.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Complètement stupide.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Certains diront que c'est plaisant de voir des images de son héritier nageant  dans sa piscine. Ça rend les choses plus concrètes diront d'autres.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Pas besoin de concret avec les coups qu'elle me donne aux hanches au milieu  de la nuit. Pas besoin de concret avec le hoquet qu'elle a sans cesse.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Pas besoin de concret, les chiffres de la balance qui ne cessent de monter  (visent-ils un record olympique?).&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Je sais que j'ai un locataire dans le bide. Pas besoin de la tête à Papineau  pour rendre ça concret!&lt;/P&gt; &lt;P&gt;D'autres diront qu'il vaut mieux prévenir que guérir. À ceux-là, je leur dis  : "Peut-être. Mais toutes ces interventions médicales font en sorte d'énerver  pour rien trop de futurs parents. Ça les incite à mettre leur pouvoir de  parents, leur confiance en eux de côté au profit de machines qui se branchent  dans le mur. Désolant."&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Voulez-vous la meilleure? La poulette pèse entre cinq et cinq livres et demi,  ce qui en ferait un bébé de plus de huit livres à la naissance. Possible retard  de croissance, disions-nous ?&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Je le savais que tout était parfait. La prochaine fois, je me ferai confiance  et j'épargnerai à mon coccyx ces chaises tellement pas  confortables.&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-5305583462940129141?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/5305583462940129141/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=5305583462940129141' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5305583462940129141'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5305583462940129141'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/06/un-coccyx-qui-fait-mal-pis-une.html' title='Un coccyx qui fait mal pis une confiance oubliée dans l&apos;auto'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-8342873540499300644</id><published>2010-06-03T11:18:00.001-04:00</published><updated>2010-06-03T11:18:19.498-04:00</updated><title type='text'>Entre joie et anxiété</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;Elle est ambivalente la Geneviève. Ouep. À quatre semaines de quitter le  boulot pour son congé de maternité, la Geneviève ne sais pas trop de quel côté  pencher. De quel pied danser. À quel saint se vouer. &lt;DIV class=entry&gt; &lt;P&gt;Est-elle contente?Ou est-elle anxieuse de quitter?&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Je viens tout juste de remettre au patron les détails de mon congé. Et  j'avoue que ça a fait drôle.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Étrange parce qu'il me semble que c'était hier que j'annonçais au patron  qu'un #3 me poussait dans le ventre. Le temps fi le défi nitivement trop  vite.&lt;/P&gt; &lt;P align=center&gt;&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Étrange parce que j'étais complètement persuadée, à la minute même où Filou a  lâché son premier cri, que plus jamais je ne porterais des jeans à panneaux.  Alors loin de moi était l'idée de me retrouver en congé de maternité un de ces  quatre.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Étrange de penser que c'est quelqu'un d'autre qui, dans les prochaines  semaines, sera assis sur ma chaise. Qui écrira ici. Qui prendra ma place.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Dans une société où le boulot de maman n'est pas tellement valorisé et où la  carrière l'est au cube, diffi cile de partir l'esprit tranquille. De partir  aussi longtemps sans se questionner le moindrement. Oui, j'ai hâte de me  reposer. De cuisiner des plats congelés pour l'après. De laver des cache-couches  roses nanane. De passer des heures à fl atter ma bédaine et regarder pousser les  nouvelles vergetures qui feront leur apparition. De lire des magazines de fi  lles sans remords. De laver mon plancher à quatre pattes. De prendre de longs  bains pour réduire les Braxton Hicks. À attendre que LE moment soit enfi n  venu.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Mais j'ai peur. J'ai peur. J'ai peur.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Peur de ne pas aimer ma nouvelle vie. De m'emmerder à faire des ga ga ga à  longueur de journée. De tourner en rond dans mon salon devant une pile de  couches à laver. Je ne connais pas ça, moi, des congés de maternité  interminables. Aux deux premières, je tentais de décrocher un diplôme.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Pis j'ai peur de perdre ma place au boulot. On a beau être en 2010. Avoir une  loi protégeant les femmes enceintes. Savoir que les mentalités ont évolué depuis  les 30 dernières années. Mais j'ai peur pareil.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Tout à coup que la personne qui me remplace soit meilleure que moi?&lt;/P&gt; &lt;P&gt;C'est poche, hein, comme réfl exion? Le boulot prend tellement de place dans  nos vies que ça en devient diffi cile de tout quitter pour le plus important:  nos enfants. Même si on sait que c'est là la clef du bonheur et non pas sur un  talon de paye...&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Peur que vous, lecteurs, m'oubliiez. Certains jours, je me fais des plans,  des scénarios qui n'ont ni queue ni tête. "Chéri, que dirais-tu de prendre tout  le congé parental à ma place? " "Bonjour, madame! Est-ce que votre garderie  accepte les poupons de 18 semaines?" "Bébé #3, à trois mois, tu es maintenant  assez grand pour t'occuper toute seule toute la journée pendant que maman va  faire des entrevues téléphoniques et écrire des textes de la maison?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Et combien on gage que lorsque mon congé sera terminé, je vais vouloir tuer  pour rester à la maison avec mon #3? Qu'est-ce qu'on est mal faites pareil, nous  les bonnes femmes. Elle n'est pas ambivalente la Geneviève. Elle est  pathétique...&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-8342873540499300644?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/8342873540499300644/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=8342873540499300644' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/8342873540499300644'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/8342873540499300644'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/06/entre-joie-et-anxiete.html' title='Entre joie et anxiété'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-4135688365638446038</id><published>2010-06-03T11:17:00.001-04:00</published><updated>2010-06-03T11:17:51.433-04:00</updated><title type='text'>Le magasin de mamans</title><content type='html'>&lt;DIV&gt; &lt;P class=amorce&gt;"Filou, admettons que tu irais dans un magasin de mamans. Et  dans ce très, très grand magasin, qui est plus grand que le Maxi et le Wal- Mart  ensemble, il y a toutes les mamans du monde. Il y a la maman de Mayra, la maman  de Camille, la maman de Florence et aussi celle de Roxanne. Il y a des mamans  qui veulent que leurs enfants se couchent très tard. D'autres qui sont d'accord  pour que leurs petites filles mangent du chocolat avant le souper.&lt;/P&gt; &lt;DIV class=entry&gt; &lt;P&gt;Puis il y a aussi des mamans qui croient que les devoirs ce n'est pas  important. Il y également de très très belles mamans qui sont tellement  gentilles et patientes. Qui acceptent sans rouspéter d'aller border leurs  poulettes avant le dodo. Qui font des soupers délicieux sans légumes verts et  viande-trop-dure-à-mâcher. Qui disent toujours oui pour aller jouer au parc. Qui  n'obligent pas leurs enfants à mettre la table ou à vider le  lave-vaisselle.Dis-moi, Filou, laquelle choisirais-tu?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Chaque fois, c'est le même manège. Elle prend un air sérieux et elle  réfléchit longuement à la question. "Mais est-ce qu'il y a une mère qui ferait  du spaghetti à tous les jours? Qui ne m'obligerait pas à prendre mon bain chaque  soir? Qui voudrait m'acheter tous les Pets Shop que je veux?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Je la comprends de questionner. C'est bien même qu'elle ait tous les atouts  en main avant de prendre une décision. Elle continue sa réflexion.&lt;/P&gt; &lt;P align=center&gt;&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Oui, oui, il y a tout ça!"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Maman, est-ce que j'ai assez d'argent pour en acheter deux mamans?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Non ma poulette, tu ne peux en choisir qu'une seule." J'attends, fébrile, sa  réponse. Une réponse qui ne vient pas très vite.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Dans le magasin de mamans, est-ce qu'il y a la maman de Mathys?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Oui Félixe, TOUTES les mamans du monde y sont. Laquelle choisis-tu?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Et là, elle me regarde, avec ses petits yeux remplis de taquineries, et me  dit: "Bien voyons, c'est toi que je choisirais!" avant de s'élancer dans mes  bras pour me faire le câlin du siècle.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Est-ce que tu es certaine? Parce que dans ce magasin, il semble y avoir des  super mamans, non?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Elle part à rire. "Voyons maman! Tu es la seule que je veux! Les autres,  pffff!"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Quand j'ai besoin d'un boost d'égo maternel, je joue à ce jeu avec Filou.  C'est très manipulateur de ma part, mais ç'a l'avantage de nous faire rire et de  me faire croire que je suis la meilleure mère au monde pour ma fille.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Je sais bien qu'à son âge, elle n'a pas encore le recul nécessaire pour  déterminer si je remplis bien mon boulot de maman, mais bon, je prends le  compliment pendant qu'il passe. J'ose espérer, qu'un jour, elle sera  véritablement fière de sa mère et pas seulement parce qu'elle fait une super  sauce à spagh.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Maman, mettons que tu allais dans un magasin de petites filles. Tu sais, un  magasin gros comme tout le Carrefour de l'Estrie et que toutes les petites  filles de huit ans y seraient. Laquelle tu choisirais pour apporter à la  maison?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Je ne prends même pas la peine de réfléchir. "C'est sûr que c'est toi que je  mettrais dans le panier Filou!"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Es-tu certaine maman?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Sans aucun doute!"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"C'est parce la petite fille que tu as choisi ne met pas la table et ne vide  pas sa boîte à lunch quand elle revient de l'école. J'espère que ça ne te  dérange pas trop"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Ouais Je pense que je viens de me faire avoir à mon propre jeu! Bonne fête  des mères à toutes!&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-4135688365638446038?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/4135688365638446038/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=4135688365638446038' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/4135688365638446038'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/4135688365638446038'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/06/le-magasin-de-mamans.html' title='Le magasin de mamans'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-3884905619882809309</id><published>2010-06-03T11:16:00.002-04:00</published><updated>2010-06-03T11:17:02.279-04:00</updated><title type='text'>Ma grossesse va vraiment bien sauf que...</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;&lt;FONT face="Book Antiqua"&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Chaque jour, je  réponds au moins 44 fois à cette question : "Et puis, ta grossesse, ça  va?"&lt;/FONT&gt; &lt;DIV class=entry&gt; &lt;P&gt;Et chaque fois, j'ai la même réponse à fournir : "Oui, vraiment. Tout va  comme sur des roulettes."C'est vrai pareil. Je n'ai pas de complications. Pas de  diabète de grossesse. Pas de décollement placentaire. Pas de menace de travail  prématuré. Pas de pré-éclampsie. Une bonne hémoglobine. Une belle pression. Pas  de vomissements en début de grossesse. Un bébé en santé. Pas de siège à  l'horizon. Et pourtant...&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Ça va bien, mais pendant les trois premiers mois, j'ai négligé ma famille  tant j'étais fatiguée. Souvent, j'arrivais du boulot et je foutais un plat  surgelé dans le four et j'allais au lit jusqu'au lendemain matin. Qu'ils  s'arrangent avec leurs troubles que je lançais intérieurement à l'amoureux et  aux poulettes. Les midis, je m'éclipsais à l'infirmerie du boulot pour piquer un  petit somme. Une zombie. Une vraie loque humaine.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Tout va bien, mais j'ai perdu 15 livres tellement j'ai eu mal au coeur en  début de grossesse. Rien ne réussissait à passer dans mon gorgoton. Les  pantalons devenus trop grands ont dû être remplacés par d'autres qui sont  devenus trop petits dans le temps de le dire.&lt;/P&gt; &lt;P align=center&gt;&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Ça va bien, mais j'ai eu de terribles maux de tête vers 15-16 semaines de  gestation. Tellement que j'ai dû consulter. Les 1000 mg de Tylenol aux quatre  heures que je prenais ne faisaient absolument rien. La doc a conclu à un  déplacement d'une vertèbre cervicale. La raison? Incapable de dormir sur le  ventre, je devais m'habituer à dormir autrement, ce qui a occasionné cette  douleur. Huit traitements d'orthothérapie et de massothérapie plus tard, je peux  laisser la codéine tranquille dans la pharmacie.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Ça va bien, mais depuis que mon test de grossesse a affiché un +, je ne cesse  d'avoir des vaginites. C'est connu, les vaginites adoooooorent les madames  enceintes et moi, je ne suis pas l'exception qui confirme la règle. Combien de  tablettes de pharmacie ai-je vidées avant d'en voir le bout? Vous n'avez pas  idée. C'est finalement les 140 $ dépensés en produits naturels (de l'huile de  bourrache, du HRC-P et des probiotiques pour celles qui sont dans le même  pétrin) qui ont mis fin au calvaire qui se déroulait dans mes bobettes depuis  trop longtemps.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Ça va bien, mais depuis quelques semaines, je dois dormir avec des attelles  aux mains tellement mes tunnels carpiens me font de la misère. Un matin, je me  suis levée avec la main droite tellement enflée et engourdie que j'étais  incapable de la fermer. Pas très pratique pour une journaliste qui passe sa  journée à écrire. Ça va super bien, mais j'avoue que me faire réveiller à 4 h du  matin par un estomac qui crie famine, ça dérange. Surtout après le troisième ou  le quatrième pipi-stop de la nuit.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Ça va super bien, mais la fille qui courait 40 km par semaine jusqu'à avant  Noël est déprimée seulement à l'idée de monter à l'étage dans sa maison. Je suis  certaine que l'Everest représente moins de boulot à gravir pour les marcheurs  que ces 14 marches pour moi. Quand j'arrive en haut, je suis essoufflée comme si  j'avais sprinté sur une distance de quatre kilomètres.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Ça va bien, mais mon poids m'angoisse. Ma dernière, avec ses 10,8 livres et  les impacts qu'elle a laissés sur mon body, m'a traumatisée. Alors j'ai peur.  J'ai peur du chocolat qui me crie après tout le temps pour que je le mange. Je  suis effrayée par l'appel de la crème glacée qui me poursuit partout. J'ai peur  des chiffres qu'affiche la balance. J'en fais une véritable obsession.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Ça va super bien, mais dès que je bouge un tant soit peu, je contracte. Je  m'assois dans l'auto, je contracte. Je me lève de l'auto, je contracte. Je  regarde la télé, je contracte. Je mange, je contracte. Je regarde dehors, je  contracte. Je contracte tout le temps. Tout le temps. Tout le temps. C'est pas  le fun, je vous le dis.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Ça va super bien, mais mes ligaments situés sur le devant de mon  globe-terrestre me donnent de la misère. Ils ont de la difficulté à s'étirer et  m'empêchent de marcher longtemps, de me tourner dans le lit, de vider le  lave-vaisselle, d'étendre sur la corde à linge sans crier au meurtre.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Mais à part ça, ma grossesse va vraiment, mais vraiment  bien!&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-3884905619882809309?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/3884905619882809309/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=3884905619882809309' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/3884905619882809309'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/3884905619882809309'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/06/ma-grossesse-va-vraiment-bien-sauf-que.html' title='Ma grossesse va vraiment bien sauf que...'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-5390332266645565668</id><published>2010-06-03T11:16:00.001-04:00</published><updated>2010-06-03T11:16:22.850-04:00</updated><title type='text'>Éloi, Rose-Alice et les caprices</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;&lt;FONT face="Book Antiqua"&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Il y avait du monde  à la messe dimanche. La maison était pleine à craquer. Mais même s'il y avait  plein d'amis et de membres de ma famille chez moi, c'est surtout pour Éloi et  Rose-Alice que la plupart des paires d'yeux présents ont craqués.&lt;/FONT&gt; &lt;DIV class=entry&gt; &lt;P&gt;Éloi, c'est mon filleul de onze mois. Rose-Alice, c'est la poupoune de 13  mois de mon amie Élise.Difficile de rivaliser avec eux pour attirer l'attention,  même avec mon énorme globe-terrestre que je cache sous mon t-shirt.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Avec leurs yeux enjôleurs, leurs sourires craquants, leurs minois qui  feraient fondre n'importe quelle banquise du Groenland, le duo Éloi-Rose-Alice  n'est pas passé inaperçu lors de son séjour dans mon salon.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Et ce n'est pas pour les crises de larmes ou parce qu'ils ont tout détruit  sur leur passage que nous avions continuellement nos barniques pointées vers  eux.&lt;/P&gt; &lt;P align=center&gt;&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Pentoute. C'était tout le contraire!&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Même Amélie n'en revenait pas. "Mais ils sont donc ben gentils. Ils sourient  tout le temps!"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;C'est vrai qu'ils sont adorables ces poussins. Jamais je ne les ai entendus  pleurer. Jamais. Jamais. Depuis leur naissance qu'ils sont heureux ces  mômes.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Ç'a toujours un sourire de scotchtapé dans la face ces bébés-là, ce n'est pas  mêlant. Toujours prêts à nous montrer leur dentier de deux quenottes et à tendre  les bras à tous ceux qui ont envie d'un câlin.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Bref, ils sont irrésistibles. Si on pouvait en acheter des pareils au  magasin, ce serait deux modèles qui feraient fureur.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Et Amélie qui disait sans cesse qu'ils étaient adorables. C'est que les  référents de la copine en matière de bébés se résument en poupons qui hurlent à  la moindre contrariété. Qui refusent de dormir la nuit. Qui passent leur temps  sous les jupes de leur mère.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Je lui ai donc soumise ma théorie à cinq cennes.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Éloi et Rose-Alice sont deux bons exemples qu'il faut répondre aux besoins  d'un bébé. S'il pleure, c'est qu'il y a un problème à régler. Et leurs parents  ont toujours répondu présent quand leur rejeton leur signifiait que ça n'allait  pas. Comme ces bébés savent que maman ou papa ne sont jamais très loin, ils  débordent d'assurance."&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Ouais... mais les caprices?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Les caprices... Je déteste ce mot. C'est laid et surtout inutile.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Un bébé, ça n'a pas de caprice. C'est trop niaiseux pour en avoir. S'il  pleure, c'est qu'il y a quelque chose qui cloche, qui ne tourne pas rond. Il a  faim. Il a froid. Sa couche est pleine. Il a soif. Il a chaud. Il est  triste."&lt;/P&gt; &lt;P&gt;D'autres se sont mêlés à la conversation quand j'ai dit qu'un bébé qui  pleurait pouvait être triste et qu'il avait le droit de vouloir se réfugier dans  les bras de sa mère. Qu'il ne fallait pas capoter et que c'était un bon départ  vers les caprices.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Là, j'ai bondi. Qui a décidé qu'un jour un poupon qui est triste n'a pas le  droit d'être consolé? Que ce besoin était moins important que celui d'être  alimenté? Ce n'est pas un peu ridicule comme analyse? OK bébé, maman est là pour  te nourrir, mais pour le reste, arrange-toi avec tes troubles. Avec tes trois  mois de vie, tu es supposé être capable de te débrouiller seul? Hein?&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Notre génération est en pleine confrontation avec celle de nos parents qui  nous laissaient pleurer entre les boires parce que c'était aux quatre heures  qu'il fallait donner un biberon. Mon père se fout encore de ma gueule parce que  j'ai allaité Filou pendant près d'un an, un temps qu'il jugeait olympique. On  m'a jugée souvent parce que j'ai dormi avec mes enfants quand ils étaient  minuscules. On m'a souvent dit que j'allais donner des mauvais plis à mes filles  parce qu'elles étaient souvent dans mes bras.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Est-ce que mes enfants sont capricieux aujourd'hui? Pentoute. Au contraire!  Elles foncent dans la vie avec assurance et confiance. Pas de crise si elles  doivent dormir ailleurs. Pas de craintes lorsqu'elles se retrouvent dans une  nouvelle situation.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Et Éloi et Rose-Alice sont deux autres preuves de ma théorie psycho-bonbon.  Que je ne t'entende plus dire ce mot-là, Amélie. Les caprices, à la  poubelle!&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-5390332266645565668?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/5390332266645565668/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=5390332266645565668' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5390332266645565668'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5390332266645565668'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/06/eloi-rose-alice-et-les-caprices.html' title='Éloi, Rose-Alice et les caprices'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-1301762466712227551</id><published>2010-06-03T11:15:00.001-04:00</published><updated>2010-06-03T11:15:40.596-04:00</updated><title type='text'>L'homme de ma vie?</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;L'homme de ma vie? &lt;DIV class=entry&gt; &lt;P&gt;En êtes-vous certain? Sûr sûr sûr là?Êtes-vous convaincu hors de tous doutes  que le monsieur ou la madame qui dort à vos côtés sera encore là dans un an,  dans cinq ans, dans cinquante ans?&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Est-il l'homme de votre vie? Ou bien celle que vous avez attendue toute votre  vie?&lt;/P&gt; &lt;P&gt;C'est à ses côtés que vous voulez laver vos dentiers? Manger du mou? Ou  magasiner vos culottes d'incontinence?&lt;/P&gt; &lt;P align=center&gt;&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Vous l'espérez fortement peut-être, mais comment en être certain si personne  ne sait de quoi demain sera fait? Nous changeons tous. Nos intérêts changent.  Nos aspirations changent. Et pas tous au même rythme. Normal que l'on se perde  un moment donné.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Déprimant constat, non?&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Malgré tout, je reste persuadée que des gens sont faits pour aller ensemble  toute leur vie. Que quoiqu'il arrive, ils trouveront en eux la force nécessaire  pour passer au travers les ouragans. Marie-Christine et Édouard sont de  ceux-là.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Quand je les ai vus se dire "oui", je savais que jamais ma collègue ne  m'annoncerait qu'elle magasine un avocat spécialisé en divorce.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Pourquoi? Je ne sais pas. Feeling.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Dans une autre vie, je croquais sur pellicule des mariages. J'ai immortalisé  une trentaine de "oui je le veux" en tout. Chaque fois, je me faisais un pari  intérieur. Vont-ils passer au travers la barrière du temps?&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Me suis trompée souvent. Certains n'ont même pas célébrer leur premier  anniversaire. Pourquoi? Bonne question. Si on leur demandait, sûrement qu'eux  non plus ne le savent pas.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;C'est la vie.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;La vie qui fait son chemin. Qui laisse sa trace. Qui nous amène ailleurs.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Est-ce un drame? Une tragédie? Je ne crois pas.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Pourtant, on nous effraye souvent avec des statistiques alarmistes. Tant de  divorces au Québec. Tant de familles monoparentales. Tant de célibataires.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Et pis?&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Ça change quoi au fond?&lt;/P&gt; &lt;P&gt;À quoi bon rester ensemble si l'harmonie n'y est plus? Si les conflits sont  devenus la norme? Si être à la maison est synonyme de séjour dans un camp de  concentration?&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Parce qu'un jour on a juré devant Dieu? Pour les enfants? Par lâcheté? Par  sécurité? Pour honorer nos responsabilités? Par peur?&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Ridicule.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Complètement ridicule.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;J'aime penser que l'amoureux ronflera encore longtemps longtemps dans mon dos  la nuit. J'aime imaginer que l'on bercera nos petits-enfants ensemble dans notre  quatre et demi carreauté. J'aime l'idée que l'on signera ensemble un bail aux  Résidences Soleil.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Mais je sais que si un jour, il devient adepte du sadomasochisme, s'il  devient membre des Raëliens, si l'héroïne devient sa meilleure amie, s'il a élu  domicile sur son divan et n'en bouge plus que pour aller faire pipi, je sais que  je ne voudrai plus l'entendre ronfler dans mon dos.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Est-ce que ça sera un drame? Non.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Ni pour moi. Ni pour lui. Ce seront peut-être des moments difficiles, mais  pas dramatiques. Personne n'en mourra.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Parce qu'avant d'être un couple, nous sommes des personnes. Des entités  distinctes. Qui évoluent. Changent. Des humains qui ont droit au bonheur même si  un contrat de mariage les lie. Même s'ils ont signé une hypothèque sur 25 ans.  Même si des rejetons courent entre leurs jambes.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Parce que vaut mieux des divorcés heureux que des mariés malheureux pour voir  des sourires sur ses petits poulets.&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-1301762466712227551?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/1301762466712227551/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=1301762466712227551' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1301762466712227551'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1301762466712227551'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/06/lhomme-de-ma-vie.html' title='L&apos;homme de ma vie?'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-5816659560602347623</id><published>2010-06-03T11:14:00.001-04:00</published><updated>2010-06-03T11:14:50.064-04:00</updated><title type='text'>L'amoureux, les hormones et le nid</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;&lt;FONT face="Book Antiqua"&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;&amp;nbsp;L'amoureux me  trouve un brin excessive ces jours-ci.&lt;/FONT&gt; &lt;DIV class=entry&gt; &lt;P&gt;Je ne sais pas où il peut avoir pêché une telle chose.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Ce n'est pas parce que je projette de peinturer la chambre de ma future  poulette, de faire tout le lavage-séchage-sur-la-corde-à-linge-et-pliage de la  maisonnée, de frotter les planchers à quatre pattes, de faire le ménage du frigo  de fond en comble, de trier les vêtements qui ne font plus aux filles, d'aller  acheter ce qu'il me manque pour l'arrivée de la petite demoiselle, de cuisiner  des biscuits choco-gruau, deux pains aux courgettes et un rôti de boeuf à la  moutarde et tout ça dans la même journée, que l'on peut me qualifier  d'excessive.Franchement. Il s'énerve pour un rien lui.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Pis pour être honnête, ça m'écoeure en sale que les journées n'aient que 24  heures. Parce que j'aurais voulu installer les moulures dans la chambre de bébé  # 3, monter sa table à langer et laver tous ses petits pyjamas pour ensuite les  placer dans sa commode.&lt;/P&gt; &lt;P align=center&gt;&lt;/P&gt; &lt;P&gt;J'aurais eu aussi assez d'énergie pour faire apprendre les tables de  multiplications de Filou jusqu'à 18. Pour remettre un peu d'ordre dans le  garde-robe d'entrée et pour remplir mon congélo de plats tout prêts pour les  soirées où j'ai envie de faire la grève du four.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Chéri, tu voudrais m'aider à monter le trampoline. C'est une belle journée  pour ça, non?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Lui, il croule sous une pile de productions écrites à corriger (il est prof  de français au secondaire). Que mes filles puissent sauter au soleil  aujourd'hui, c'est le cadet de ses soucis. Alors, vous imaginez le regard qu'il  m'a lancé?&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Ge, ça ne te tente pas de relaxer un peu? D'écouter la télé, d'aller prendre  un bain, d'appeler Dany. Je ne sais pas moi, mais quelque chose qui te  permettrait de te reposer."&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Euh... non! Pas l'ombre d'une envie. Mais surtout pas le temps. Tu parles  d'une idée!&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Cette volonté de tout astiquer, de tout ranger, de tout préparer m'obsède  complètement. Il ne peut pas comprendre ça, lui. C'est un homme. Avec tout ce  que ça comporte. Lui, il ne pense qu'à sa pile de correction. Que sa fin d'étape  qui approche. Et qu'il doit remettre ses notes de bulletin au pc. Il ne voit pas  tout le boulot qu'il reste accomplir. Tout ce qu'il faut faire avant le jour J.  Tout ce qu'il faut prévoir pour l'arrivée de Boum Boum.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Voyez, là, j'écris ma chronique et j'ai la forte impression de perdre mon  temps. Parce qu'à la place d'être assise bien tranquillement devant mon ordi à  laisser mes doigts pianoter sur mon clavier, je pourrais installer le luminaire  dans la chambre du bébé. Je pourrais aller faire l'épicerie pour les six  prochains mois. Je pourrais passer l'aspirateur dans ma voiture.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Mais qu'est-ce qu'il se passe avec toi, chérie?", me demande-t-il, inquiet,  devant ma panique du peu-de-temps-qu'il-nous-reste.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Et voilà, je pète les plombs devant son insensibilité face à mon sentiment  d'urgence. Devant sa nonchalance envers ma liste longue de six pieds.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Hé! Il nous reste QUE 13 semaines pour TOUT faire. On n'y arrivera pas si on  ne s'y met pas maintenant. Là. Tout de suite. Right fucking now. Parce qu'on  pourrait avoir l'air fin en sale quand la petite va arriver et que son lit sera  encore en morceaux dans la remise. On va la coucher où, hein? Dans un  tiroir?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Mais Ge, c'est quand même trois mois ça. Trois très longs mois. Ça ne prend  pas trois mois pour monter une bassinnette. Je n'en ai jamais montée, mais il me  semble qu'on doit bien avoir assez d'un après-midi pour faire ça, non?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Vous reconnaissez ici les caractéristiques du mâle typique: minimiser les  problèmes gigantesques de leur conjointe adorée.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;C'en était trop pour la très enceinte fille que je suis. Je l'ai laissé à son  stylo rouge en me disant: "Tant pis, je vais me démerder toute seule." J'ai  foutu une brassée de serviettes dans la laveuse, j'ai peinturé les moulures de  la chambre et j'ai boudé tout la fin de semaine devant le peu de compréhension  de l'amoureux.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Alors, voilà, mon homme a appris une nouvelle expression ce week-end: faire  son nid.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Et il a également appris qu'il ne faut jamais pousser une fille enceinte à  bout...&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Patience, chéri, il te reste trois loooooongs mois à  m'endurer!&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-5816659560602347623?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/5816659560602347623/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=5816659560602347623' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5816659560602347623'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5816659560602347623'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/06/lamoureux-les-hormones-et-le-nid.html' title='L&apos;amoureux, les hormones et le nid'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-7208727438205206927</id><published>2010-06-03T11:13:00.002-04:00</published><updated>2010-06-03T11:14:05.165-04:00</updated><title type='text'>Mot du jour : kamikaze</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;&lt;FONT face="Book Antiqua"&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Chaque matin, c'est  la même histoire. Maxim n'a pas encore les deux pieds dans l'auto que déjà je  l'entends chialer. "Ah maman, change ça de poste. Mets donc de la  musique!"&lt;/FONT&gt; &lt;DIV class=entry&gt; &lt;P&gt;Et chaque matin, je lui répète la même chose: "Non, le matin, ce sont les  nouvelles qu'on écoute. Point à la ligne. Si tu n'est pas contente, tu peux  marcher pour aller à l'école."J'imagine que les dix kilomètres nous séparant de  l'école la convainquent chaque jour de rester à bord et d'endurer  "la-radio-plate-que-sa-mère-écoute-chaque-foutu-matin".&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Elle chiale ma grande parce qu'elle dit qu'elle aimerait beaucoup mieux  entendre Keisha avant de se farcir une autre journée assise à un pupitre. Mais  je la soupçonne plus de bougonner pour la forme. Parce qu'une pré-ado qui se  vante auprès de sa gang qu'elle aime bien mieux analyser la dernière crise  politique en Israël que de se dandiner sur Lady Gaga, ça doit être assez  rare...&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Pourtant, chaque fois, c'est la même histoire. Elle fait semblant d'être  outrée, mais elle écoute ce que les journalistes ont à raconter. Puis, la  discussion commence.&lt;/P&gt; &lt;P align=center&gt;&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Maman, je n'ai pas bien compris. C'est quoi au juste un kamikaze?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Ça, c'était tantôt. On venait de rapporter les attentats meurtriers dans le  métro en Russie. Pour bien comprendre l'ampleur de la catastrophe, il manquait  une définition dans son vocabulaire.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Un kamikaze, c'est une personne qui se tue pour une cause. C'est comme si  toi, parce que tu es fatiguée d'apprendre le violon, tu décidais de te faire  exploser dans la classe de musique de l'école. Après, tous les journalistes du  monde entier parleraient de toi, de ton acte et toutes les autorités de  l'éducation se questionneraient sur la pertinence de donner des cours de violon  à des enfants de sixième année."&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Moment de silence. Malgré que je pense entendre son petit hamster courir dans  son ciboulot.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Ouin. Mais ce n'est pas un peu stupide? Si je me fais exploser pour qu'on  arrête de me donner des cours de violon, je ne serai plus là de toute manière  pour voir si on en donne encore ou non. En tout cas, moi, je ne ferai jamais  ça."&lt;/P&gt; &lt;P&gt;C'est sûr que je n'avais pas pris le meilleur des exemples. Personne dans  l'univers ne se ferait sauter la cervelle sous prétexte qu'il faut absolument  cesser d'apprendre ce difficile instrument à cordes à des enfants de 11 ans.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Alors, tu t'imagines comment ces personnes croient fort en leurs idées?  Comment elles sont déterminées à aller au bout des choses et à faire avancer  leurs projets? Faut que tu sois vraiment, mais vraiment certain de ce que tu  fais pour donner ta vie pour la cause que tu défends, tu ne crois pas?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Elle était loin d'être convaincue la poulette. "En tout cas, moi, je ne ferai  jamais ça", m'a-t-elle répété très fermement.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Sincèrement, je l'espère aussi. La discussion a continué, au fil des lumières  rouges pour prendre une autre tangente. "Crois-tu, Max, qu'il y ait d'autres  façons de donner sa vie pour une cause que tu défends?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Elle ne comprenait pas. "Penses-tu que, moi par exemple, je suis un peu une  kamikaze?" "Hein? As-tu envie de te tuer, maman?", m'a-t-elle demandé, très  inquiète.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Non, non, ne panique pas! Je dis ça dans le sens que tous les jours, je te  donne ma vie. Tu sais, si tu n'étais pas là, je ne penserai à personne d'autre  qu'à mon petit nombril. Parce que chaque jour, une grande partie de ma vie t'est  destinée, t'est offerte. Je te prépare ton déjeuner, je t'aide à te peigner les  cheveux, je te donne un coup de pouce avec tes devoirs, je m'assure que tu aies  une bonne nuit pour que tu réussisses bien à l'école. Je te chicane quand tu  fais une niaiserie. Tout ça en lavant tes bobettes, en te planifiant un bon  lunch pour demain, en m'assurant que tu sois bien propre et que tu t'éveilles au  monde qui t'entoure. Vraiment, ma vie serait plus simple si tu n'y étais pas.  Qu'en penses-tu? Suis-je une kamikaze?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Je n'ai pas pu entendre sa réponse. La cloche a sonné comme nous venions  d'arriver dans la cour d"école. Mais notre petite route quotidienne côte à côte  aura été tout de même profitable. Elle aura enrichi son vocabulaire et peut-être  aura-t-elle réalisé un tout petit peu ce qu'une mère doit faire pour son  rejeton.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Mais peu importe, je sais que trop bien que demain, elle me redemandera de  tourner la radio jusqu'à ce qu'elle entende les Black Eyed  Peas.&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-7208727438205206927?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/7208727438205206927/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=7208727438205206927' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/7208727438205206927'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/7208727438205206927'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/06/mot-du-jour-kamikaze.html' title='Mot du jour : kamikaze'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-2099580931438514264</id><published>2010-06-03T11:13:00.001-04:00</published><updated>2010-06-03T11:13:36.862-04:00</updated><title type='text'>Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi?</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;Sais pas ce qu'il se passe avec ma Filou ces jours-ci, mais j'ai  véritablement l'impression de revivre ses trois ans alors qu'elle avait  constamment une question à la bouche. Elle était haute comme trois pommes et  n'arrêtait pas deux secondes. &lt;DIV class=entry&gt; &lt;P&gt;"Maman, pourquoi tu mets le lait dans le frigo?""Maman, pourquoi tu laves la  vaisselle?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Maman, pourquoi il faut mettre une tuque?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Maman, pourquoi tu travailles?"&lt;/P&gt; &lt;P align=center&gt;&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Maman, pourquoi on n'appelle pas ça un coulard un foulard, ça va dans le cou  pourtant?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Maman, pourquoi Caillou ne joue pas à la télé tout le temps?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Je m'arrête ici parce que je pourrais noircir le journal au complet avec les  questions qu'elle a pu me poser à cette époque. C'était toujours sans fin.  Interminable. Elle questionnait tellement tout le temps que lorsque je la voyais  commencer à parler, je me sauvais pour me cacher dans le fond de ma garde-robe  afin de m'épargner quelques "pourquoi?".&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Mais on n'apprend pas à un singe à faire des grimaces pas plus qu'on apprend  à un enfant de trois ans à jouer à la cachette. Alors, ça n'a pas été trop long  que ma poulette a trouvé ma mon repère secret: "Maman, pourquoi te caches-tu  dans la garde-robe?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Quelques temps plus tard, ça été: "Maman, pourquoi es-tu couchée sous le  lit?" "Maman, que fais-tu dans la douche toute habillée?" "Maman, pourquoi tu ne  mets pas tes bottes dehors? Tes pieds, ils vont geler en pantoufles dans la  neige."&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Il n'y a rien qui venait à bout de ses questions. Rien. Rien. Rien.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Pourquoi mets-tu le lait dans le frigo maman?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Parce que le lait, ça doit rester au froid."&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Mais pourquoi ça doit rester au froid?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Parce que sinon, il ne sera plus bon?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Et ça goûte quoi du lait pas bon?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Voyez le genre? Je pouvais en avoir pour des heures à répondre à ses foutus  pourquoi. Tout était prétexte à une question. Tout ce qu'elle voyait amenait une  ou 100 questions.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Le "Terrible Two" ou le "Fucking Four", ça été de la petite bière chez moi.  Mais la période du pourquoi a été longue, longue, longue. I N T E R M I N A B L  E !&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Et voilà que ça recommence. Sauf que maintenant, ses interrogations sont  beaucoup plus poussées et me demandent encore plus de connaissances. Et qui, une  fois sur deux, démontrent mes fai-blesses. Me font passer pour une vraie tarte,  quoi! Un exemple?&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Maman, explique-moi pourquoi il y a trois sortes d'essences à la station  service."&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Euh...&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Maman, à quoi ça sert les impôts?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Yes! Une question facile! "C'est de l'argent que l'on donne au gouvernement  pour payer les médecins, les professeurs, les policiers."&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Ok, mais pourquoi le gouvernement toi, il t'en donne des impôts?" (Lire ici:  j'attends un remboursement d'impôt.)&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"C'est parce que maman en a trop payé dans l'année, tout simplement."  (Vais-je m'en sortir aussi facilement?)&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Ah ok! Je comprends. C'est le gouvernement qui paye les journalistes comme  les médecins?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Euh... non pas du tout. C'est qu'à chaque semaine, sur la paye de maman, le  gouvernement prend des sous. Mais il arrive qu'à la fin de l'année, il en ait  trop pris. Il me le redonne donc."&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Mais maman, il me semble que ça fait peur un gouvernement qui ne sait pas  compter!"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Soupir.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Là, je vous épargne les détails entourant les questions concernant la  conception de la nouvelle petite soeur, celles sur le tremblement de terre en  Haïti, celle sur le fonctionnement de l'Internet...&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Rassurez-moi. Est-ce que ça va durer encore  longtemps?&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-2099580931438514264?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/2099580931438514264/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=2099580931438514264' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/2099580931438514264'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/2099580931438514264'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/06/pourquoi-pourquoi-pourquoi.html' title='Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi?'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-6520954173167156098</id><published>2010-04-07T11:24:00.001-04:00</published><updated>2010-04-07T11:24:57.741-04:00</updated><title type='text'>On déménage!</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;&lt;FONT face="Book Antiqua"&gt;&lt;SPAN class=203182415-07042010&gt;Mes chroniques  sont maintenant hébergées sur le site Internet de La Nouvelle à cette adresse:  &lt;A href="http://www.lanouvelle.ca"&gt;www.lanouvelle.ca&lt;/A&gt; &lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV&gt;&lt;FONT face="Book Antiqua"&gt;&lt;SPAN class=203182415-07042010&gt;Bonne  lecture!&lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-6520954173167156098?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/6520954173167156098/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=6520954173167156098' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/6520954173167156098'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/6520954173167156098'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/04/on-demenage.html' title='On déménage!'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-6097920671181716841</id><published>2010-03-24T11:32:00.001-04:00</published><updated>2010-03-24T11:32:32.345-04:00</updated><title type='text'>Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi?</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;&lt;SPAN id=labDoc&gt; &lt;P&gt;Sais pas ce qu'il se passe avec ma Filou ces jours-ci, mais j'ai  véritablement l'impression de revivre ses trois ans alors qu'elle avait  constamment une question à la bouche. Elle était haute comme trois pommes et  n'arrêtait pas deux secondes&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Maman, pourquoi tu mets le lait dans le frigo?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Maman, pourquoi tu laves la vaisselle?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Maman, pourquoi il faut mettre une tuque?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Maman, pourquoi tu travailles?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Maman, pourquoi on n'appelle pas ça un coulard un foulard, ça va dans le cou  pourtant?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Maman, pourquoi Caillou ne joue pas à la télé tout le temps?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Je m'arrête ici parce que je pourrais noircir le journal au complet avec les  questions qu'elle a pu me poser à cette époque. C'était toujours sans fin.  Interminable. Elle questionnait tellement tout le temps que lorsque je la voyais  commencer à parler, je me sauvais pour me cacher dans le fond de ma garde-robe  afin de m'épargner quelques "pourquoi?".&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Mais on n'apprend pas à un singe à faire des grimaces pas plus qu'on apprend  à un enfant de trois ans à jouer à la cachette. Alors, ça n'a pas été trop long  que ma poulette a trouvé ma mon repère secret: "Maman, pourquoi te caches-tu  dans la garde-robe?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Quelques temps plus tard, ça été: "Maman, pourquoi es-tu couchée sous le  lit?" "Maman, que fais-tu dans la douche toute habillée?" "Maman, pourquoi tu ne  mets pas tes bottes dehors? Tes pieds, ils vont geler en pantoufles dans la  neige."&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Il n'y a rien qui venait à bout de ses questions. Rien. Rien. Rien.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Pourquoi mets-tu le lait dans le frigo maman?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Parce que le lait, ça doit rester au froid."&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Mais pourquoi ça doit rester au froid?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Parce que sinon, il ne sera plus bon?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Et ça goûte quoi du lait pas bon?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Voyez le genre? Je pouvais en avoir pour des heures à répondre à ses foutus  pourquoi. Tout était prétexte à une question. Tout ce qu'elle voyait amenait une  ou 100 questions.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Le "Terrible Two" ou le "Fucking Four", ça été de la petite bière chez moi.  Mais la période du pourquoi a été longue, longue, longue. I N T E R M I N A B L  E !&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Et voilà que ça recommence. Sauf que maintenant, ses interrogations sont  beaucoup plus poussées et me demandent encore plus de connaissances. Et qui, une  fois sur deux, démontrent mes fai-blesses. Me font passer pour une vraie tarte,  quoi! Un exemple?&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Maman, explique-moi pourquoi il y a trois sortes d'essences à la station  service."&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Euh...&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Maman, à quoi ça sert les impôts?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Yes! Une question facile! "C'est de l'argent que l'on donne au gouvernement  pour payer les médecins, les professeurs, les policiers."&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Ok, mais pourquoi le gouvernement toi, il t'en donne des impôts?" (Lire ici:  j'attends un remboursement d'impôt.)&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"C'est parce que maman en a trop payé dans l'année, tout simplement."  (Vais-je m'en sortir aussi facilement?)&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Ah ok! Je comprends. C'est le gouvernement qui paye les journalistes comme  les médecins?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Euh... non pas du tout. C'est qu'à chaque semaine, sur la paye de maman, le  gouvernement prend des sous. Mais il arrive qu'à la fin de l'année, il en ait  trop pris. Il me le redonne donc."&lt;/P&gt; &lt;P&gt;"Mais maman, il me semble que ça fait peur un gouvernement qui ne sait pas  compter!"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Soupir.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Là, je vous épargne les détails entourant les questions concernant la  conception de la nouvelle petite soeur, celles sur le tremblement de terre en  Haïti, celle sur le fonctionnement de l'Internet...&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Rassurez-moi. Est-ce que ça va durer encore  longtemps?&lt;/P&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-6097920671181716841?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/6097920671181716841/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=6097920671181716841' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/6097920671181716841'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/6097920671181716841'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/03/pourquoi-pourquoi-pourquoi.html' title='Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi?'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-3006721573776832975</id><published>2010-03-18T10:21:00.001-04:00</published><updated>2010-03-18T10:21:28.505-04:00</updated><title type='text'>Et si j'étais la suivante?</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;&lt;FONT face="Book Antiqua"&gt;&lt;SPAN id=labDoc&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;&lt;/FONT&gt; &lt;P&gt;Je ne connais pas vraiment Geneviève. Pour ne pas dire pas du tout. Je ne  l'ai jamais rencontrée. Je n'ai aucune idée de quoi elle a l'air. Jamais parlé  au téléphone. Jamais &lt;FONT style="FONT-STYLE: italic"&gt;chatté&lt;/FONT&gt; sur MSN.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Pourtant, deux fois par mois, elle m'invite dans son univers. Invitation que  j'accepte toujours avec joie. Parce que même si le monde de Geneviève est très  particulier, j'adore y pénétrer même si j'ai toujours un peu la chienne de ce  que je vais y lire. Et s'il était arrivé quelque chose?&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Geneviève, c'est l'une des nombreuses mères qui avaient répondu à ma  chronique sur les bonnes mamans. Elle m'avait écrit un très long courriel dans  lequel elle m'expliquait pourquoi elle n'était pas une mère indigne.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;C'est la réponse qui m'aura le plus bouleversée.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Et depuis, elle donne des nouvelles. De temps à autres. Quand il y a du  nouveau dans le dossier &lt;FONT color=red&gt;Lauralie&lt;/FONT&gt;. Pour nous montrer de  nouvelles photos de sa poulette. Nouvelles que je m'empresse toujours de lire  rapidement avec les doigts croisés que tout aille bien pour elle. Pour eux.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;&lt;FONT color=red&gt;Lauralie&lt;/FONT&gt;, c'est sa petite puce qui vient tout juste de  souffler sa première chandelle... aux soins intensifs de la pédiatrie du CHUS.  Depuis un calendrier complet qu'elle se bat pour apprendre à respirer  d'elle-même parce que &lt;FONT color=red&gt;Lauralie&lt;/FONT&gt; est née avec de petits  poumons avec des défauts de fabrication.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Pourtant, même si elle avait une liste longue comme ça de trucs pour chialer  ou pleurer, les courriels de Geneviève sont toujours remplis de soleil. Jamais  négatifs. Jamais tristes. Jamais paniqués.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Elle a ce don, Geneviève, de nous faire ressortir le positif de cette  situation tellement angoissante, tellement injuste. Elle qui pourrait tellement  verser dans le désespoir. La dépression.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;J'en jasais d'ailleurs avec l'amoureux, hier soir, après avoir vu de  nouvelles photos de la belle &lt;FONT color=red&gt;Lauralie&lt;/FONT&gt;. Je lui racontais  sa sortie imminente de l'hôpital et l'angoisse de Geneviève qui devra apprendre  à vivre avec le respirateur et le nez artificiel de sa petite puce qui peut  sonner l'alarme à tout instant. Mais je lui disais surtout la joie qu'elle avait  d'enfin pouvoir admirer sa fille dormir dans son lit bientôt, de découvrir son  chez soi, de se promener en poussette ailleurs qu'autour de l'hôpital.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Et puis, je me suis demandé pourquoi. Pourquoi elle? Est-ce que Geneviève a  fait quelque chose de mal pour se retrouver avec une petite avec de si graves  problèmes? A-t-elle mangé des sushis enceinte? A-t-elle fait du ski? A-t-elle bu  du Coke?&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Je sais bien que non. Je suis persuadée que Geneviève a tout fait ce qui  était en son pouvoir pour que son bébé soit le plus en santé possible. Et  pourtant, sa poulette ne l'était pas. Pourquoi alors? Pourquoi a-t-elle gagné à  cette loterie des plus moches?&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Et qu'est-ce qui nous dit que je ne serai pas la prochaine à empocher le gros  lot des intubations, des médicaments, des rondes de médecins et spécialistes qui  défilent devant Boum Boum? Qu'est-ce qui dit que dans la distribution des  billets "Enfants malades", je ne suis pas la prochaine dans la file  d'attente?&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Questionnements que l'amoureux a balayés du revers de la main (vous  connaissez les hommes...). "Chérie, je sais que notre fille est en santé. Arrête  de t'inquiéter."&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Vlan! Fin de la discussion.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Si c'était si simple... "Ouais, mais mettons que tu te trompes et que notre  petite poulette en construction, &lt;FONT style="FONT-STYLE: italic"&gt;ben,&lt;/FONT&gt; il  lui manque des morceaux, on va faire quoi? On va la retourner au magasin en  invoquant la garantie?"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Silence radio. Puis après quelques secondes, il s'est ressaisi. "Ge, arrête  de t'en faire. Tu ne peux pas rien contrôler. Et si notre petite n'est pas en  santé, on fera comme Geneviève: on l'aimera de tout notre être et on  s'émerveillera devant ses yeux plein de soleil comme tous les parents du  monde."&lt;/P&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-3006721573776832975?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/3006721573776832975/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=3006721573776832975' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/3006721573776832975'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/3006721573776832975'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/03/et-si-jetais-la-suivante.html' title='Et si j&apos;étais la suivante?'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-695673945965492523</id><published>2010-03-11T15:06:00.001-05:00</published><updated>2010-03-11T15:06:21.802-05:00</updated><title type='text'>Plantation d’arbres à dollars recherchée</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;&lt;FONT face="Book Antiqua"&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;?xml:namespace  prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;J'ai passé toute la dernière semaine à me demander où  était cachée la plantation d'arbres à dollars américains en Floride. Il y en a  forcément une. Du moins, c'est la réflexion que je me suis passée après avoir  passée sept jours dans la capitale de l'orange. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;C'est lorsque j'ai payé 34,90 $US pour 2  hots dogs, une frite, une salade du jardin, un muffin aux bleuets et un jus de  pommes que j'ai soufflé dans le creux de l'oreille de l'amoureux: «Que dirais-tu  si on restait ici encore quelque temps, question de trouver où l'argent pousse?  On se remplit les poches et on revient au Québec faire la belle  vie.»&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Nous étions au Musée Ringling, à  Sarasota, dans le sud-ouest de l'état, à admirer les œuvres d'art de cette  famille qui a fait fortune avec un cirque au début du siècle quand mon estomac  s'est mis à hurler. Pis une femme enceinte qui a faim, de un, on n'obstine pas  ça. De deux, on s'empresse de nourrir ça. Alors, direction petit café de  l'endroit, où, m'assure-t-on, je trouverai quelque chose à me mettre sous la  dent et qui remplira également les bedons de mes deux rejetons qui n'avaient  nullement envie de manger les barres tendres que je tentais de leur  refiler.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Alors donc, je passe la commande pour ma  petite famille. J'ai manqué m'étrangler quand la gentille caissière m'a demandé  autant de billets verts pour un tel repas. J'entendais mon gérant de banque me  remercier de ne pas avoir choisi le tartare de thon ou l'escalope de veau  parmigiana.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Pourtant, ce n'était pas là une  exception. Semble que ce soit la norme. La veille, nous étions à Busch Garden où  on ne s'est pas gêné pour extraire 7,99 $US de mon portefeuille pour un repas  pour enfant, qui constituait en une très petite portion de macaroni au fromage,  un petit berlingot de lait et un biscuit aux brisures de chocolat. Multipliez le  tout par deux, ajoutez-y deux repas pour adultes (on s'est éclaté: l'amoureux  s'est payé un sandwich jambon-fromage et moi un chili) et vous aurez une facture  qui frôlera les 50 $US. Pour un lunch là. Pour un simple dîner.  &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Suis-je peut-être radine. Gripsou.  Séraphin sur les bords. Mais reste que j'étais épatée sans bon sens de voir tout  le monde remplir son cabaret à rebord sans se soucier du montant qu'on leur  demandera une fois rendue à la caisse. Alors qu'on nous avait demandé 80 $ par  personne pour entrer sur le site! Si on sort la calculatrice et qu'on additionne  tous ces montants, ça fait une journée qui coûte pas loin de la peau du  …&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Oui, ce sont des trucs hyper  touristiques et qu'habituellement, on ne se gêne pas pour soulager notre carte  de crédit dans ces endroits. Vous allez me dire que c'était la relâche au  Québec, que ces visiteurs résident tous ailleurs qu'en terre étatsunienne. Mais  non.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;«Chéri, sont pas en récession les  Américains? Sont pas censés être au bord de la faillite? Sont pas supposés  crouler sous les dettes? Avoir tous perdu leur maison? Mais comment ça se fait  que le stationnement du parc d'amusement soit rempli à craquer d'autos  immatriculées en Floride et qu'on fait la queue dans les magasins de souvenirs?  Dis-moi chéri, ils le prennent où, leur fric? Moi aussi je veux savoir! Moi  aussi je veux pouvoir remplir mon cabaret bien plein!»&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;On n'a pas trouvé. Ni au Musée de Dali  où on nous a demandé 17 $US par personne pour admirer les œuvres du célèbre  peintre espagnol. Ni à Disney où il fallait débourser 85 $US par personne pour  s'imprégner de cette fameuse magie dont on parle tant.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Je n'ai pas réussi à trouver où se  cachait leur coffre aux trésors. Mais je peux vous dire, par contre, que le mien  est vide en sale… Je jonglais avec ces réflexions, hier, alors que je constatais  l'ampleur des dégâts sur le site internet de ma banque quand Filou est entrée  dans le salon: «Tu sais maman, je pensais à ça tantôt et je me disais que  c'était vraiment la plus belle semaine de ma vie que nous avons eue en Floride.  Merci beaucoup beaucoup beaucoup!»&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Pendant que j'essuyais la bave qui était  restée sur ma joue suite à son bec (très) mouillé, j'ai fermé l'écran de mon  ordi en me disant que les souvenirs que nous nous étions créés, la semaine  dernière, valaient bien tous ces dollars disparus de mon compte  chèque.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-695673945965492523?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/695673945965492523/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=695673945965492523' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/695673945965492523'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/695673945965492523'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/03/plantation-darbres-dollars-recherchee.html' title='Plantation d’arbres à dollars recherchée'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-4114289368452537492</id><published>2010-02-24T13:09:00.001-05:00</published><updated>2010-02-24T13:09:18.075-05:00</updated><title type='text'>Patin et sacrifices</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;&lt;FONT face="Book Antiqua"&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;&lt;/FONT&gt; &lt;P&gt;Je pense que je suis née avec des patins dans les pieds. Alors que toutes les  futures mères du monde rêvent que leurs rejetons effectuent des études de  médecine à Harvard, la mienne aspirait à ce qu'un jour, une médaille olympique  trouve place à mon cou. Avant même de savoir marcher, je suis certaine que  j'étais capable de faire des saltos arrières et des triple loots double-piqué  les doigts dans le nez. Pas besoin de vous dire que le &lt;FONT  color=red&gt;patin&lt;/FONT&gt; artistique a occupé une grande place dans mon agenda  chargé du premier tiers de ma vie.  &lt;P&gt;Toujours est-il que dès l'âge de trois ans, je m'élançais sur la patinoire  chaque week-end avec ma petite robe fuchsia et mon magnifique casque de hockey  blanc. L'objectif du &lt;FONT style="FONT-STYLE: italic"&gt;coach&lt;/FONT&gt; était simple:  être capable de faire trois pas sans me fendre le menton sur la glace. Mais moi,  je me foutais un peu des ambitions du &lt;FONT  style="FONT-STYLE: italic"&gt;coach&lt;/FONT&gt;. Moi, je ne voulais que me pavaner  devant les autres petites filles avec ma belle robe fuchsia que ma grand-mère  avait cousue elle-même et qui était, selon moi, la plussss belle du monde.  &lt;P&gt;Chaque samedi, malgré les courses à faire, malgré la fatigue, malgré le  bordel de la maison, ma mère se levait aux aurores et préparait mes trucs pour  le &lt;FONT color=red&gt;patin&lt;/FONT&gt;. On traversait ensuite la ville pour se rendre à  l'aréna. Je ne voyais pas tous les efforts qu'elle faisait pour que je pratique  mon sport. Moi, en autant que je puisse mettre ma belle robe fuchsia, j'étais  heureuse.  &lt;P&gt;Les années ont passé. Ma robe fuchsia est devenue rouge avec de magnifiques  paillettes. Et le casque de hockey a pris le bord. D'une heure par week-end, mon  temps passé à la patinoire a monté en flèche au fil du temps. J'y passais tous  mes samedis, tous mes dimanches et tous mes congés scolaires. Ma mère?  Invariablement assise dans les gradins à regarder son aînée qui tentait de  maîtriser les difficultés de l'arabesque ou d'apprendre une nouvelle  chorégraphie pour la prochaine compétition.  &lt;P&gt;Et plus les pages du calendrier s'envolaient, plus les horaires liés à mon  statut de patineuse artistique devenaient lourds. Plus la charge financière  qu'amenait ma progression dans ce monde devenait importante (à sept ans, j'avais  des patins de 400 $ aux pieds!).  &lt;P&gt;Il n'y avait plus rien qui comptait dans ma vie que mon &lt;FONT  color=red&gt;patin&lt;/FONT&gt;. Mes amies faisaient du &lt;FONT color=red&gt;patin&lt;/FONT&gt;. Je  parlais des nouvelles figures que je tentais d'apprendre. Si je regardais la  télé, c'est qu'il y avait une compétition. La nuit, je rêvais à ma routine que  je devais faire au spectacle de fin d'année sur l'air de &lt;FONT  style="FONT-STYLE: italic"&gt;Eye of the Tiger&lt;/FONT&gt;. Tout tournait autour du  &lt;FONT color=red&gt;patin&lt;/FONT&gt;. J'étais chez moi à l'aréna.  &lt;P&gt;Sérieux, je n'arrive pas à comprendre comment elle faisait, ma mère, pour  survivre dans ce monde débile. Pourtant, jamais elle ne chialait quand c'était  le temps de partir à l'autre bout de la province pour une compétition. Jamais  elle ne soupirait qu'elle avait les fesses endolories après avoir passé huit  heures assise sur un banc de bois. Jamais elle ne m'a fait sentir qu'elle avait  mieux à faire que de s'exclamer devant mes prouesses. Jamais elle n'a regretté  tout l'argent investi dans ma "carrière".  &lt;P&gt;À dix ans, j'ai accroché mes beaux patins blancs et j'ai rangé ma belle robe  rouge à paillettes. J'étais complètement écoeurée de me lever aux petites heures  avant l'école pour aller pratiquer mes sauts en vue de la prochaine évaluation.  Tannée des déceptions liées aux magouilles des juges. Je n'avais qu'une seule  envie : aller voir ailleurs.  &lt;P&gt;J'aurais pensé que ma mère aurait crié de joie. Enfin, elle aurait du temps  pour elle. Enfin, elle pourrait se lever plus tard qu'à 5 h du matin le samedi.  Enfin, elle pourrait se gâter avec tout l'argent qu'elle épargnerait avec une  patineuse en moins dans sa famille.  &lt;P&gt;Hé bien non! Elle était triste. Elle a tenté de me convaincre de continuer.  Elle m'a longtemps demandé si j'étais certaine de mon choix. Si ce n'était pas  un coup de tête. Pour elle, tout ce temps passé à grelotter à côté de la bande  de la patinoire valait la peine. Elle ne faisait aucun sacrifice pour moi. Elle  aimait tout simplement me voir virevolter sur la glace avec ce grand sourire et  cette belle robe rouge à paillettes.  &lt;P&gt;Ce n'est que 20 et quelques années plus tard que j'ai compris tout le support  qu'elle m'avait offert en étant toujours présente derrière mes saltos, sourire  et encouragements en prime. Et ce soir, quand je regarderai Joannie s'élancer  sur &lt;FONT style="FONT-STYLE: italic"&gt;La Cumparsita&lt;/FONT&gt;, je sais qu'elle  pensera à tous les &lt;FONT color=red&gt;sacrifices&lt;/FONT&gt; que sa mère aura faits  depuis les 20 dernières années. Et je sais que ce sera pour la remercier de  cette présence inestimable qu'elle patinera de manière majestueuse ce  soir.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-4114289368452537492?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/4114289368452537492/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=4114289368452537492' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/4114289368452537492'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/4114289368452537492'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/02/patin-et-sacrifices.html' title='Patin et sacrifices'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-1658661278670285784</id><published>2010-02-18T15:17:00.001-05:00</published><updated>2010-02-18T15:17:10.384-05:00</updated><title type='text'>Flashback d’une époque révolue</title><content type='html'>&lt;DIV&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;Filou venait de  souffler deux chandelles sur son gâteau de Dipsy. Pour l'occasion, on lui avait  offert une place à la garderie de sa grande sœur. Enfin, je n'aurais plus à  conjuguer avec des horaires d'ouverture compliquées que l'on retrouve trop  souvent en milieu familial (vous savez les deux semaines de congé à Noël, la  relâche, les quatre semaines l'été, les fermetures soudaines parce que la  responsable est malade, les heures d'ouvertures qui ne cadrent pas du tout avec  mon statut d'étudiante universitaire&amp;nbsp;: &lt;/SPAN&gt;&lt;?xml:namespace prefix = st1  ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /&gt;&lt;st1:time Hour="7"&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;7 h&lt;/SPAN&gt;&lt;/st1:time&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt; à 16 h…). Enfin, le belle vie.  &lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;J'ai aimé tout de suite le CPE. Tout comme ma poulette qui adorait  aller jouer avec ses copains, dessiner de grandes œuvres d'art, fredonner des  petites comptines et écouter avec grande attention les histoires que son  éducatrice Christine lui racontait.&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;Ma Filou était belle à voir dans sa balançoire dehors à me faire de  mignons bye bye quand je quittais les lieux. J'aimais échanger avec son  éducatrice sur les progrès qu'elle faisait. J'étais rassurée de lire les petits  comptes-rendus quotidiens auxquels j'avais droit dans son cahier de bord.  &lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;Mais il y a des jours où le CPE, je l'aurais foutu aux vidanges. J'en  aurais fait du pâté pour les chiens. Je l'aurais sortie de ma vie à gros coups  de pied vous savez où. &lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;Bilan de la première année de fréquentation de Félixe à la  garderie&amp;nbsp;: quatre otites, une bronchiolite, deux gastros, quelques fièvres  inexpliquées, une varicelle, la cinquième maladie et, bien sûr, des petits virus  qui font bailler d'ennuis tellement ils sont ordinaires (nez coulant, yeux  rougis et thermomètre qui dépasse les 38,5 degrés règlementaires). Et sans  oublier les foutus poux!&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;Ouf!&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;Que d'heures passées à la clinique à attendre de voir le médecin, à  faire la file pour des radiographies de poumons, à prier pour que le pédiatre ne  veuille pas la garder pour la nuit en pédiatrie, à enlever une par une les  lentes qui avaient élu domicile sur ses beaux cheveux. Que d'argent dépensé en  antibiotiques, en Tempra, en calamine. Que de nuits entrecoupées de pleurs, de  toux, de «mamannnnn!», de draps à changer, de vomi à ramasser…&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;Mais surtout que de journées de travail perdues. «Désolé, je ne peux  pas travailler, ma fille est malade.» «Je m'excuse, je dois quitter absolument.  La garderie vient de m'appeler, Félixe vient de dégueuler!» «Je sais, j'ai déjà  manqué deux journées de travail ce mois-ci. Oui, oui je sais que je vous mets  dans le pétrin, mais je ne peux pas encore aujourd'hui rentrer aujourd'hui. Je  sais, c'est poche, mais le règlement est clair. Quand les enfants ont des poux,  ils ne peuvent pas aller à la garderie.»&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;Après être devenue la reine du dosage de Tempra, des mesures de  désinfection à prendre en cas de gastro et du maniement de la pompe à Ventolin  et à Flovent, j'étais surtout devenue experte en gestion d'horaire de travail. À  force de pratique, je savais quoi dire et ne pas dire au patron pour excuser mon  absence du jour. Je savais quel ton utiliser, à quel moment appeler et comment  m'y prendre afin de ne pas recevoir illico mon 4%.&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;Combien de fois ai-je hurlé mon indignation face aux trop peu de  congés qu'il est possible de prendre pour s'occuper de nos loulous? Combien de  fois ai-je pleuré devant mon chèque de paye amputé par ces jours passés à faire  la garde-malade qui étaient, évidement, non rémunérés?&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;Heureusement que cette époque a fait son temps. Les mois, les années  ont passé et les bobos de Filou qui me clouaient à la maison étaient de moins en  moins nombreux. Tellement que, l'an dernier, ma poulette n'a pas raté un seul  jour d'école pour cause de maladie. Pas de gastro, pas de rhume, pas d'otite,  rien, rien, rien. J'ai même dû jeter ma réserve de Tempra et mon Pédyalite parce  qu'ils étaient périmés.&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;C'est donc avec stupeur, la semaine dernière, que j'ai dû composer  avec une sale gastro et un streptocoque. Quatre jours de congé d'école pour  Filou. Quatre jours d'absence du bureau pour maman. &lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;Je suis chanceuse maintenant. Mon travail me permet de bosser avec  une petite poulette fiévreuse à mes côtés dans le confort de mon divan. Mais ça  m'a ramené en pleine face qu'il y a des millions de travailleuses qui n'ont pas  le même luxe. &lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;Pour l'heure, la loi octroie dix congés sans solde aux parents pour  vaquer à leurs obligations familiales. Mais à quand des congés payés pour toutes  ces heures passées à prendre soin de nos  rejetons?&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-1658661278670285784?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/1658661278670285784/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=1658661278670285784' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1658661278670285784'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1658661278670285784'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/02/flashback-dune-epoque-revolue.html' title='Flashback d’une époque révolue'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-3982627397394245445</id><published>2010-02-10T11:50:00.001-05:00</published><updated>2010-02-10T11:50:28.104-05:00</updated><title type='text'>Propriété publique</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;&lt;FONT face="Book Antiqua"&gt;&lt;SPAN id=labDoc&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;&lt;/FONT&gt; &lt;P&gt;Depuis que je n'ai plus à acheter des Always chaque 21e jour du mois, je suis  devenue une &lt;FONT color=red&gt;propriété publique&lt;/FONT&gt;. J'appartiens à quiconque  le désire, mais surtout à n'importe qui qui possède une opinion sur mon  comportement.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Alors quoique je boive, que j'ingurgite, que je fasse, il y a toujours  quelqu'un pour soulever un questionnement, émettre un jugement, pour faire  savoir que ce qu'il en pense, pour exprimer son désaccord, pour me faire sentir  que je suis une mère indigne.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;&lt;FONT style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Je bois un Coke?&lt;/FONT&gt; C'est inévitable  qu'un collègue débarquera dans mon bureau avec sa face complètement dépassée :  "Hé! Tu ne peux pas boire ça! C'est rempli de caféine!"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Alors, je prends le temps de regarder ma canette, seulement pour m'assurer  que je ne me sois pas trompée. Ça pourrait être du Jack Daniel's ou de la poudre  à canon diluée à de la vodka. Mais non, c'est un simple Coke. Et un Coke, ça  contient de deux à trois fois moins de caféine qu'une tasse de café. Pis du  café, les madames enceintes ont le droit d'en boire. Une étude parle même que la  consommation de 300 mg de caféine par jour n'a aucun impact sur le développement  du foetus, ce qui représente... six Coke!&lt;/P&gt; &lt;P&gt;&lt;FONT style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Je mange des sushis?&lt;/FONT&gt; Oh! &lt;FONT  style="FONT-STYLE: italic"&gt;boy&lt;/FONT&gt;! Là, je dois être vraiment en forme pour  affronter les regards et commentaires négatifs à mon endroit. Même la caissière  du resto qui s'en mêle: "Vous savez, madame, on peut vous en faire des  végétariens?" Je sais, c'est écrit sur le menu. Mais moi, je veux des crevettes,  du saumon et de la goberge. Pas juste du riz pis des concombres.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Alors, je lui réponds du tac au tac: "Quoi, il n'est pas frais, votre  poisson? Ce n'est pas un banc de saumon que je veux, mais juste quelques makis.  Je crois que je suis &lt;FONT style="FONT-STYLE: italic"&gt;safe&lt;/FONT&gt; pour la  quantité de mercure." Parce que le danger avec le poisson et les bedons ronds,  c'est la listériose. Un petit têtard moins frais, on &lt;FONT  style="FONT-STYLE: italic"&gt;shope&lt;/FONT&gt; la listériose et voilà le bébé dans de  sales draps. Mais pas de problème avec les poissons cuits par contre, alors  pourquoi me priver?&lt;/P&gt; &lt;P&gt;&lt;FONT style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Je fais du ski?&lt;/FONT&gt; Et voilà. C'est  définitif. Hors de tout doute. Je suis vraiment une cinglée. Une inconsciente.  Une irréfléchie. Une folle finie. Mais surtout une égoïste qui ne pense qu'à son  petit bonheur : "Ce n'est pas ça, être mère!". Hein?&lt;/P&gt; &lt;P&gt;L'avis de ma sage-femme sur la question: "J'aime mieux te voir skier que de  te voir courir comme tu le faisais avant. Moins dur sur ton plancher pelvien."  Ok, mais si je tombais? "As-tu l'intention de descendre la Coupe du monde en  &lt;FONT style="FONT-STYLE: italic"&gt;downhill&lt;/FONT&gt;? As-tu l'intention de jouer les  Jean-Luc Brassard dans les pistes à bosses? Non? Alors, voilà, amuse-toi!"&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Donc, j'ai skié. Quatre fois déjà. J'ai skié en mémère oui, mais j'ai skié.  J'ai pris l'air, j'ai oxygéné mon bébé et ça, c'est très bon pour lui.&lt;/P&gt; &lt;P&gt;&lt;FONT style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Je suis suivie par une sage-femme?&lt;/FONT&gt;  Plus de dix ans après la légalisation de la profession au Québec, les préjugés à  leur égard continuent de se faire sentir. On m'appelle régulièrement Émilie  Bordeleau d'ailleurs, rien de moins. "Ouin, mais tu n'as pas peur qu'il arrive  quelque chose? En tout cas, si c'était moi, je ne prendrais pas de risque...",  me dit-on souvent avec un petit air condescendant. Je vous épargne toutes les  histoires d'horreur qu'on m'a racontées au fil des années, du genre: "Si j'avais  eu une sage-femme, mon bébé serait mort..."&lt;/P&gt; &lt;P&gt;C'est ça. J'ai pris ma température à mon réveil pendant des mois pour  clairement établir le moment de mon ovulation. J'ai vomi plus souvent qu'à mon  tour. J'ai dormi 23 h sur 24 les douze premières semaines de ma grossesse. J'ai  arrêté de consommer de l'alcool et je m'assure d'inclure de cinq à dix portions  de fruits et légumes à mon menu quotidien. Je me réveille trois fois par nuit  pour aller faire pipi. Tout ça pour qu'au final, je m'en aille tout droit porter  mon bébé au cimetière? &lt;FONT style="FONT-STYLE: italic"&gt;Ben&lt;/FONT&gt; voyons!&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Et de toute façon, ça regarde qui tout ça? Le papa de celui qui loge derrière  mon nombril et moi-même. Personne d'autre. C'est quoi, ce droit que les gens  prennent dès que l'on est enceinte de nous dire comment nous comporter?&lt;/P&gt; &lt;P&gt;Ce n'est pas parce que je porte des jeans à panneaux que ça fait de moi une  &lt;FONT color=red&gt;propriété publique&lt;/FONT&gt;.&lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-3982627397394245445?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/3982627397394245445/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=3982627397394245445' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/3982627397394245445'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/3982627397394245445'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/02/propriete-publique.html' title='Propriété publique'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-2015478441213513725</id><published>2010-02-04T16:31:00.001-05:00</published><updated>2010-02-04T16:31:56.968-05:00</updated><title type='text'>Gen le taxi</title><content type='html'>&lt;!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.0 Transitional//EN"&gt; &lt;HTML&gt;&lt;HEAD&gt; &lt;META content="text/html; charset=iso-8859-1" http-equiv=Content-Type&gt; &lt;META name=GENERATOR content="MSHTML 8.00.6001.18854"&gt;&lt;/HEAD&gt; &lt;BODY&gt; &lt;DIV&gt;&lt;FONT face="Book Antiqua"&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN style="FONT-FAMILY: Tahoma"  lang=FR-CA&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o ns =  "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face=Tahoma&gt;J'ai une auto blanche. Mais je me demande ce qui  m'a traversé l'esprit quand je l'ai achetée. Pourquoi ne pas l'avoir prise  jaune? Avec un petit damier noir sur les côtés et avec une enseigne lumineuse  sur le toit.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  style="FONT-FAMILY: Tahoma" lang=FR-CA&gt;Foutue bonne question  pareil.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  style="FONT-FAMILY: Tahoma" lang=FR-CA&gt;Parce que ces temps-ci, j'ai l'impression  de faire du taxi à journée longue.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  style="FONT-FAMILY: Tahoma" lang=FR-CA&gt;Va porter l'une chez son amie. Va  chercher l'autre à son cours de ski. Va rechercher la petite chez la copine, va  la porter aux scouts. Va chercher la grande à la montagne, va la porter chez au  cinéma.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  style="FONT-FAMILY: Tahoma" lang=FR-CA&gt;Si j'étais payée au kilomètre parcouru,  je pourrais remettre ma démission au patron dès aujourd'hui. À moi, la villa en  Espagne, les virées shopping en Italie, les semaines de rêve sur un yacht sur la  Méditerranée. Mais bon, mes petites clientes ne me payent pas très cher de  l'heure malheureusement alors je conserve mon boulot de journaliste et je mets  de côté mes rêves de ski dans les Alpes la semaine  prochaine.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  style="FONT-FAMILY: Tahoma" lang=FR-CA&gt;Samedi soir dernier,  &lt;/SPAN&gt;&lt;?xml:namespace prefix = st1 ns =  "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /&gt;&lt;st1:time Hour="20"  Minute="10"&gt;&lt;SPAN style="FONT-FAMILY: Tahoma" lang=FR-CA&gt;20 h  10,&lt;/SPAN&gt;&lt;/st1:time&gt;&lt;SPAN style="FONT-FAMILY: Tahoma" lang=FR-CA&gt; l'amoureux et  moi profitons d'un petit samedi bien paisible où l'on écoute &lt;I&gt;J'ai tué ma  mère&lt;/I&gt; quand j'entends un: «Maman d'amour.» &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  style="FONT-FAMILY: Tahoma" lang=FR-CA&gt;Ouvrons une parenthèse ici. Toute mère  qui se respecte doit se mettre sur ses gardes dès que l'un de ses rejetons  débute une conversation par un «maman d'amour». Parce que c'est un fait connu,  documenté par de nombreuses études universitaires approfondies que lorsqu'un  «maman d'amour» se pointe dans une bouche de pré-ado, c'est signe qu'il y aura  une demande poche, irréalisable ou bien très déplaisante qui s'en vient. Fin de  la parenthèse. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoBodyText&gt;&lt;FONT face=Tahoma&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;Donc, «maman d'amouuuur Est-ce que tu peux venir me porter chez Alex  SVP», me demande ma grande les yeux remplis d'espoir. C'est que la Alex en  question, bien qu'elle soit très gentille, habite à 30 minutes du confort de mon  salon. C'est qu'il fait moins &lt;/SPAN&gt;&lt;st1:phone o_x003a_ls="trans"  phonenumber="800$$$$$"&gt;&lt;st1:phone o_x003a_ls="trans"&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;800  000&lt;/SPAN&gt;&lt;/st1:phone&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt; deho&lt;/SPAN&gt;&lt;/st1:phone&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;rs, que je suis en pyjama et drôlement bien dans mon divan, moi.  Alors loin de moi est l'idée d'enfiler mon &lt;I&gt;suit&lt;/I&gt; de chauffeuse pour ma  petite princesse ce soir. «Désolée ma grande, mais j'ai &lt;I&gt;punché  off&lt;/I&gt;.»&lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  style="FONT-FAMILY: Tahoma" lang=FR-CA&gt;Finalement, c'est Alex qui est venue  dormir à la maison. Mais ce que je ne savais pas, c'est qu'il n'y a pas de jour  de congé pour les &lt;I&gt;taxis-moms, &lt;/I&gt;même pas le jour du Seigneur. À peine Maxim  était sortie du lit que déjà elle tétait un &lt;I&gt;lift&lt;/I&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  style="FONT-FAMILY: Tahoma" lang=FR-CA&gt;«Maman chérie d'amour» (Ça c'est encore  pire que le simple maman d'amour. C'est annonciateur d'une très très grande  demande. Je suis donc sur mes gardes. Que va-t-elle me demander? D'aller la  porter au Ikea de Boucherville? De la reconduire chez son amie Élisabeth qui est  déménagé à Québec?)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  style="FONT-FAMILY: Tahoma" lang=FR-CA&gt;«Est-ce que tu peux venir nous reconduire  à la patinoire?»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  style="FONT-FAMILY: Tahoma" lang=FR-CA&gt;Ah je m'en faisais pour rien. L'anneau  de glace est à trois minutes de la maison. «Sans problème ma poulette. Vous  voulez être là à quelle heure?»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  style="FONT-FAMILY: Tahoma" lang=FR-CA&gt;«Euh est-ce qu'on peut aller chercher  Laura en même temps? Et après, est-ce que tu vas pouvoir aller reconduire  Aurélie chez elle. Puis, cet après-midi, on aimerait ça aller skier, mais juste  à Bellevue. On a pensé à toi maman, ce n'est pas trop loin quand même. J'ai dit  à William qu'on pourrait l'embarquer, c'est OK? Tu pourrais venir nous chercher  à &lt;/SPAN&gt;&lt;st1:time Hour="17"&gt;&lt;SPAN style="FONT-FAMILY: Tahoma" lang=FR-CA&gt;17  h&lt;/SPAN&gt;&lt;/st1:time&gt;&lt;SPAN style="FONT-FAMILY: Tahoma" lang=FR-CA&gt; et j'irais  souper chez Laura. Comme c'est dimanche, faudrait pas que je parte trop tard de  chez elle ce soir.»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  style="FONT-FAMILY: Tahoma" lang=FR-CA&gt;Soupir. Me suis faite avoir. Faudra  désormais m'appeler Gen le taxi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV&gt;&amp;nbsp;&lt;/DIV&gt;&lt;/BODY&gt;&lt;/HTML&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-2015478441213513725?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/2015478441213513725/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=2015478441213513725' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/2015478441213513725'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/2015478441213513725'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/02/gen-le-taxi.html' title='Gen le taxi'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-5586798231788185006</id><published>2010-01-27T17:05:00.001-05:00</published><updated>2010-01-27T17:05:27.678-05:00</updated><title type='text'>La leçon de Dominick</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;&lt;FONT face="Book Antiqua"&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;?xml:namespace  prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;Quand mes parents sont déménagés dans le nord de la ville  et que je suis arrivée dans cette nouvelle école, j'ai fait une grande  découverte. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Faut dire que du haut de mes huit ans,  je ne connaissais pas grand-chose du monde qui m'entourait. Mes intérêts se  limitaient pas mal à &lt;I style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;Traboulidon&lt;/I&gt;, à  tout ce qui pouvait être fluo et au nouveau catalogue du Distribution aux  consommateurs que j'attendais avec impatience pour y dresser ma liste de cadeaux  de Noël.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Alors, à mon premier jour dans cette  école, mon nouveau professeur Aline m'avait assigné le pupitre à côté de  Dominick. Tout juste dans la première rangée. À deux pieds du tableau! Sur le  coup, j'ai été un brin insultée&amp;nbsp;: «Est-ce que mon ancienne prof de mon  autre école lui avait dit que je placotais beaucoup en classe?&amp;nbsp;Moi qui  espérais laisser cette fausse réputation dans l'autre  école...»&amp;nbsp;&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Mon indignation d'être assise aux  premières loges a rapidement cédé sa place à ma curiosité face à Dominick. C'est  que c'était la première fois que je voyais une noire en vrai de vrai. Je  connaissais Mickael Jackson et je trippais sur les Cosby à la télé, mais jamais  j'en avais vu une de si près. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Il fallait que je me retienne à deux  mains pour ne pas toucher ses cheveux crépus. Je n'ai pas osé lui demander de me  laisser y mettre mes doigts pour toucher leur texture. Par contre, subtilement,  je l'ai analysé de la tête aux pieds&amp;nbsp;: elle sentait bon, je comprenais ce  qu'elle disait quand elle parlait et en plus, elle avait de superbes bas roses  fluos. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Au fil des jours où on a appris nos  tables de multiplications jusqu'à 12, j'ai découvert qu'elle était meilleure que  moi en français, mais que je la battais au ballon prisonnier. Elle est discrète,  mais on s'amusait bien ensemble. Tout comme j'avais du plaisir avec Nadine ou  avec Stéphanie. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Quand elle me parlait de son pays, elle  me faisait rêver. Sa maman était allée la chercher en Haïti, un pays très  pauvre. Je l'imaginais toute nue, le bedon vide, le regard triste.  J'applaudissais sa nouvelle famille de l'avoir «sauvée» du pétrin.  &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Pourtant, jamais Dominick ne m'a parlé  d'Haïti comme d'un pays sans avenir. Qu'il fallait fuir. Au contraire. Elle  disait que c'était merveilleux, que les gens étaient gentils et toujours prêts à  aider. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Mais dans ma petite tête, c'était  difficile à comprendre toutes ces notions. Pourquoi n'était-elle pas restée  là-bas alors, qu'ici, il fait -30 et que nous sommes obligés de mettre nos  passe-montagnes?&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Bref, côtoyer Dominick m'aura appris que  la différence ne fait pas mal. Je n'arrivais pas à comprendre pourquoi des gens  disaient que les noirs n'étaient pas travaillants (ils auraient changé d'idée à  voir mon amie bosser et bosser sur la conjugaison du verbe être au passé composé  qui nous donnait tant de mal). Ça ne me rentrait pas dans la tête qu'il y avait  des personnes qui croyaient que les noirs étaient moins intelligents (en tout  cas, si c'était le cas, j'étais cancre en sale à côté d'elle!). Pour moi,  Dominick était une amie comme une autre. Et puis, j'en suis venue à me foutre  complètement du fait qu'elle ne bronzait pas pendant l'été.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;J'avais à peu près oublié mon amie du  primaire jusqu'à ce que la terre décide de tout foutre par terre en Haïti. En  voyant les gens s'entraider, être optimiste face au futur, je me suis rappelé  les paroles de Dominick sur son peuple. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Du haut de ses huit ans, elle m'aura  appris qu'il ne faut pas juger. Qu'on a tout à gagner à savourer la  différence.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-5586798231788185006?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/5586798231788185006/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=5586798231788185006' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5586798231788185006'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5586798231788185006'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/01/la-lecon-de-dominick.html' title='La leçon de Dominick'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-7304245758882806948</id><published>2010-01-20T09:31:00.000-05:00</published><updated>2010-01-20T09:32:03.948-05:00</updated><title type='text'>Urgence shopping</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;&lt;FONT face="Book Antiqua"&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Il y a urgence d'aller faire une virée  shopping. Pas pour remplir ma garde-robe de jeans à panneau et de nouveaux  soutiens-gorges capables de contenir les deux nouveaux amis qui ont poussé, tout  à coup, sur ma poitrine.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Non, ce que je cherche, c'est plus un  chandail rayé noir et blanc. Il me faut aussi un sifflet pis des cartons jaunes  et rouges.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Parce que depuis quelque temps, je n'ai  plus tellement l'impression d'être une maman. Non, je me sens plutôt comme si  j'étais un arbitre à temps plein. Comme si j'étais devenue la Ron Fournier de ma  maisonnée. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;«Filou, veux-tu mettre la table svp, le  souper est prêt?» «Non maman, c'est au tour de Maxim. Moi je l'ai fait hier», me  répond-t-elle. «Euh… non! Ce n'est pas vrai! hurle ma grande. C'est toujours moi  qui mets la table. C'est à elle à le faire.» Là, si j'avais eu mon sifflet  d'arbitre, j'aurais pu souffler dedans et imposer ma discipline. Parce que c'est  bien connu: ce que décide un arbitre, c'est incontestable.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Ce matin, encore, dans l'auto, c'est  Félixe qui ouvre le bal: «Maxim, donne-moi le DS, c'est à mon tour de jouer  maintenant.» Devant le refus catégorique de ma grande, la benjamine, qui n'a pas  l'intention de faire tout le trajet maison-école sans avoir joué au moins une  partie de Mario Bros, en remet. «Hier, c'est toi qui a joué tout le long. C'est  tout le temps toi qui a le DS. Donne-le-moi maintenant!»&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Ma grande tente toujours de sauver la  princesse du terrible Bowser. Elle est totalement insensible devant les  supplications de sa sœur. «Tu n'avais qu'à prendre le DS avant», lui  lance-t-elle sur un ton sans appel. Pensez-vous que la Filou allait laisser  cette histoire se terminer ainsi?&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;«Mamaaaaan! C'est toujours elle qui a le  DS dans l'auto. Moi, je ne l'ai jamais. Ce n'est pas juste. Je suis assez tannée  de l'avoir comme sœur!» C'en était trop pour mes oreilles à peine réveillées.  J'ai arraché le DS en question pour le foutre dans le fond de l'auto. «Si vous  n'êtes pas capables de vous entendre, tant pis, personne ne jouera. Et pour vous  punir, je vous oblige à écouter les nouvelles de Radio-Canada. Vous allez voir  qu'ailleurs autour de votre petit nombril, des gens ont des problèmes plus  graves que de passer le temps dans une voiture. Et là, je ne veux plus rien  entendre jusqu'à votre arrivée à l'école», leur dis-je en montant le son de la  radio.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Si j'avais pu, je leur aurais refilé un  carton jaune chacune pour conduite antisportive. À trois cartons jaunes, je les  laisse sur le bord de la King Ouest. Tenez-le pour dit.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;«Les filles, il faut changer la cage de  Lili-Bunny.&amp;nbsp;Ça va être fait ce soir?» Les deux sœurs me répondent en même  temps, comme si c'était la plus grande évidence du monde&amp;nbsp;: «Oui, oui,  maman.»&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;Évidemment, à &lt;/SPAN&gt;&lt;?xml:namespace  prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /&gt;&lt;st1:time  Minute="30" Hour="20"&gt;&lt;st1:time Hour="20"&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;20  h&lt;/SPAN&gt;&lt;/st1:time&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt; 30,&lt;/SPAN&gt;&lt;/st1:time&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;  avant le dodo, rien n'avait été fait. «C'est Maxim qui était supposée la faire  maman.» «C'est même pas vrai! C'est moi qui l'ai faite la dernière fois. C'est  ton tour. Pis le lapin est dans ta chambre, c'est toi qui devrais toujours t'en  occuper.» Le ton monte. «Hé non! C'est notre lapin à toutes les deux Max! Tu  dois t'en occuper aussi. Moi je lui donne de l'eau à tous les jours. Toi, tu  pourrais faire la litière il me semble.»&lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Je n'en peux plus de tout ce boucan et  je cherche une bonne recette de civet de lapin sur Google. Maxim me voit faire  et file tout droit dans la chambre avec un sac à poubelle. On l'a échappé belle,  mais ça leur aurait valu, certainement, une suspension de dessert pour plusieurs  jours. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Où puis-je trouver un chandail d'arbitre  de grossesse, savez-vous?&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV&gt;&lt;FONT face="Bookman Old Style"&gt;&lt;/FONT&gt;&amp;nbsp;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-7304245758882806948?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/7304245758882806948/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=7304245758882806948' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/7304245758882806948'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/7304245758882806948'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/01/urgence-shopping.html' title='Urgence shopping'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-277604143797130772</id><published>2010-01-13T11:45:00.001-05:00</published><updated>2010-01-13T11:45:57.723-05:00</updated><title type='text'>Salut Sandra,</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;&lt;FONT face="Book Antiqua"&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;Tu ne rêves pas. On ne se connait pas. Ni d'Ève, ni  d'Adam. &lt;SPAN style="mso-spacerun: yes"&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Mais ce matin, en lisant la rubrique  nécrologique du journal, j'ai eu envie de t'écrire. &lt;BR&gt;Pour te rassurer.  T'encourager. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Comme d'autres l'ont fait pour moi quand  le même drame s'est abattu sur mes filles. Quand je me suis posé les mêmes  questions qui doivent revenir sans cesse dans ta tête en ce  moment.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Parce que cette vie qui bascule en  quelques heures a de quoi surprendre. Déstabiliser. Détruire. Effrayer.  &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;En une fraction de seconde, nos  scénarios de vie sont jetés aux ordures. Nos futures photos de famille à la  graduation de notre plus grande, au mariage de notre plus jeune se sont  évanouies. L'idée de bercer notre petit-fils avec l'homme de notre vie en se  rappelant nos gaffes de jeunes parents doit être, à présent, reléguée aux  oubliettes. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Plus de papa pour prendre la relève  quand maman est à bout. Plus de papa avec qui jaser des heures et des heures des  prouesses de nos rejetons. Plus de papa avec qui analyser la situation quand les  choses tournent mal.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Et puis là, tu regardes ta poulette et  tu te demandes comment elle vivra tout ça. Comment elle réagira alors qu'elle  vient de perdre l'une des deux personnes les plus importantes de sa vie? Comment  feras-tu pour l'accompagner dans ce deuil alors que toi-même tu refuses de  croire ce qu'il t'arrive?&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Tu te questionnes sans cesse et bien peu  de réponses parviennent à tes oreilles. Tu voudrais tellement savoir. Tellement  te projeter dans l'avenir pour te rassurer, pour te dire que ta fille passera au  travers comme une championne. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Tu voudrais surtout revenir en arrière  et changer le cours des choses. Tu donnerais n'importe quoi pour te réveiller de  ce terrible cauchemar. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Tu cries à l'injustice que ta fille  grandisse sans papa. Tu hurles ta tristesse de savoir que plus jamais un papa ne  sera là pour lui apprendre à faire du vélo. Tu pleures en pensant aux milliers  de câlins de papa qu'elle ne recevra pas. Ton cœur est fendu en  mille.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Alors que j'imaginais mes filles se  diriger tout droit vers la délinquance. Pendant que je pensais qu'elles  passeraient leurs dix prochaines années à pleurer sur l'oreiller. Quand  j'imaginais que leur vie était finie, j'étais dans les patates pilées avec plein  de crème 35 % bourrées de beurre et de sel. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;J'étais dans le champ. Parce que je  refusais de croire que l'on pouvait grandir et continuer d'être une enfant  épanouie.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Et pourtant, c'est le cas. Pendant que  je paniquais sur d'hypothétiques drames mettant en scène mes filles, je refusais  de voir qu'elles allaient bien. Qu'elles avaient en elles les forces nécessaires  pour passer au travers cette épreuve.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Une amie m'avait dit: «Les enfants qui  ont vécu un grand drame sont beaucoup plus aptes au bonheur.» Elle disait vrai,  Sophie. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Tu verras, ta fille croquera dans la vie  très bientôt. Elle sourira plus souvent qu'à son tour. Elle aura une telle  volonté de foncer dans la vie que ça en sera déstabilisant à l'os.  &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Ce n'était plus moi qui étais là pour  soutenir mes petites orphelines. C'étaient elles, qui par leur détermination,  leur joie de vivre, qui m'ont aidée à passer au travers. Qui m'ont fait  comprendre que tout irait bien. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Il y aura toujours un vide dans le cœur  de ta fille, c'est vrai. Mais parce que tu seras là pour elle. Parce que tu lui  donneras de l'amour pour dix. Parce que tu l'écouteras quand elle aura envie de  pleurer parce que son père est parti au paradis des papas, ta fille ira bien.  &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Tu verras. Faut juste avoir  confiance.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV&gt;&amp;nbsp;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-277604143797130772?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/277604143797130772/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=277604143797130772' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/277604143797130772'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/277604143797130772'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/01/salut-sandra.html' title='Salut Sandra,'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-5001687202552220397</id><published>2010-01-07T09:50:00.001-05:00</published><updated>2010-01-07T09:50:21.450-05:00</updated><title type='text'>Attendre. Je ne fais que ça attendre.</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;&lt;FONT face="Book Antiqua"&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;J'attends. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Depuis toujours j'attends quelque chose.  Et je pense que c'est encore pire quand je suis enceinte. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Là, j'attends avec impatience mon écho  de 20 semaines. Non, ce n'est pas vrai. Avant, sur ma liste d'attente, il y a  mon prochain rendez-vous au Centre de maternité. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;J'attends ce moment pas tant pour savoir  combien de livres j'ai pris depuis le début de ma grossesse. Nenon. Plutôt pour  entendre les si mignons battements du cœur de mon petit Boum boum.  &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;N'y a-t-il pas meilleure musique pour  les oreilles d'une future maman? Ce son si rassurant qui nous dit: «T'inquiète  pas, je suis bien là. Les nausées que tu as, maman, depuis quelques mois, ce  n'est pas une gastro qui n'en finit plus. C'est de ma faute. C'est aussi à cause  de moi que tu peines à rester éveillée plus tard que &lt;/SPAN&gt;&lt;?xml:namespace  prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /&gt;&lt;st1:time  Hour="19"&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;19 h&lt;/SPAN&gt;&lt;/st1:time&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt; 15.» Ces  renversants boum boum qui rendent si concret le plus rose du test.  &lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Cette mélodie si simple, mais ô combien  porteuse d'espoir, de rêves, de projets, je l'écouterais encore et encore. Il me  reste 14 longs dodos avant de pouvoir me bercer de ce rythme qui bat tous les  plus grands hits du monde. Alors j'attends. J'attends. Et j'attends encore.  &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;J'attends aussi ce grand jour où,  alléluia!, je serai capable de bosser toute une journée sans piquer un petit  somme à l'infirmerie le &lt;/SPAN&gt;&lt;st1:time Hour="12" Minute="0"&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;midi.&lt;/SPAN&gt;&lt;/st1:time&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt; Où je serai en mesure  d'écouter &lt;I style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;Les Parents&lt;/I&gt; jusqu'au bout  sans m'écrouler de sommeil sur le divan. Où, enfin, cette super énergie que les  femmes enceintes ont débarquera, chez moi. &lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;J'attendais avec beaucoup d'anxiété le  fameux cap des 12 semaines. Vous savez, ce stade magique qui est supposé vous  enlever cette peur de la fausse-couche? Qui relaie aux poubelles le syndrome du  fond de bobettes (celles qui portent la vie savent de quoi je parle)? Qui fait  en sorte que l'angoisse des maux de ventre s'en va prendre son &lt;I  style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;Bovril&lt;/I&gt; ailleurs? Cette date magique que  plusieurs attendent avant de crier la nouvelle sur tous les  toits?&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Je sais bien que ce n'est pas parce que  j'affiche un beau 14 semaines et deux jours sur mon calendrier de baleine que je  suis à l'abris des malheurs. Mais, bon, les statistiques jouent plus de mon bord  qu'avant maintenant. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Après, je sais que j'attendrais avec  hâte le premier coup de pied ressenti. Le premier hoquet. La première fois où  Boum Boum viendra se coller au creux de ma main posée sur mon bedon.  &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Puis, viendra l'attente de lui  construire un petit nid douillet. De laver ses petits pyjamas. De suivre les  cours prénataux avec l'amoureux. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Enfin, je n'en finirai plus d'attendre  qu'il se décide à sortir de son loyer. À rêver à ces contractions qui  m'amèneront à sa rencontre. À penser à ces doux moments d'allaitement qui nous  uniront. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Être mère, c'est apprendre à être  patiente. Sans contredit. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV&gt;&amp;nbsp;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face="Bookman Old Style"&gt;Geneviève Proulx&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face="Bookman Old Style"&gt;Rédactrice en chef&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT color=#ff0000 face="Bookman Old Style"&gt;&lt;STRONG&gt;La  Nouvelle&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face="Bookman Old Style"&gt;Tél.: 819 564-5450  #313&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face="Bookman Old Style"&gt;Télec.: 819 563-1977&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face="Bookman Old Style"&gt;1950, rue Roy&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face="Bookman Old Style"&gt;Sherbrooke&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face="Bookman Old Style"&gt;J1K 2X8&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face="Bookman Old Style"&gt;&lt;A  href="http://www.leblogueagenevieve.blogspot.com/"&gt;www.leblogueagenevieve.blogspot.com&lt;/A&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT color=#ff0000 size=4  face="Bookman Old Style"&gt;&lt;STRONG&gt;Suivez-moi sur Twitter:  genevieveproulx&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV align=left&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT color=#ff0000 size=4  face="Bookman Old Style"&gt;Suivez La Nouvelle sur Twitter:  HebdoLaNouvelle&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV&gt;&amp;nbsp;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-5001687202552220397?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/5001687202552220397/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=5001687202552220397' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5001687202552220397'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5001687202552220397'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/01/attendre-je-ne-fais-que-ca-attendre.html' title='Attendre. Je ne fais que ça attendre.'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-445068056477876606</id><published>2010-01-04T10:08:00.001-05:00</published><updated>2010-01-04T10:08:17.405-05:00</updated><title type='text'>Une nouvelle tradition est née!</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;&lt;FONT face="Book Antiqua"&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;Avant même d'avoir pensé à mettre au monde le poupon qui  me suit 24&amp;nbsp;h sur 24 niché derrière mon nombril depuis quelques mois, j'ai  accouché d'une tradition la veille de Noël. Une nouvelle façon de fêter Noël qui  fera des petits, j'ai bien l'impression. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Cette année, on avait &lt;I  style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;garoché &lt;/I&gt;dans ma cour l'organisation de  notre party de Noël. Habituellement, on ne se casse pas le bicycle. On met une  tourtière dans le four, on foule le frigo de Stella Artois, pis on s'assure  qu'il y a une bûche de Noël quelque part dans le congélo. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;À &lt;/SPAN&gt;&lt;?xml:namespace prefix = st1 ns  = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /&gt;&lt;st1:time Hour="19"&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;19&amp;nbsp;h,&lt;/SPAN&gt;&lt;/st1:time&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt; les invités seraient  arrivés. On s'embrasserait comme si ça faisait 200&amp;nbsp;ans qu'on s'était vu  alors qu'on se parle quatre&amp;nbsp;fois par jour et que l'on soupe ensemble  deux&amp;nbsp;fois par semaine. Tout le monde aurait sorti ses beaux atours. Même  Alex aurait délaissé ses joggings pour un pantalon propre et je gage 20&amp;nbsp;$  que ses bas auraient été pareils pour une fois. &lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;On se serait raconté nos vies, que l'on  connaît déjà par cœur, douze&amp;nbsp;fois. Pis on aurait commencé à déballer les  cadeaux. La bière aurait cédé sa place au vin et probablement qu'à ce stade, il  y aurait déjà trois ou quatre bouteilles dans le bac vert. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;On aurait rigolé. On aurait été contents  des trucs reçus. On aurait eu de belles surprises. Pis on serait descendu en bas  jouer à la Wii. Ça aurait été super &lt;I  style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;l'fun&lt;/I&gt;... comme à chaque année. Mais  justement, c'est toujours pareil. Je suis incapable de dire en quoi le Noël de  &lt;/SPAN&gt;&lt;st1:metricconverter ProductID="2008 a"&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;2008  a&lt;/SPAN&gt;&lt;/st1:metricconverter&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt; été différent de celui de 2007.  Mystère. &lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;J'avais donc envie que le Noël 2009 soit  magique. Que l'on se sorte du connu. Qu'on s'en souvienne pour toujours. Qu'on  puisse avoir des souvenirs à la tonne de cette soirée féerique. Que lorsque mes  poules seraient grandes, elles puissent dire: «Te souviens-tu, maman, comment  cette année-là notre Noël avait été extraordinaire?»&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Toute seule dans mon coin, j'ai fait de  la recherche. J'ai appelé ici et là. J'ai questionné des amis. Puis j'ai trouvé.  &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;«Euh... bonjour! Je sais que je dois  rêver en couleur, à deux semaines de Noël, mais est-ce que c'est possible de  louer votre chalet le 24?» J'avais, à ce moment, les doigts croisés, les orteils  croisés, les bras croisés et les jambes itou. «C'est toujours bon de rêver, me  répond mon interlocutrice. C'est libre le 24!»&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;Voilà, j'avais trouvé un petit endroit  de rêve pour fêter notre Noël 2009. En bonne ratoureuse que je suis, je n'ai  dévoilé mon plan de match du 24&amp;nbsp;décembre à personne. Tout ce que mes  invités savaient, c'est ce qu'ils devaient apporter dans leur valise: des  bottes, des mitaines, des pantalons de neige, une brosse à dents, un pyjama.  Rendez-vous chez moi, le 24&amp;nbsp;décembre, à &lt;/SPAN&gt;&lt;st1:time Hour="14"&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;14&amp;nbsp;h.&lt;/SPAN&gt;&lt;/st1:time&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt; &lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Pendant deux&amp;nbsp;semaines, j'ai été  questionnée. On a tenté de me soutirer l'information à savoir où j'allais les  amener. Dans un igloo? Dans un tipi? Dans la maison d'un millionnaire sur le lac  Memphrémagog? Motus et bouche cousue. Même l'amoureux n'était au courant de  rien. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Arrivés à destination, nous avons pris  possession des lieux. Un charmant petit chalet de bois, où nous attendait un  joli feu de foyer, situé tout juste à côté d'un petit ruisseau, mais surtout à  côté d'une immense pente où nous irions glisser avec des tubes dans quelques  minutes. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;On a descendu et redescendu cette côte  maintes et maintes fois, cumulant les fous rires et les cascades les plus  loufoques. Même le chien Gucci était de la partie. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Quand les estomacs ont commencé à crier  famine, nous avons sorti les plateaux de hors-d'œuvre et d'amuse-gueule que tous  et chacun avait préparé et le père Noël a commencé son boulot de distribution de  cadeaux. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Puis, quelqu'un a sorti sa guitare,  laissant le répertoire de Noël de côté pour les classiques de Beau Dommage à Joe  Dassin. Tous chantaient, tapaient des mains ou dansaient. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;Les moins endurants ont trouvé refuge  dans leur lit vers &lt;/SPAN&gt;&lt;st1:time Hour="2"&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;2&amp;nbsp;h&lt;/SPAN&gt;&lt;/st1:time&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt; du matin. Les plus durs  ont fêté jusqu'à &lt;/SPAN&gt;&lt;st1:time Hour="5"&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;5&amp;nbsp;h.&lt;/SPAN&gt;&lt;/st1:time&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt; Dans nos petites  chambres où couchaient neuf&amp;nbsp;personnes, peu ont dormi... à part ceux qui  croyaient participer à un concours de ronflements peut-être!&lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Au petit matin, je me suis installée  devant les fourneaux pour faire cuire œufs et bacon pour mon monde. Les yeux  étaient petits, mais les sourires grands. Puis, j'ai pris un instant pour  regarder mes filles, mes sœurs, mes parents, mes grands-parents et mes amis  manger tous ensemble, dans une telle harmonie et je me suis dit: Mission  réussie! On se souviendrait longtemps de ce Noël.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;J'ai su que j'avais rempli mon défi  quand Lalie m'a dit: «L'an prochain, c'est nous qui l'organisons, pis nous avons  déjà une idée!»&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV&gt;&amp;nbsp;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face="Bookman Old Style"&gt;Geneviève Proulx&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face="Bookman Old Style"&gt;Rédactrice en chef&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT color=#ff0000 face="Bookman Old Style"&gt;&lt;STRONG&gt;La  Nouvelle&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face="Bookman Old Style"&gt;Tél.: 819 564-5450  #313&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face="Bookman Old Style"&gt;Télec.: 819 563-1977&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face="Bookman Old Style"&gt;1950, rue Roy&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face="Bookman Old Style"&gt;Sherbrooke&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face="Bookman Old Style"&gt;J1K 2X8&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT face="Bookman Old Style"&gt;&lt;A  href="http://www.leblogueagenevieve.blogspot.com/"&gt;www.leblogueagenevieve.blogspot.com&lt;/A&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT color=#ff0000 size=4  face="Bookman Old Style"&gt;&lt;STRONG&gt;Suivez-moi sur Twitter:  genevieveproulx&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV align=left&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT color=#ff0000 size=4  face="Bookman Old Style"&gt;Suivez La Nouvelle sur Twitter:  HebdoLaNouvelle&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/DIV&gt; &lt;DIV&gt;&amp;nbsp;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-445068056477876606?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/445068056477876606/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=445068056477876606' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/445068056477876606'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/445068056477876606'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2010/01/une-nouvelle-tradition-est-nee.html' title='Une nouvelle tradition est née!'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-6126531737491937860</id><published>2009-12-22T09:19:00.001-05:00</published><updated>2009-12-22T09:19:57.979-05:00</updated><title type='text'>Madame Bricole</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;&lt;FONT face="Book Antiqua"&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;Je déteste bricoler des petites maisons  en bâtons de Popsicle. Je pense que j'haïs encore plus colorier dans des cahiers  où il ne faut pas dépasser les lignes. Et quand je vois l'une des poulettes  descendre dans la cuisine avec la mallette à fabrication de bijoux, j'implore le  ciel qu'il n'y ait pas, cette fois, &lt;/SPAN&gt;&lt;?xml:namespace prefix = st1 ns =  "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /&gt;&lt;st1:phone  o_x003a_ls="trans"&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;200&amp;nbsp;000&lt;/SPAN&gt;&lt;/st1:phone&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&amp;nbsp;billes par terre. Je suis un peu moins stressée quand les  filles sortent la pâte à modeler, mais bon, je sais qu'il faudra que je passe au  moins une demi-heure à ramasser les vestiges de Play Doh un peu partout dans la  maison. &lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Quand Filou a envie de se prendre pour  Picasso, je cherche mille et une excuses pour refuser qu'elle sorte la gouache.  Quand Max veut faire du scrapbooking, je lui suggère que ça serait tellement  plus le &lt;I style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;fun&lt;/I&gt; se louer un film en se  gavant de pop corn. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Souvent, ça fonctionne. Je réussis à  détourner leur attention de cette folie créatrice qui les assaille trop souvent  pour moi. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Comme ça, j'ai l'air d'une méchante mère  pas très dévouée au bonheur artistique de ses poules, je sais. Mais j'ai  d'autres belles qualités quand même. Je ne peux pas être parfaite. Sinon,  imaginez le bordel que ça ferait dans toutes les familles. Toute la pression que  ça mettrait sur toutes les mères du monde de savoir qu'à Sherbrooke se trouve LA  mère parfaite. Alors voilà, dans le fond, je fais ça pour  vous.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;De toute façon, ce n'était pas vraiment  là mon point. Je voulais seulement dire que c'est bien moins de trouble mettre  un enfant dehors dans la neige ou derrière une bande dessinée que de sortir les  grandes feuilles blanches, les pinceaux, les tubes de gouache, le pot d'eau, les  tabliers, superviser les opérations, répondre aux centaines de questions des  enfants («Maman, qu'est-ce que je peux peinturer?»), ramasser le pot d'eau qui  est tombé accidentellement par terre, s'extasier devant les œuvres d'art de la  plus jeune («C'est beau, mais c'est quoi?»), laver les pinceaux, nettoyer la  table, accrocher les chefs d'œuvre sur le frigo, ranger le bazar. Voyez, pour  une activité qui aura duré 20&amp;nbsp;minutes, j'en ai pour des jours à m'en  remettre. Alors, c'est plus simple de dire: «Oh! Ça aurait été le &lt;I  style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;fun&lt;/I&gt;, mais la gouache a tout  séché...»&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Mais bon, je ne suis pas toujours aussi  insensible au bonheur qu'ont mes enfants de vouloir bricoler. En fait, je dirais  que ça m'arrive une fois par année. Je ne sais pas trop ce qui se produit dans  le circuit électrique de mon cerveau, mais quand décembre se pointe sur le  calendrier, j'ai les mains qui me démangent. Elles sont carrément en feu. J'ai  comme une bulle au cerveau du cadeau à offrir fait de nos blanches mains.  &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Pis pas question de me contenter de  trucs simples comme la construction d'une maison en pain d'épices. Nenon. J'aime  bien me la jouer plus compliqué un brin. Pis c'est encore mieux quand les  poulettes ont un rôle à jouer dans l'opération «Cadeaux-faits-main-2009».  &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Alors, je passe toutes mes soirées de  novembre à chercher sur le net des idées de bricolage de Noël simples à  réaliser, mais qui décrocheront la mâchoire. Je range le tout dans un répertoire  des plus organisés. Puis, j'analyse. Qu'est-ce qui sera simple, rapide et pas  trop coûteux? Qu'est-ce qui se faufilera bien sous le sapin?&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Une année, j'avais entrepris d'enjoliver  des boules de Noël avec de la peinture à vitrail. ERREUR! Quelle gaffe  monumentale. Ç'a été l'enfer comme moment, malgré la bonne volonté. Malgré la  belle musique de Noël qui jouait dans les airs. Deux boules sur trois se sont  retrouvées par terre ET cassées. De la peinture vitrail, ça te colore une table  dans le temps de le dire (et vous laisse un souvenir à vie de ce joyeux moment)  et en plus, ça donne un résultat tellement moche que même les boules que j'ai  faites donnaient l'impression d'avoir été peintes par un enfant de  deux&amp;nbsp;ans...&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Mais elles s'en foutaient carrément mes  héritières que tout allait croche dans cet atelier de bricolage. Max et Filou  voyaient plutôt là un moment spécial passé avec maman. Un moment qui n'arrive  qu'à Noël. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Joyeux  Noël!&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-6126531737491937860?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/6126531737491937860/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=6126531737491937860' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/6126531737491937860'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/6126531737491937860'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/12/madame-bricole.html' title='Madame Bricole'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-3782861577683605909</id><published>2009-12-15T17:05:00.001-05:00</published><updated>2009-12-15T17:05:38.211-05:00</updated><title type='text'>Naïve Geneviève</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;&lt;FONT face="Book Antiqua"&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;?xml:namespace  prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoBodyText&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;C'est une Geneviève bien naïve qui, un matin de 1997, est  devenue une mère en devenir. Qui, armée de son test de grossesse bien positif,  se faisait des scénarios de rêve. Imaginait des relations mère-enfant empreintes  de bonheur, de joie et de rires. Qui planifiait des conversations familiales  basées sur le respect et l'écoute de l'autre. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Non, les chicanes, le chialage, les  relations tendues ne séviraient pas chez moi. Je serai une mère à l'écoute,  patiente et pleine d'énergie. Jamais, ô grand jamais, on ne me verrait sortir de  mes gonds, perdre patiente pour une peccadille, hurler après ma progéniture.  &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;Moi, je voulais être une mère  exemplaire. Une maman de magazine. &lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN style="mso-ansi-language: NL"  lang=NL&gt;De film d'Hollywood.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Une mère bien naïve, bref.  &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Parce que mes idées de la vie familiale,  on s'entend que c'est de la merde. Que je m'enfonçais le doigt dans l'œil assez  profond pour pouvoir aller me gratter le dessous des orteils. J'étais dans le  champ en sale. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Retrouvons naïve Geneviève, hier soir,  au retour du boulot. En rentrant dans la maison, elle s'enfarge dans les bottes  qui traînaient dans l'entrée: «Maxxxxiiiiiiiim!!! Tes  boooooottes!!»&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Maxim, complètement stupéfaite devant ma  réaction qu'elle doit juger excessive: «Ah! Désolé, maman, j'ai oublié de les  ranger dans la garde-robe.»&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Geneviève, à soi-même: «C'est vrai que  c'est une nouvelle règle. Je viens d'ailleurs de l'inventer. Des bottes,  pourquoi ça irait dans la garde-robe alors que ça peut si bien traîner dans  l'entrée et permettre ainsi aux gens qui rentrent dans la maison de se péter la  gueule avec de si belles bottes. À quoi penses-tu, Geneviève?»&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Quelques instants plus tard, naïve  Geneviève se rend à la salle de bain. «C'est qui la dernière qui est allée aux  toilettes? Parce que j'aimerais qu'elle m'explique pourquoi le rouleau de papier  de toilette vide n'a pas été remplacé?»&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Évidemment, personne n'est allé dans ce  coin-là depuis les 72 dernières heures, donc personne n'est coupable du délit.  &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Prochain arrêt pour naïve Geneviève? La  cuisine, où elle ira préparer le souper. Oh! Mais quelle surprise voit-elle sur  le comptoir? «Filou, ta boîte à lunch! Pourquoi n'est-elle pas vidée? Je sais  que c'est un nouveau concept pour toi. Ça ne fait que quatre&amp;nbsp;ans que tu  dois défaire ta boîte à lunch au retour de l'école. J'imagine que c'est moi qui  suis trop impatiente. Tu dois avoir besoin encore de temps pour assimiler le  concept.»&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Naïve Geneviève s'affaire ensuite à  popoter le souper et ô surprise, elle s'aperçoit que le lave-vaisselle est bien  rempli et... propre. Tâche que Maxim doit accomplir chaque jour, avant le  souper. Concept simple, je crois. Tu arrives de l'école, tu mets tes bottes dans  la garde-robe, tu défais ta boîte à lunch et tu regardes si le lave-vaisselle a  besoin d'être vidé. Si tel est le cas, tu le vides. Simple comme bonjour.  &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;«Maaaaaaax! Pourrais-tu lâcher MSN et  venir vider le lave-vaisselle svp? Oui, je sais, la vie est injuste. Oui, je  sais, c'est toi qui dois tout faire dans la maison. Oui, oui je  sais.»&amp;nbsp;&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;On fini par s'asseoir pour souper.  «Filou! Fais attention!» lui dis-je alors que, distraite, elle a renversé son  verre de lait. Pas pour la première fois. Non pour la deuxième fois ce soir.  &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Une fois les assiettes vidées, on  pourrait penser qu'elles prendraient une autre route, mais pourtant elles  traînent encore sur la table. Pour moi, mes héritières croient que les assiettes  ont de petites pattes leur permettant de se mouvoir. «Les filles, dis-je en  soupirant, est-ce possible de mettre votre assiette dans le lave-vaisselle?»  Même si je dis cette phrase, soir après soir, ça ne rentre pas dans leur  ciboulot. Déprimant.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Je me pointe dans la salle de bain après  que Max ait passé sous la douche. Pourquoi aurait-elle mis son linge sale dans  le panier alors que c'est si simple de le laisser par terre? Pourquoi  aurait-elle raccroché sa serviette sur le crochet alors que ça fait tellement  plus beau sur le sol? Il est où l'intérêt de ranger le tube de pâte à dent dans  le tiroir après utilisation? Pourquoi s'emmerder à partir la ventilation? Que de  questions inutiles, doit-elle se dire. «Maaaaaaaxiiiiiim! Peux-tu venir ranger  ton bazar svp?»&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Naïve Geneviève était tellement loin de  se douter, quand elle passait ses journées à flatter sa bédaine et à chanter des  comptines à petit bébé en construction, qu'une fois le colis expulsé de son  petit logement, elle passerait ses journées à chialer après  lui...&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-3782861577683605909?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/3782861577683605909/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=3782861577683605909' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/3782861577683605909'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/3782861577683605909'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/12/naive-genevieve.html' title='Naïve Geneviève'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-2147726468711333895</id><published>2009-12-11T12:52:00.001-05:00</published><updated>2009-12-11T12:52:46.779-05:00</updated><title type='text'>Un jeudi matin parfait</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;&lt;FONT face="Book Antiqua"&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;Jeudi, le cadran sonnera aux aurores. Ma préado aurait pu  hurler que c'est le milieu de la nuit, mais elle ne le fera pas. L'amoureux ne  me traitera pas de cinglée comme il l'aurait fait habituellement en me voyant me  lever à cette heure matinale. Et ma loulou ne cherchera pas à vouloir dormir  «juste cinq minutes encore maman».&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;Non, tout mon monde sera debout à  &lt;/SPAN&gt;&lt;?xml:namespace prefix = st1 ns =  "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /&gt;&lt;st1:time Hour="5"  Minute="15"&gt;&lt;st1:time Hour="5"&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;5 h&lt;/SPAN&gt;&lt;/st1:time&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt; 15&lt;/SPAN&gt;&lt;/st1:time&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt; ce jeudi avec un sourire en  prime. Je n'aurai pas à crier à Filou de se dépêcher à déjeuner. Elle avalera  ses céréales dans le temps de le dire. Je ne passerai pas mon temps à négocier  avec Maxim sur le choix de sa tenue vestimentaire. Elle aura choisi des  vêtements convenables. Mes filles ne m'entendront pas dire de se grouiller le  derrière pour ne pas rater le bus parce qu'elles seront prêtes dans les délais.  &lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Les petites n'auront même pas l'idée de  se chamailler la télécommande de la télé. Elles ne penseront pas à se &lt;I  style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;picosser &lt;/I&gt;pour un rien. Et aucune crise  existentielle n'aura lieu ce matin-là. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Ce sera un début de journée parfait.  Comme on en rêve tous. Un matin où l'harmonie, la joie et la bonne humeur  règnera.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;On partira ensuite avec notre petit  bonheur pour atteindre l'est de Sherbrooke, au coin des rues King Est et Galt  Est. Là, nous attendront des centaines d'automobilistes. Là, nous attendra notre  bonne action annuelle. Là, nous attendront des centaines de bedons vides que,  par notre travail d'une jour, nous remplirons. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Jeudi, nous aurons tombé du lit très  tôt, comme nous le faisons chaque deuxième jeudi de décembre depuis que je  reçois un talon de paye de &lt;I style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;La  Nouvelle&lt;/I&gt;. Je donnerai à mes héritières un seau de métal et je les lancerai  en plein milieu de la King Est. Allez! Au boulot!&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Ne voyez pas là, l'action d'une mère  inconsciente et indigne. Au contraire! &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Non, nous irons vous solliciter dans le  cadre de la Grande guignolée des médias. Nous irons chercher le petit change qui  traîne dans le fond de vos poches ou celui que vous gardez dans le fond du  coffre à gants pour les parcomètres. Nous ferons de la place aussi dans nos  canisses pour vos gros 20$ ou vos 100$. Nous ne ferons pas de discrimination  monétaire. Et puis, si c'est votre garde-manger que vous voulez soulager de  quelques trucs, nous serons aussi disponibles pour les cueillir et les envoyer  dans d'autres garde-mangers aux tablettes vides. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Et puis, chaque fois que vous déposerez  un huard, un ours polaire ou un Sir Laurier dans la boîte de métal de Filou,  elle vous remerciera grandement avec son sourire mélangé entre dents de bébé et  d'adulte pour ensuite venir me dire&amp;nbsp;: «Maman, maman, le monsieur a mis  plein d'argent en papier dans ma canne!&amp;nbsp;Ça veut dire qu'il y aura moins  d'enfants qui ne mangeront pas à Noël hein maman?»&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Chaque fois que vous déposerez dans les  petits bras de Maxim vos boîtes de carottes, de sauce tomate, de lait maternisé,  même si c'est lourd, même si c'est difficile, elle vous dira un merci rempli de  gratitude. Un merci parce qu'elle réalisera la chance qu'elle a de ne pas voir  débarquer un panier de Noël chez elle. Elle réalisera la chance qu'elle a de  pouvoir contribuer, à sa façon, à remplir des bedons vides. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Ce sera un beau jeudi matin. Vraiment.  J'ai déjà hâte. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o ns =  "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;&amp;nbsp;&lt;/FONT&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-2147726468711333895?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/2147726468711333895/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=2147726468711333895' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/2147726468711333895'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/2147726468711333895'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/12/un-jeudi-matin-parfait.html' title='Un jeudi matin parfait'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-3746351907990736040</id><published>2009-12-02T15:55:00.000-05:00</published><updated>2009-12-02T15:56:02.180-05:00</updated><title type='text'>32 noms</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;&lt;FONT face="Book Antiqua"&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;Ma liste est longue de même. Elle prend presque les deux  côtés d'une feuille de cartable où je n'ai même pas écrit à double interligne.  Nenon. À simple interligne s'il vous plait. Pis pas en grosses lettres comme  Filou écrirait. Meuh non! En toutes petites lettres parce que sinon je  manquerais de place. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Dessus, il y a plein de noms. Pour être  exacte, j'en compte 32. Pis depuis que la liste est débutée, je stresse à l'idée  d'oublier quelqu'un. Pis à tout bout de champ, j'en rajoute un. Donc,  33&amp;nbsp;noms sont inscrits sur ma liste de cadeaux de Noël (j'avais oublié le  camelot). &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Oui, oui vous avez bien lu. Oui, oui  33&amp;nbsp;personnes à qui je veux offrir un petit quelque chose pour Noël. Non,  34&amp;nbsp;personnes (j'avais oublié le brigadier qui fait traverser mes filles  chaque matin avec une patience d'ange et un sourire de plomb).  &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Pour moi, Noël, c'est le moment de  prendre le temps de remercier tout ceux qui gravitent dans mon entourage pour  les moments passés ensemble, pour l'aide apportée, pour l'écoute donnée ou tout  simplement parce qu'ils sont là. Là quand c'est le temps. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Donc, 34&amp;nbsp;personnes, c'est aussi  34&amp;nbsp;idées à trouver. Pis très peu pour moi l'idée de débarquer au  secrétariat du Carrefour de l'Estrie et de demander 34&amp;nbsp;chèques-cadeaux  destinés à l'achat de marchandises dans ses 180&amp;nbsp;magasins et boutiques.  &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Non. Moi j'aime chercher. J'aime trouver  LE truc qui jettera pas terre la personne à qui est destiné le cadeau. Qui lui  sciera les deux jambes.&lt;SPAN style="mso-spacerun: yes"&gt;&amp;nbsp;  &lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Alors, pas question de me mettre en  quête du cadeau parfait le 23&amp;nbsp;décembre, vous comprendrez.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Pas question non plus de réhypothéquer  la maison, de vendre la voiture et d'aller bosser de nuit dans une usine pour  boucler le budget du mois de décembre. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Mon astuce? Je me sers de ma tête… et de  mes mains. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Tout simplement. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;C'est ridicule comme c'est niaiseux.  Faut juste du temps. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Je ne suis pas gênée de vous dire que  chaque année, plusieurs prient le petit Jésus afin de trouver sous le sapin une  boîte de sucre à la crème à la Caramilk, une spécialité dont moi seule ai le  secret. D'autres espèrent déballer mon confit d'oignon érable-balsamique qui  fait des malheurs sous un St-Paulin. Pis j'ai même entendu dire que mon caramel  maison manque cruellement à l'épouse du patron qui ferait des bassesses pour que  le père Noël lui en laisse un pot dans la nuit du 24&amp;nbsp;décembre.  &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Ah zut! 35&amp;nbsp;noms maintenant. J'avais  oublié Marie-Christine, ma collègue de travail. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Mais je ne m'attèle pas qu'au-dessus  d'un chaudron de sucre pour rendre mon monde heureux. Parce qu'il n'y a pas  qu'en gavant parents, amis et enseignantes des poulettes qu'il est possible de  faire plaisir.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Je me rappelle d'une fois où j'avais  passé un après-midi entier à la bibliothèque municipale à retracer et à  photocopier toutes les chroniques que Daniel Pinard avait écrites dans &lt;I  style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;Le Devoir&lt;/I&gt; de la dernière année. Le tout  s'était retrouvé entre deux&amp;nbsp;cartons bleus reliés. Coût de l'opération?  1,49&amp;nbsp;$. Appréciation du receveur du recueil? Il jubilait.  Totalement.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;J'ai fait des photos du gros bedon  d'Élise l'an dernier. Coût de l'opération? 1&amp;nbsp;$ pour le cd sur lequel les  photos ont été gravées. J'ai déjà passé des soirées à faire une super  compilation de musique pour ma sœur. Coût de l'opération? 1&amp;nbsp;$ pour le cd.  Mon autre sœur a déjà reçu une photo de Vincent Vallières que j'avais prise lors  d'un de ses &lt;I style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;shows&lt;/I&gt; et que je lui ai  fait autographier lors d'une entrevue pour le journal. Coût de l'opération?  1,19&amp;nbsp;$: 1&amp;nbsp;$ pour le cadre au Dollarama et 0,19&amp;nbsp;$ pour  l'impression de la photo. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Pas question de me ruiner. Pas question  de passer des heures au Future Shop et au Toys'R'us pour gâter les miens. De  l'imagination et du temps. C'est tout ce que ça prend.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;36&amp;nbsp;noms. J'avais oublié  l'amoureux.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-3746351907990736040?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/3746351907990736040/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=3746351907990736040' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/3746351907990736040'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/3746351907990736040'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/12/32-noms.html' title='32 noms'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-6124334768363226029</id><published>2009-11-24T17:37:00.000-05:00</published><updated>2009-11-24T17:38:07.576-05:00</updated><title type='text'>À chacun ses réussites!</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;&lt;FONT face="Book Antiqua"&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoBodyText&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;FONT  face=Tahoma&gt;Je n'aime pas tellement jouer à des jeux de société ou de table. Je  sais, je suis plate de même. Bah… peut-être une ou deux&amp;nbsp;fois par année, je  joue une &lt;I&gt;game&lt;/I&gt; de Monopoly, mais à part ça, ça m'emmerde. Je me mélange  dans tous ces règlements compliqués, pis je trouve ça  looooong.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoBodyText&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;FONT  face=Tahoma&gt;Si vous ne trouvez pas ça long, c'est que vous n'avez jamais joué au  Rummy avec mon beau-frère. Quand c'est son tour, j'ai le temps d'aller faire une  brassée de foncé, de couper des légumes pour une sauce à spagh et de piquer un  petit roupillon sur le divan. Alors une partie complète peut facilement durer  des heures avec lui. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoBodyText&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;FONT  face=Tahoma&gt;J'aime les jeux rapides où la vivacité d'esprit est récompensée.  J'aime l'adrénaline qui monte dans mon système. J'aime entendre mon cœur battre  à tout rompre. J'aime avoir peur de manquer de temps. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoBodyText&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;FONT  face=Tahoma&gt;Quand j'ai envie de me taper un Scrabble, je me rends sur le site  internet du Scrabble Club (www.isc.ro/fr) et je m'offre un sprint où chaque  joueur a cinq&amp;nbsp;minutes max pour placer toutes ses lettres. Pas le temps de  se décrotter le nez, je vous jure. Pas pour moi donc, les parties de  deux&amp;nbsp;jours et demi où chaque joueur prend une éternité pour écrire un mot  de quatre&amp;nbsp;points. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoBodyText&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;FONT  face=Tahoma&gt;Mais je fais tout de même une entorse à un jeu qui ne se joue pas  rapidement. C'est un truc auquel nous jouons chaque réveillon de Noël. Il n'y a  rien à gagner. Pis il n'y a pas de perdant. Tous peuvent jouer, ceux hauts comme  trois pommes, comme ceux qui reçoivent une rente de retraite. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoBodyText&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;FONT  face=Tahoma&gt;Facile à jouer, il n'a presque pas de règlements à retenir. On ne  demande que d'être honnête. Pis d'être capable de fouiller dans sa mémoire. De  revenir en arrière d'un calendrier complet. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoBodyText&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;FONT  face=Tahoma&gt;La beauté de la chose, c'est que même si mon beau-frère prend  huit&amp;nbsp;heures à son tour, ce n'est pas ennuyant. Au contraire! On s'amuse, on  jase, on questionne, mais surtout on écoute avec une attention que tous les  profs de la province souhaiteraient avoir dans leur classe. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoBodyText&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;FONT  face=Tahoma&gt;À tour de rôle, tous les participants doivent nous dire quelle est  leur plus belle réussite de la dernière année. Et en quoi cette supposée  réussite en est une. Parce qu'il faut défendre notre idée. Convaincre  l'auditoire. Tenter par tous les moyens possibles de persuader les autres que  notre réussite en est une digne de ce nom.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoBodyText&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;FONT  face=Tahoma&gt;Depuis quelques semaines déjà que je pense à mon affaire. Que je  consulte mon agenda des derniers mois. Que je fais le point sur mon dernier  calendrier de vie. Quelle est cette réussite que j'ai accomplie dans l'année  2009 qui jettera le jury à terre? Avec laquelle je pourrai me péter les  bretelles allégrement.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoBodyText&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;FONT  face=Tahoma&gt;Je sais, vous pensez tout de suite à la petite fraise qui vient de  signer un bail dans mon utérus. Oui, c'est une belle réussite. Oui, je suis  contente. Oui, c'est quelque chose, mais reste que c'est facile à réaliser tout  de même: quelques travaux pratiques, de la patience et le tour est joué. Même si  c'est une belle nouvelle, pense pas séduire mon auditoire avec cette histoire  malheureusement. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoBodyText&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;FONT  face=Tahoma&gt;Non, je pense plutôt à mes héritières. À leurs sourires estampés en  permanence dans leur visage. À ces très nombreux rires qui fusent dans la  maison. À ces histoires qu'elles se racontent en secret de leur maman. À ces  regards complices qu'elles se lancent quand elles préparent un mauvais coup. À  ces encouragements qu'elles s'envoient quand l'une ou l'autre en arrache. À ces  câlins qu'elles se font juste comme ça. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoBodyText&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;FONT  face=Tahoma&gt;Je repense à tout ça et je me dis qu'elle est là ma plus belle  réussite.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoBodyText&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;FONT  face=Tahoma&gt;Et vous, quelle est-elle cette réussite  2009?&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-6124334768363226029?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/6124334768363226029/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=6124334768363226029' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/6124334768363226029'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/6124334768363226029'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/11/chacun-ses-reussites.html' title='À chacun ses réussites!'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-2988665888980301335</id><published>2009-11-16T16:38:00.002-05:00</published><updated>2009-11-16T16:39:37.840-05:00</updated><title type='text'>Je ne passerai jamais au travers</title><content type='html'>&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Je rends les armes. &lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Je déclare forfait. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Je n'y arriverai pas. C'est certain. C'est écrit dans le ciel gros comme ça.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Je lève mon drapeau blanc devant elle. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Elle est là, tout juste au coin de la rue (pis elle n'est pas très longue ma rue!), qui me regarde et me nargue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Je ne passerai jamais au travers. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;C'est clair. Limpide. Évident. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Quand Max hurle à l'injustice parce que je lui demande de ramasser sa chambre et que je me dis que ce n'est qu'une toute petite parcelle de ce qui m'attend de l'adolescence, je panique. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Comment ferai-je pour passer au travers cette foutue adolescence?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Comment ferai-je pour naviguer au travers ses sautes d'humeur? Comment ferai-je pour ne pas lui arracher la tête quand elle me parlera comme si j'étais la dernière des trous de pet? Comment ferai-je pour ne pas pleurer quand elle arrivera à la maison avec un piercing sur la langue pis un code barre tatoué dans le cou?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Comment ferai-je pour ne pas sombrer dans l'ennui quand ça fera six jours qu'elle dormira chez des amies et qu'elle ne se souviendra que très peu de l'endroit où elle reçoit son courrier?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Comment ferai-je pour ne pas tomber dans la nostalgie du temps où les câlins, les mots d'amour, les belles discussions, la bonne humeur étaient disponibles à profusion?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Comment ferai-je pour ne pas péter un câble quand ça fera quatre heures en ligne qu'elle parle au téléphone et douze jours consécutifs qu'elle &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;chat&lt;/i&gt; sur MSN?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Comment réussirai-je à dormir quand je la saurai partie faire la fête chez des copains?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Comment vais-je réussir à ne pas mourir d'une attaque de stress intense quand je la verrai quitter la maison au volant de ma bagnole?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Comment négocierai-je avec tous ces soupirs, toutes ces crises, toutes ces frustrations qui habiteront notre maison entre ses 13 et 17 ans?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Comment serai-je capable de ne pas l'enfermer à double tour dans sa chambre afin qu'aucun garçon ne l'approche?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Comment ferai-je pour garder mon calme quand le directeur de l'école m'appellera pour m'annoncer que ma grande ne s'est pas présentée en classe ce jour-là?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Est-ce qu'adolescence rime nécessairement avec frustration et stress, panique chez les parents? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Les couches, les nuits blanches, les purées, le &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;terrible two&lt;/i&gt;, c'est la petite bière. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;* * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Elle grandit ma poulette. Elle grandit à la vitesse grand V. Pis ça me fait peur. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Vendredi soir. L'amoureux a un souper avec des collègues. Filou est partie à une fête d'amies. «Cool Max, nous sommes que toutes les deux. As-tu envie qu'on se commande une pizz et qu'on loue un film?» lui ai-je demandé m'imaginant déjà collée sur ma grande sur le divan à nous gaver de pop corn et à rire devant &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;Les confessions d'une accro du shopping&lt;/i&gt;. &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;«Ah! non Maman. C'est trop poche de ne rien faire un vendredi soir. Je veux aller chez une amie.»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;«Euh… c'est poche passer une soirée avec ta mère?»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Elle ne m'écoutait déjà plus. Ma préado avait déjà sauté sur le téléphone pour ébaucher des plans «tellement plus intéressants» avec Aurélie. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Pis elle est partie. Avec son grand sourire et pas une once de remord d'avoir refusé ma proposition «&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;full poche&lt;/i&gt;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Et moi, j'étais dans le cadre de la porte, complètement traumatisée. «Déjà?» me suis-je dit. L'adolescence cogne déjà à ma porte? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Je n'ai eu qu'une envie: me sauver en courant. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-2988665888980301335?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/2988665888980301335/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=2988665888980301335' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/2988665888980301335'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/2988665888980301335'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/11/je-ne-passerai-jamais-au-travers.html' title='Je ne passerai jamais au travers'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-1593835745072954494</id><published>2009-11-10T18:13:00.002-05:00</published><updated>2009-11-10T19:02:35.315-05:00</updated><title type='text'>Entre toilette et Ramens</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:Book Antiqua;"&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Si vous en aviez le temps, mais surtout l'envie, je pourrais vous décrire en long et en large l'allure de ma toilette du rez-de-chaussée. Je serais un peu moins bonne pour vous parler de celle du haut de la maison, tout simplement parce que je n'ai jamais le temps de m'y rendre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;C'est que depuis quelques jours, un drôle de virus m'est tombé dessus qui fait en sorte que, plus souvent qu'autrement, je me retrouve à quatre pattes à jaser avec ma nouvelle meilleure amie en céramique blanche.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Et puis, toute la journée, je me promène avec ma boîte de biscuits soda et mon 7-Up flat, remplie d'espoir que ces deux remèdes maison m'aident à réussir à passer au travers les multiples besognes incluses dans ma description de tâches de mère de famille, mais aussi de journaliste.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Parce que tout est pénible dans la vie quand un haut le cœur vient à tout moment frapper dans notre gorgoton. Dans ces moments, on n'a pas envie de préparer des lunchs quatre étoiles à nos rejetons, de repasser à l'équerre les chemises de l'amoureux ou de dénicher le scoop qui nous vaudra le prochain Pulitzer. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Non, tout ce qu'on veut, c'est notre mère qui nous tient les cheveux et qui nous flatte le dos : «Lâche pas ma puce, ça va passer», alors qu'on a l'impression que nos entrailles finiront sous peu dans ce grand bol blanc. Mais bon, à 33 ans, ma mère a d'autres chats à fouetter que de venir m'encourager dans mes nausées matinales. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Et que dire de l'amoureux qui me regarde avec un sourire Crest alors que la moindre senteur un peu trop ci, ou un peu trop ça qui me parvient au nez suffit à me donner rendez-vous en tête-à-tête dans la salle de bain?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;On repassera pour la sollicitude familiale. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Heureusement qu'il y a les poulettes qui, elles, n'aiment pas beaucoup voir leur mère dans ce piteux état et qui en prennent soin. D'ailleurs, hier soir, et ce n'est pas pour me vanter là, mais ma grande s'est chargé de faire le souper. Un beau bol de nouilles Ramens juste pour moi. Cuisiné avec tout l'amour du monde (heureusement qu'il y avait de l'amour dedans parce que lorsque les éléments nutritifs sont passés dans le coin, les Ramens étaient déjà partis), ce souper était parfait pour mon estomac qui ne tolère rien d'autre de toutes façons.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Alors hier, j'ai passé ma soirée à chercher des remèdes maisons sur le net. J'ai &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;googlé&lt;/i&gt; «nausées ET grossesse» et j'ai trouvé une multitude de trucs intéressants pour rendre mes matins plus sympathiques. Vous saviez vous que le gingembre fait des miracles dans ces cas-là?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Je pense que j'avais oublié de vous dire la nouvelle. Je suis enceinte. Dix ans plus tard, je reprends du service et j'ai offert mon utérus en location à un petit colimaçon pour quelques mois. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Près d'une décennie après avoir dit : «Plus jamais!». Après avoir tout vendu mon stock de bébé. Après avoir repris un rythme de vie plus normal (vous savez, les six réveils par nuit? Les purées? Les couches?). Après près d'une dizaine de calendriers, je me rembarque dans les quatre pipis nocturnes, les brûlements d'estomac, les pieds enflés et tous les «petits» bonus qui viennent avec la grossesse. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Fini les grasses matinées. Les films que l'on écoute tranquille sans entendre pleurer. Les enfants qui se gardent quand on doit aller à l'épicerie. Ceux à qui on n'a pas besoin d'enfiler d'habit de neige l'hiver. Ceux qui nous permettent de souper en paix. Fini. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;Bonjour levers à &lt;/span&gt;&lt;?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /&gt;&lt;st1:time hour="5"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;5 h&lt;/span&gt;&lt;/st1:time&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt; du matin avec un bébé qui veut commencer sa journée. Bonjour fins de journées passées à brasser un bébé aux prises avec des solides coliques. Bonjour moments de tête-à-tête avec le blender à faire de bonnes purées de carottes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Mais vous savez quoi? Je m'en fous de tout ça. Je porte la vie et ça, ça bat tous les désagréments. Même les désagréables nausées. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-1593835745072954494?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/1593835745072954494/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=1593835745072954494' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1593835745072954494'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1593835745072954494'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/11/entre-toilette-et-ramens.html' title='Entre toilette et Ramens'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-1353115683380782901</id><published>2009-11-03T18:07:00.000-05:00</published><updated>2009-11-03T18:08:00.482-05:00</updated><title type='text'>La roulette russe</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;&lt;FONT face="Book Antiqua"&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt; &lt;P style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;?xml:namespace  prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;&lt;SPAN class=254310723-03112009&gt;J&lt;/SPAN&gt;e suis une fan  finie de &lt;I style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;Lance et compte&lt;/I&gt;.  &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Je me rappelle que lorsque j'avais huit  ou neuf ans, je collectionnais tout ce que je pouvais trouver où l'on pouvait  voir mon beau Marc Gagnon dessus. Je me souviens que je talonnais ma mère pour  qu'on aille chez Ultramar où l'on donnait, en échange d'un plein d'essence, des  magazines qui mettaient en vedette le #7 du National de Québec.  &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Je m'imaginais un mariage romantique et  plein de fleurs où je lui disais oui pour la vie. Je me voyais avec plein  d'enfants sur les genoux, assise au Colisée en train de l'encourager après son  truc du chapeau. Je rêvais de me noyer dans la mer bleue de ses yeux.  &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Toujours est-il que mon amour pour Marc  Gagnon, né il y a plus de 20 ans, &lt;SPAN  style="mso-spacerun: yes"&gt;&amp;nbsp;&lt;/SPAN&gt;fait en sorte que chaque lundi soir,  j'arrête de vivre pour regarder ces fameux yeux bleus qui m'ont tant fait rêver  plus petite. J'entends déjà l'amoureux chialer&amp;nbsp;: «Mais c'est tellement mal  écrit! Les dialogues, c'est n'importe quoi!»&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Peut-être, mais je m'en fous carrément.  Je m'amuse comme une petite fille de huit ans. Pis lundi soir, en regardant Marc  Gagnon faire une injection à Suzie, je me suis rappelée de la machiavélique  Valérie Nantel.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Vous savez, celle qui avait causé la  perte de Danny Bouchard? Après l'avoir conquis sexuellement, la troublante prof  d'université et grande statisticienne l'invite à jouer à un jeu dangereux&amp;nbsp;:  la roulette russe.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;On prend un fusil. On ne met qu'une  seule balle dans le barillet et on le fait tourner. On installe l'arme sur sa  tempe et là on appui sur la détente. Une seule petite chance sur six que la  balle meurtrière se retrouve dans notre cerveau. Une toute petite chance. Une  infime chance. 16,6% des chances en fait.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;«Puis, tu verras, tu vivras le &lt;I  style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;trill&lt;/I&gt; de ta vie. Tu ne te sentiras  jamais autant en vie que lorsque tu auras échappé à cette balle», lui  disait-elle.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Danny Bouchard appuie donc sur la  détente. Bang. La balle était là. Fini. Plus rien à faire, malgré les regrets.  Malgré les remords. Il a joué à la roulette russe. Il a perdu à la roulette  russe.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Les statistiques ne sont pas toujours un  jeu de hasard comme à la 6/49. Les statistiques ne sont pas toujours que de  simples chiffres alignés dans un tableau. Parfois, les statistiques veulent dire  quelque chose. Vraiment. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;* * *&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Un vendredi soir normal comme il y en a  51 autres par année. Où Léo, trois ans, court partout. Où il échappe son verre  de lait par terre. Où il rigole avec ses deux grands frères. Où il se fait  gronder par sa mère parce qu'il met de l'eau par terre alors qu'il tente  d'échapper à de vilains requins dans son bain haut de trois pouces  d'eau.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Un simple vendredi soir où les trois  frères écoutent les &lt;I style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;Bagnoles&lt;/I&gt; pour la  154&lt;SUP&gt;e&lt;/SUP&gt; fois cette semaine-là avant d'aller au lit. Où maman Édith  s'aperçoit que le front du petit Léo est beaucoup plus chaud que les 37,5 degrés  qu'est supposé indiquer un thermomètre. Où le petit bonhomme de trois ans tombe  tout à coup très amorphe. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;«Viens mon poulet. Maman va te donner du  Tempra. Ça ira mieux rapidement.» &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Malheureusement, ça n'a pas été le cas.  Tout a dégénéré rapidement. Trop rapidement. Moins de trois heures plus tard, le  petit Léo ne parvenait plus à respirer normalement. Où était le petit Léo qui  courrait à grandes enjambées autour de la table au souper?&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Le 911 est composé. L'ambulance est dans  la cour. Le petit Léo est intubé. Et tout ce que maman Édith entend, c'est  l'ambulancier qui dit au médecin de l'urgence: «Je suis en train de le perdre!  Je suis en train de le perdre!»&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Le petit Léo n'est pas parti au paradis  des enfants. Heureusement. Tout est rentré dans l'ordre. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Il a gagné au jeu de la roulette russe  de la H1N1. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Mais comment savoir si nous serons LA  personne qui décèdera de cette foutue grippe?&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Pas envie de jouer à la roulette russe.  Pis surtout pas avec mes filles. Nous serons vaccinées point final.  &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Je laisse ces jeux aux cinglés à la  sauce Valérie Nantel.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;o:p&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;&amp;nbsp;&lt;/FONT&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-1353115683380782901?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/1353115683380782901/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=1353115683380782901' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1353115683380782901'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1353115683380782901'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/11/la-roulette-russe.html' title='La roulette russe'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-3925094048123275132</id><published>2009-10-27T16:00:00.001-04:00</published><updated>2009-10-27T16:00:52.050-04:00</updated><title type='text'>À chacun nos rituels</title><content type='html'>&lt;DIV&gt;&lt;FONT face="Book Antiqua"&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Max a skippé l'école aujourd'hui. Elle  s'est levé les yeux rougis et gros comme ça. Ma grande a un air de chien battu.  Son nez coule pis elle tousse (dans son coude, sa mère lui a appris les règles  d'hygiène en période pandémique). «Pis je n'ai pas dormi de la nuit  maman.»&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Alors, sa vieille mère a appelé à  l'école pour excuser son absence (ce n'est pas tout à fait vrai. C'est la  secrétaire qui m'a téléphoné pour savoir où Maxim était. Vous me connaissez,  j'ai oublié d'appeler l'école.)&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Je lui ai sorti la bouteille de Tylenol  enfants. Lui ai écrit sur un papier qui est collé sur le frigo les heures où  elle doit prendre sa dose. Lui ai sorti une soupe maïs-épinard du congélo pour  son diner. «Tu n'auras qu'à la mettre au micro-ondes deux ou trois minutes. Ça  va te faire du bien, tu verras.». &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;L'ai aussi rappelé qu'elle devait boire  beaucoup d'eau et faire un dodo d'après-midi. «Maman aura son cellulaire sur  elle toute la journée. N'hésite pas à me téléphoner s'il y a quelque chose.  Repose-toi bien ma puce», lui ai-je dit en le faisant le plus beau câlin du  monde avant de quitter pour le boulot.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Même si dans les apparences, ma poulette  semble combattre un vilain virus, je sais bien que ni rhume, ni infection. ni  H1N1 ne tentent de mettre son système immunitaire à terre.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Ma puce combat tout autre chose. Un truc  qu'aucun vaccin, qu'aucun remède ou formule magique ne peut  enrayer.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Maxim a de la peine. Elle est triste.  Elle réalise que la vie est éphémère. Trop courte.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;FONT  face="Times New Roman"&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;Aujourd'hui, à sa manière, elle célèbre  le premier anniversaire du décès de son père. Elle revit heure après heure,  cette journée folle du &lt;/SPAN&gt;&lt;?xml:namespace prefix = st1 ns =  "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /&gt;&lt;st1:date ls="trans" Month="10"  Day="28" Year="2008"&gt;&lt;SPAN lang=FR-CA&gt;28 octobre 2008&lt;/SPAN&gt;&lt;/st1:date&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt; qui lui a enlevé trop rapidement son papa.&lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Je me doutais bien qu'elle trouverait  n'importe quoi pour ne pas aller à l'école. Ça fait longtemps qu'elle a cette  idée de prendre congé de français et de maths pour commémorer ce premier  calendrier passé sans l'homme le plus important de sa vie. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Au départ, je désapprouvais l'idée. Je  voyais là seulement un stratagème pour rater l'école et peut-être échapper à  l'exam d'anglais prévu ce jour-là. «Pas question Max! Je sais que c'est très  triste, mais tu dois aller à l'école. C'est ton boulot comme le mien est  d'écrire dans le journal. Papa n'aimerait pas savoir que tu utilises sa mort  pour te sauver de la géométrie pis des dictées», lui ai-je dit sur un ton sans  appel.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Les jours ont passé. Puis les semaines.  Je réfléchissais à une façon de vivre ce premier 28 octobre sans Ian dans nos  vies. Je ne trouvais rien. Rien. Rien.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Cette réflexion sans réponse m'a amené  sur la place que l'on donne aux rituels dans notre vie très années 2000. Me suis  rendue compte que nous en avions plus. Plus de messes le dimanche matin. Plus de  baptêmes. Plus de mariages. Plus de funérailles. Plus de messes anniversaires.  On ne célèbre plus l'arrivée des nouveau-nés dans ce monde. On ne célèbre plus  le départ des plus vieux vers un autre monde. Rien. Rien.  Rien.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Et c'est là, devant ma grande au cœur  brisé que j'ai compris à quoi servent tous ces rituels qui m'ont paru maintes  fois inutiles, inopportuns et emmerdants. C'est une façon de s'enraciner dans  notre vie qui va toujours trop vite. De marquer le temps. De prendre le temps de  réfléchir à la vie. À cette vie qui vient et qui part.&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;Alors, si pour Maxim, de prendre le  temps de penser à son père, de pleurer sa perte, de faire le point sur sa vie  sans lui, c'est de &lt;I style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;skipper&lt;/I&gt; une  journée d'école, ben ce sera ça. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; &lt;P style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class=MsoNormal&gt;&lt;SPAN  lang=FR-CA&gt;&lt;FONT face="Times New Roman"&gt;À chacun nos rituels.  &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-3925094048123275132?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/3925094048123275132/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=3925094048123275132' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/3925094048123275132'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/3925094048123275132'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/10/chacun-nos-rituels.html' title='À chacun nos rituels'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-5322894938204318314</id><published>2009-10-22T09:42:00.002-04:00</published><updated>2009-10-22T09:44:13.523-04:00</updated><title type='text'>En quête de silence</title><content type='html'>&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;font-size:85%;"&gt;Chut… chut…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;font-size:85%;"&gt;Entendez-vous?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;font-size:85%;"&gt;Entendez-vous ce silence?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;font-size:85%;"&gt;Ce silence si souvent absent du tumulte quotidien. Ce silence&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;trop souvent manquant à nos oreilles, à notre cerveau tellement&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;sollicité. Ce silence tellement souhaité et si peu accessible.&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;Pas de ronronnement de lave-vaisselle. Pas de tic tac d'horloge.&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;Pas de sifflement d'échangeur d'air. Pas de Joël Le Bigot&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;qui se chamaille avec Francine Grimaldi à la Première chaîne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;font-size:85%;"&gt;Pas de moteur de piscine qui gronde.&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;Pas de congélo qui repart. Pas de téléphone qui sonne. Pas&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;d'aspirants conseillers municipaux qui cognent à la porte. Pas de&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;micro-ondes qui dégèle le poulet du souper.&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span class="089453613-22102009"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;font-size:85%;"&gt;Et surtout, pas de petites filles qui se chicanent un poste de&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;télé. Pas de poulettes qui jacassent au téléphone. De puces qui&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;hurlent à leur mère: «As-tu vu mes jeans mauuuuuuves?» Pasd'amoureux qui demande: «Chérie, qu'est-ce qu'on mange pour&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;souper?» Personne au bout du fil qui me questionne: «Madame,&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;est-ce qu'un tel peut compter sur votre appui le 1&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;font-size:78%;"&gt;er &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;font-size:85%;"&gt;novembre&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;prochain?»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;font-size:85%;"&gt;Rien de tout ça.&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;Le silence. Rien d'autre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;font-size:85%;"&gt;La paix. La grosse paix sale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;font-size:85%;"&gt;Le rêve de toute mère débordée. Un souhait tout simple qui&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;n'arrive que très peu souvent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;font-size:85%;"&gt;Et bien moi, pas pour me vanter, mais j'ai eu droit à toute une&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;journée complète de silence samedi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;font-size:85%;"&gt;Oui, oui, toute la journée!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;font-size:85%;"&gt;Et c'est sans remord aucun que j'ai mis la marmaille dehorsau petit matin. «Allez ouste! Amusez-vous bien avec Amélie! Ne&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;m'appelez pas et revenez tard!»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;font-size:85%;"&gt;J'ai fait la même chose avec l'amoureux. «Vite chéri, ton père&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;t'attend. Prend ton temps là-bas; c'est tellement rare que vous&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;pouvez passer du temps ensemble entre gars. Oui, oui, ça va aller.&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;Je vais m'occuper. Oui, oui, s'il y a quelque chose je t'appelle.&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Don't call us, &lt;span class="089453613-22102009"&gt;will &lt;/span&gt;you&lt;/i&gt;. Salue ton père pour moi. Oui, je suis&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;certaine de ne pas vouloir venir.»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;"&gt;J'ai ensuite arraché le fil du téléphone de la prise. Mis le cellulaire&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;hors d'usage. Fermé la télé. Positionné tous les fusibles de&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;"&gt;la boîte électrique à &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;"&gt;off&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;font-size:85%;"&gt;Me suis assis sur le divan du salon et j'ai écouté.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;font-size:85%;"&gt;En fait, je n'ai rien écouté, puisqu'il n'y avait rien à entendre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;font-size:85%;"&gt;Mais j'ai savouré ce moment. Un temps si rare quand on doit&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;conjuguer son présent entre pratiques de piano, souper qui brûle&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;(un détecteur de fumée, ça détruit un silence solide!), &lt;i&gt;Une&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;grenade avec ça? &lt;/i&gt;à la télé qui joue en arrière-plan mais que personne&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;ne regarde, les Black Eyes Peas de Maxim que j'entends&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;du sous-sol, Filou qui répète un quelconque solo de danse au&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;deuxième et qui met à l'épreuve la solidité du plancher.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;font-size:85%;"&gt;Rares moments. Pour ne pas dire inexistants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;font-size:85%;"&gt;Me voici donc au milieu d'une petite pause d'un brouhaha&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;quotidien pour mes oreilles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;font-size:85%;"&gt;Bon, c'est bien beau à écrire dans un journal que j'ai savouré&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;avec délice ces minutes de silence complet dans la maison, mais&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;un moment donné, une fille se tanne. J'attrape l'ordi, l'ouvre et&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;vois en fond d'écran une photo mes poulettes. Elles ont les yeux&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;rieurs, les joues rouges, l'air taquin. Souvenir d'une sortie à la&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;cabane à sucre de Lolo le printemps dernier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;font-size:85%;"&gt;Ça me donne envie de regarder les autres photos de cette&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;journée sucrée. Je vois l'amoureux avec Filou sur les épaules et&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;Max qui se cache de moi derrière lui.&lt;span class="089453613-22102009"&gt; &lt;/span&gt;Leurs rires me reviennent en tête. Soudainement, cruellement,&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;font-size:85%;"&gt;tout ce beau monde me manque.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;"&gt;C'est &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;"&gt;plate &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;"&gt;en sale une maison vide. Une maison trop silencieuse.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Book Antiqua;font-size:85%;"&gt;Une maison sans vie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Bookman Old Style;"&gt;&lt;a href="http://www.leblogueagenevieve.blogspot.com/"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:Bookman Old Style;font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;Suivez-moi sur Twitter: genevieveproulx&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:Bookman Old Style;font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Suivez La Nouvelle sur Twitter: HebdoLaNouvelle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-5322894938204318314?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/5322894938204318314/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=5322894938204318314' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5322894938204318314'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5322894938204318314'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/10/en-quete-de-silence.html' title='En quête de silence'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-1191066608948393793</id><published>2009-10-13T17:06:00.002-04:00</published><updated>2009-10-13T17:21:45.804-04:00</updated><title type='text'>Un teint de pinte de lait, et puis?</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:Book Antiqua;"&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Vous n'auriez pas voulu me croiser il y a onze ans jour pour jour. Je faisais tellement peur à voir. J'avais le teint d'une pinte de lait de soya. J'avais les yeux cernés jusqu'au menton. Pis un caractère de chien. Résultat de la nuit de merde que je venais de vivre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Pourtant, selon bien des bouquins, des magazines spécialisés, de ma mère, de ma grand-mère, des mes amies qui étaient déjà passées par là, j'étais supposée vivre les plus beaux moments de ma vie. Être en totale symbiose avec celle qui avait passé les derniers 24 heures pendue à l'un ou l'autre de mes seins.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Mais il en n'était rien.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Poussée de croissance, vous connaissez?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Toutes les mamans qui ont allaité sont passées par là. À trois jours, trois semaines, trois mois le bébé grandit et demande donc plus à boire à sa productrice #1 de lait. Plus bébé tète, plus il y a de lait. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Toujours est-il que la poussée de croissance de trois mois de Maxim a été particulièrement pénible, pour ne pas dire complètement débile. Faut dire que j'avais un examen de grammaire normative à préparer pis deux ou trois travaux à terminer au travers. Faut dire qu'il n'y avait plus une seule paire de bobettes dans le tiroir, plus de fromage orange Kraft dans le frigo pour me mitonner un petit grilled-cheese et c'était impossible que je passe une journée de plus sans aller sous la douche (une fille se tanne de sentir le lait suri). Bref, je n'en avais pas juste plein la brassière, mais plein les bras.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Ma famille, mes copines, mes collègues de travail ne comprenaient pas mon obstination. Pourquoi se donner tout ce mal alors que le Wal Mart se fend le derrière pour vendre du lait en canne, me demandaient-elles? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;C'était il y a à peine une décennie et à cette époque, allaiter tout court relevait de l'exploit. Imaginez leur face quand elles apprenaient que je donnais encore le sein à ma poulette à trois mois… J'étais perçue comme une véritable sainte.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Bon, faut dire que j'ai pu en traumatiser quelques-uns dans les toilettes de l'Université avec mon tire-lait. Quel don de soi! Quelle bonté! Quelle mère extraordinaire, me disait-on! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Mais je ne leur ai jamais dit que moi, j'allaitais parce que j'étais lâche. Une véritable loque humaine la nuit. Que je suis incapable d'entendre un bébé pleurer plus de six secondes. Alors, l'allaitement a été pour moi une question de survie. Je ne serais probablement pas passée au travers de la première année de vie de Maxim si je n'avais pas eu son &lt;i style="mso-bidi-font-style: normal"&gt;snack&lt;/i&gt; de prêt à toute heure du jour sous mon t-shirt.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Quand Filou est née, ça été tout le contraire. J'aurais pu nourrir tous les enfants du tiers-monde qu'avec ma production de lait. Je me promenais avec deux ballons de football sous le menton en permanence. La nuit, je baignais dans une véritable marre de lait. C'est Cléopâtre qui aurait été jalouse. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Je produisais tellement que lorsque j'ai arrêté de nourrir loulou, elle a bu mon lait pendant des semaines. Il y avait tellement de petits Ziploc de lait dans le congélo que la porte ne fermait plus. Je suis certaine que j'aurais pu battre un record Guiness quelconque qu'avec cette production phénoménale de lait. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Et chaque fois que je déversais le trop plein dans l'évier, le cœur me serrait. J'avais l'impression de jeter une fortune à la toilette. Me disait que ce serait génial que je puisse faire don de cet or blanc à une famille qui en aurait besoin. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;On donne du sang, des reins, des poumons, de la cornée, pourquoi pas du lait? À quand les lactariums au Québec? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="TEXT-ALIGN: justify; MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;L'actrice américaine &lt;span style="color:black;"&gt;Salma Hayek n'a pas attendu avant d'agir. Voyez par vous-même : &lt;a href="http://bit.ly/L6kjN"&gt;http://bit.ly/L6kjN&lt;/a&gt; Qu'en pensez-vous?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Bookman Old Style;"&gt;&lt;a href="http://www.leblogueagenevieve.blogspot.com/"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:Bookman Old Style;font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;Suivez-moi sur Twitter: genevieveproulx&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:Bookman Old Style;font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Suivez La Nouvelle sur Twitter: HebdoLaNouvelle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-1191066608948393793?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/1191066608948393793/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=1191066608948393793' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1191066608948393793'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1191066608948393793'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/10/un-teint-de-pinte-de-lait-et-puis.html' title='Un teint de pinte de lait, et puis?'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-504349364615179563</id><published>2009-10-08T15:51:00.002-04:00</published><updated>2009-10-08T15:55:48.001-04:00</updated><title type='text'>Je suis une bonne mère</title><content type='html'>&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoPlainText"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Courier New;"&gt;Je ne suis pas une mère parfaite, mais je suis une bonne mère. Je commets des erreurs d'éducation, c'est sûr, mais dans l'ensemble, je suis une bonne mère. Je me trompe, je pète les plombs, je regrette, je me questionne, je suis insécure, je crie, je doute, je me remets en question, mais je suis une bonne mère.&lt;?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoPlainText"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Courier New;"&gt;Et vous, croyez-vous être une bonne mère? Je suis sûr que oui, même si c'est la mode de se flageller. De hurler au monde entier que nous sommes des mères indignes de porter ce nom. Les Zimparfaites ont la cote. Et c'est toute une galère que de cogner aux portes de la maternité. C'est cool de valoriser le côté sombre de la force maternelle.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoPlainText"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Courier New;"&gt;Facile de dire que nous sommes poches parce qu'on a envoyé le restant du spaghetti de la veille à notre grande qui partait en expédition au mont Mégantic (vous savez, rares sont les micro-ondes qui se cachent dans les sentiers pédestres…). &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoPlainText"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Courier New;"&gt;Facile de se taper sur la tête parce qu'on a crié sans raison sur la plus jeune qui refusait d'aller faire de belles et grosses bu-bulles dans le bain (vous savez, c'est sûrement prouvé scientifiquement que les enfants, ça écoute mieux quand on hurle…).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoPlainText"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Courier New;"&gt;Facile de se décevoir quand on ne correspond pas à l'idéal du parent parfait que l'on cherche tant à être (qui peut prétendre être un foutu parent parfait quand on a passé la nuit à combattre des méchants monstres venus troubler le sommeil de notre rejeton?).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoPlainText"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Courier New;"&gt;Facile de se dénigrer parce que l'on trouve emmerdant de jouer à quatre pattes par terre avec la petite ferme Fisher Price (qui s'amuse réellement à tirer une botte de foin par un petit cheval en plastique?).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoPlainText"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Courier New;"&gt;Facile de culpabiliser parce que l'on compte les minutes avant que nos sauterelles soient au lit question d'écouter Lance et compte en paix et sans entendre d'interminables jérémiades.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoPlainText"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Courier New;"&gt;Et si on renversait la vapeur? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoPlainText"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Courier New;"&gt;Si on mettait à l'avant-plan nos qualités plutôt que nos travers? Si on applaudissait nos copines qui prennent le temps de faire de jolis bentos à leurs chouchous? Si on donnait une tape dans le dos à nos amies qui prennent le temps de faire les devoirs avec leurs bambinos? Si on saluait avec chaleur ces mères qui ont encouragent leur futur Guy Lafleur dans les arénas le samedi matin?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoPlainText"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Courier New;"&gt;Je ne suis pas parfaite, mais je suis une bonne mère parce que mes bras sont toujours disponibles pour un câlin. Parce que mon oreille est toujours ouverte pour écouter une histoire de chicane entre Maxim et Laura. Parce que je mets toujours beaucoup d'amour dans mon pâté chinois.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoPlainText"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Courier New;"&gt;Je ne suis pas parfaite, mais je suis une bonne mère parce que je réfléchis à la pertinence de donner le vaccin contre la A H1N1 à mes filles. Je suis une bonne mère parce que je suis toujours présente aux réunions de parents à l'école. Je suis une bonne mère parce que je pense (presque) toujours à mettre des bottes à mes poulettes quand il y a de la neige dehors.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoPlainText"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Courier New;"&gt;Je ne suis pas parfaite, mais je suis une bonne mère parce que je me lève la nuit pour consoler Filou qui lutte contre les méchants monstres (même si je bougonne parfois). Je suis une bonne mère parce que mes filles ont toujours des bobettes propres dans leurs tiroirs. Je suis une bonne mère parce que je leur donne un coup de pied au derrière parfois pour qu'elles jouent dehors.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoPlainText"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Courier New;"&gt;Je suis une bonne mère, point.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt" class="MsoPlainText"&gt;&lt;span lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-family:Courier New;"&gt;Allez, répétez vous aussi après moi: «Je suis une bonne mère.»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="FONT-FAMILY: 'Courier New'; mso-ansi-language: FR-CA; mso-bidi-language: AR-SA; mso-fareast-: FRfont-family:'Times New Roman';" lang="FR-CA" &gt;Et vous, pourquoi êtes-vous une bonne mère? Je veux le savoir. Écrivez-moi : genevieve.proulx@lanouvelle.ca&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Bookman Old Style;"&gt;&lt;a href="http://www.leblogueagenevieve.blogspot.com/"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:Bookman Old Style;font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;u&gt;&lt;span style="font-size:100%;color:#810081;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;strong&gt;Suivez-moi sur Twitter: genevieveproulx&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-504349364615179563?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/504349364615179563/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=504349364615179563' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/504349364615179563'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/504349364615179563'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/10/je-suis-une-bonne-mere.html' title='Je suis une bonne mère'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-1497347895437268159</id><published>2009-10-08T11:59:00.001-04:00</published><updated>2009-10-08T12:01:36.200-04:00</updated><title type='text'>Un blogue qui boggue</title><content type='html'>Blogger bogue on dirait.&lt;br /&gt;Je ne suis pas capable de copier-coller ma chronique.&lt;br /&gt;Snif.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-1497347895437268159?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/1497347895437268159/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=1497347895437268159' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1497347895437268159'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1497347895437268159'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/10/un-blogue-qui-boggue.html' title='Un blogue qui boggue'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-7274259685010099247</id><published>2009-09-29T22:52:00.001-04:00</published><updated>2009-09-30T22:22:58.624-04:00</updated><title type='text'>Deux personnes, deux marathons</title><content type='html'>Les deux événements se sont produits dans la même&lt;br /&gt;semaine. Une le lundi. L’autre le samedi.&lt;br /&gt;Pour un, c’est le dernier. Pour l’autre, le premier.&lt;br /&gt;Deux événements. Un malheureux. L’autre heureux.&lt;br /&gt;Deux événements. Un hyper souffrant. L’autre hyper grisant.&lt;br /&gt;Deux événements. Un porteur de tristesse. L’autre d’espoir.&lt;br /&gt;Deux événements. Un trop près de la mort. L’autre plein de vie.&lt;br /&gt;Lundi 14 h. Je suis dans une chambre d’hôpital. Non pas aveuglée par ses murs trop blancs, mais par les traits fatigués de mon collègue Robert.&lt;br /&gt;Samedi 5 h15. Je suis à la pointe Merry. Non pas endormie par la grande noirceur de la nuit, mais par les trop-d’heuresde-sommeil-qui-me-manque.&lt;br /&gt;Je regarde mon collègue dormir et je réfléchis. Je tente de me rappeler mon plus lointain souvenir le concernant. Je le revois grimpé sur un escabeau en talons hauts alors qu’il faisait&lt;br /&gt;la météo à Café Show et je rigole. 25 ans ont filé depuis.&lt;br /&gt;Je regarde mes coéquipiers de course arriver et je me plonge dans mes pensées. Je repense à toutes ces fois où ma mère venait me réveiller à 5 h du mat pour aller faire des arabesques et des saltos arrière sur la patinoire de l’aréna de Lennoxville et je souris. 25 ans ont filé depuis.&lt;br /&gt;J’imagine la souffrance intérieure qui ronge celui qui a fait rigoler des générations de Sherbrookois. J’ai le coeur qui me serre.&lt;br /&gt;Après 20 km de course, la souffrance se fait sentir dans mes mollets. Dans mes tibias. Dans mes cuisses. Mais, j’ai le coeur qui exalte.&lt;br /&gt;Le temps est long. Mais d’autres fois, il est trop court.&lt;br /&gt;Il était long longtemps le temps dans cette portion de parcours de 11 km que je devais faire et qui était remplie de côtes qui n’en finissaient plus de finir. Je ne voulais plus en faire des foulées pour atteindre ce relais. Je voulais arrêter de souffrir.&lt;br /&gt;Mais je sais que pour Robert, le temps est trop court. Ce temps qui le sépare de la mort imminente. Cette mort annoncée par son médecin la semaine dernière. Je sais qu’il veut encore en faire des foulées. Je sais qu’il veut souffrir encore.&lt;br /&gt;Pour vivre.&lt;br /&gt;Deux événements aux antipodes. Qui bousculent. Qui troublent. Qui font réfléchir. Mais qui, étrangement, sont tout près l’un de l’autre.&lt;br /&gt;Robert, dans son marathon contre ce nouveau cancer, dans ce marathon de fin de vie. Moi, dans mon marathon autour du lac Memphrémagog, dans un marathon vers une forme physique qui me gardera en santé, en vie.&lt;br /&gt;Lui, qui court après le temps. Lui, qui veut profiter de tous ces petits moments pour être près des siens. Moi, qui cours pour avoir plus de temps. Être longtemps, longtemps parmi les miens.&lt;br /&gt;Deux moments. Deux étapes importantes. Les deux dans la même semaine.&lt;br /&gt;Robert qui passera un anneau dans l’annuaire gauche de sa douce. Qui est arrivé premier au fil d’arrivée dans le coeur de Dorothy mercredi. Moi, qui ai réussi tout un défi tant mental que&lt;br /&gt;physique, même si je n’ai pas brisé de record olympique.&lt;br /&gt;Et chaque fois que j’emprunterai une route pour courir, j’aurais une pensée pour toi. Pour ces deux marathons que nous avons courus côte à côte.&lt;br /&gt;Bonne route, Robert!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-7274259685010099247?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/7274259685010099247/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=7274259685010099247' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/7274259685010099247'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/7274259685010099247'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/09/deux-personnes-deux-marathons.html' title='Deux personnes, deux marathons'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-1657580603611772011</id><published>2009-09-23T16:29:00.000-04:00</published><updated>2009-09-23T16:30:03.254-04:00</updated><title type='text'>Je refuse d'emboîter le pas</title><content type='html'>Quand on m’a dit que c’était mieux pour ma grenouille de la faire dormir sur le côté, j’ai écouté les yeux fermés les disciples de cette nouvelle mode. Parce que oui, il y a une mode dans la façon de faire dormir les bébés. J’ai dormi sur le ventre alors que Maxim devait dormir sur le dos. Et puis quand Filou est arrivée, j’ai appris qu’il fallait aller chez Morphée sur le côté.&lt;br /&gt;Quand on a installé des distributeurs de gel désinfectant pour les mains dans tous les recoins du bureau, j’ai embarqué dans le mouvement de ceux qui passent leur temps à se frotter les mains pour tuer germes et bactéries.&lt;br /&gt;Quand le rose et le brun chocolat sont revenus à la mode, j’étais contente. Même si, quand je courais dans la cour d’école, j’avais en horreur ces deux couleurs -j’aurais renié ma mère si elle avait osé m’acheter un corduroy brun!- c’est avec joie qu’aujourd’hui toutes les garde-robes de la maison contiennent de nombreux morceaux de ces deux couleurs.&lt;br /&gt;Un moment donné, tout le monde prenait de l’échinacée pour prévenir rhumes et infections banales hivernales. J’ai suivi la parade et chaque matin, dans la famille Proulx, personne ne passait le pas de la porte sans avoir eu sa dose.&lt;br /&gt;J’ai suivi la mode des Daoust 301, des joggings Converse, des t-shirts Vuarnet, du toupet crêpé, des cheveux gaufrés, des souliers chinois, de Dynastie, de Cindy Lauper pis de toutes les niaiseries de la fin des années 80.&lt;br /&gt;J’ai suivi les tendances très 90 des Doctor Martens, des New Kids on the Block, de Chambres en ville, des walkmans Sony jaunes.&lt;br /&gt;J’étais de celles qui ont trippé grave quand les appareils-photos numériques sont apparus sur le marché. J’ai fait du scrapbooking plus que quiconque. J’adorais mes pantalons d’entraînement Adidas noir qui avaient de grandes bandes blanches sur les côtés. Et mes mèches rouges et blondes faisaient fureur.&lt;br /&gt;Mais là, je refuse d’embarquer dans cette mode à la noix. Il y a toujours ben des limites à embarquer dans un mouvement.&lt;br /&gt;Les lunchs Bento, vous connaissez? Un Bento, c’est une petite boîte à lunch arrivée tout droit du Japon. Et la tradition familiale du pays du Soleil levant veut que la mère prépare avec soin pour son époux et ses enfants le Bento de midi. Le repas est présenté dans une boîte pas très profonde, de taille et forme variables, avec ou sans séparations et d’un ou plusieurs étages.&lt;br /&gt;Comme les Japonais mangent avec des baguettes, tout est présenté en fonction, viande déjà tranchée, légumes taillés pour faire une seule bouchée, etc. Du coup, la nourriture loge de façon compacte dans des boîtes qui nous semblent au début souvent très petites.Le Bento est toujours présenté de façon appétissante.&lt;br /&gt;Et puis, pas de danger que les Japonaises fassent ça simple. Nenon. Une grande attention est donnée à la disposition des aliments, pouvant aller jusqu’à un raffinement extrême, le plaisir des yeux se rajoute donc au plaisir gustatif. Ainsi, on coupe les sandwichs en forme de fleur. On façonne les boulettes de riz en forme d’étoile. On assemble les crudités sur de jolis bâtonnets. Et on dispose le tout dans le Bento pour que ça fasse joli.&lt;br /&gt;Croyez-moi, les résultats peuvent être incroyables. Tapez «Bento» sur Google et vous verrez des lapins, des vaches, des Charlie Chaplin (je vous jure!), des tulipes, des poussins qui picorent, et quoi encore.&lt;br /&gt;Même si cette mode tend à faire son apparition par chez nous, je refuse de m’astreindre à fabriquer des petits soleils avec les radis ou de réaliser de petits poussins avec les œufs à la coq chaque matin pour les lunchs de mes deux héritières. Y’a toujours ben des limites!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-1657580603611772011?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/1657580603611772011/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=1657580603611772011' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1657580603611772011'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1657580603611772011'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/09/je-refuse-demboiter-le-pas.html' title='Je refuse d&apos;emboîter le pas'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-3757165627793576409</id><published>2009-09-17T12:02:00.001-04:00</published><updated>2009-09-17T12:02:45.091-04:00</updated><title type='text'>Regrette, regrette pas...</title><content type='html'>Ce n’est pas un brin énervant les gens qui disent qu’ils n’ont pas de regret? Que s’ils pouvaient faire rewind sur leur vie, les choix qu’ils ont faits seraient pareils. Qu’ils ne changeraient rien. Rien. Rien. Rien.&lt;br /&gt;Des regrets moi? J’en ai des tonnes. Des choses que je changerais? Tout plein!&lt;br /&gt;Je regrette de ne pas avoir couru sur la magnifique piste cyclable qui longeait la baie de San Francisco l’été dernier. Je regrette de ne pas avoir fait mes sciences pures au cégep. Je regrette de ne pas avoir mis une brassée de bobettes dans la laveuse ce matin.&lt;br /&gt;Je m’en veux de m’être couchée tard hier soir parce que j’ai passé ma journée à bâiller. Je m’en veux d’avoir crié après Maxim parce qu’elle a laissé traîner ses espadrilles sur le trampoline. Je m’en veux de ne pas avoir été faire l’épicerie ce week-end alors que j’en avais le temps. Faudra manger du Hamburger Helper ce soir.&lt;br /&gt;Je me trouve nulle de passer autant de temps devant Farmville, ce qui m’empêche de lire plus de livres. Je me trouve poche d’avoir oublié de rappeler Amélie quand elle se questionnait sur son allaitement.&lt;br /&gt;Je regrette tous les natchos, le vin rouge, les gâteaux au fromage ingérés en quantités industrielles au cours de la dernière année et qui ont fait monter en flèche le chiffre de ma balance. Je regrette toutes les fois où j’ai croqué dans un jujube, dans une Coffee Crisp, dans une réglisse. Ça ne vaut pas la peine quand on frise un record de caries par la suite…&lt;br /&gt;Je n’aime pas penser que j’ai déjà rendu le cœur de l’amoureux triste. Que j’aie déçu Katia. &lt;br /&gt;Je n’aime pas l’idée d’avoir déjà dépensé 75 $ pour une salopette Tommy Hilfiger pour mon bébé de six mois plutôt que d’avoir réglé la facture d’Hydro.&lt;br /&gt;Bref, je ne peux pas croire que je suis la seule à jongler avec des regrets à cœur de jour. Que tout les sept milliards d’humains vivent très bien avec leurs choix, mais aussi avec les conséquences de ces fameux choix.&lt;br /&gt;Suis sceptique un brin.&lt;br /&gt;Oui j’ai des regrets et j’en suis fière.&lt;br /&gt;Fière parce que ce sont ces regrets qui me font avancer. Qui m’ont appris moult trucs importants sur la vie.&lt;br /&gt;Maintenant, je sais que l’Hydro, ça doit se payer à temps. Parce que j’ai appris que lorsque tu te fais couper l’électricité, ce n’est pas évident de chauffer un biberon avec une salopette de jeans, peu importe la marque.&lt;br /&gt;Je sais à présent que c’est vrai que le gâteau au fromage ça reste deux secondes dans la bouche, deux heures dans l’estomac et deux ans dans les fesses.&lt;br /&gt;Je commence à comprendre que ça ne sert à rien de hurler sur nos enfants. Que même si l’on frôle la crise d’hystérie, les espadrilles sur le trampoline ne se ramasseront pas plus rapidement.&lt;br /&gt;Ça été long, mais tranquillement pas vite, j’intègre le concept qu’une journée ne compte que 24 heures. Et que là-dessus, je dois en dormir au moins dix si je veux être capable d’écrire plus de trois mots d’affilés sans m'assoupir sur mon clavier d’ordi.&lt;br /&gt;Les regrets, faut-il en avoir honte? Pense pas. Ce sont les regrets qui font de nous des êtres meilleurs. Qui nous font avancer. Qui nous amènent des projets.&lt;br /&gt;Un jour, je vous le dis, j’irai courir sur la baie de San Francisco alors que le soleil se lèvera.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-3757165627793576409?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/3757165627793576409/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=3757165627793576409' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/3757165627793576409'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/3757165627793576409'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/09/regrette-regrette-pas.html' title='Regrette, regrette pas...'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-5870974977907442105</id><published>2009-09-08T16:47:00.001-04:00</published><updated>2009-09-08T16:47:54.573-04:00</updated><title type='text'>Entre skinnys roses et Vert &amp; Or</title><content type='html'>«Maman, est-ce que je peux aller au Carrefour avec Marie-Claude dimanche? On a envie de faire du lèche-vitrine.»&lt;br /&gt;Ça, c’est ma grande de onze ans.&lt;br /&gt;Onze ans pis elle demande d’aller toute seule au centre d’achats? Pas sûre.&lt;br /&gt;«Franchement Ge! Toi, à neuf ans, tu passais toutes tes fins de semaine là!»&lt;br /&gt;Ça, c’est ma sœur qui me rappelait que j’avais choisi le Carrefour comme terrain de jeu alors que nous habitions tout juste derrière. Pis qui soulignait, du même coup, que je n’en étais pas morte et que ça n’avait pas fait de moi une accro du shopping.&lt;br /&gt;Ouin.&lt;br /&gt;«Maman, est-ce que tu peux écrire un mot dans l’agenda à Madame Lucie qui dit que je peux aller dîner au Louis demain svp? T’inquiète pas, je vais payer avec mes sous.»&lt;br /&gt;Ça, c’est encore ma trop grande fille de onze ans qui veut se prévaloir de son privilège de grande de sixième année pour échapper au bruit de la cafétéria de l’école. Ouin, mais moi je pense qu’elle serait plus en sécurité dans la cour de récré que sur la King sans adulte qui la surveille.&lt;br /&gt;«Te rappelles-tu Ge, quand nous allions au dépanneur à côté de l’école pour s’acheter des bonbons sur l’heure du dîner?»&lt;br /&gt;Ça, c’est mon autre sœur qui voulait surtout me rappeler que les brigadiers savent bien faire leur boulot et que les chances que Max finisse écrapoutie sous une voiture sont minces. Et je la soupçonne d’avoir voulu me servir également une leçon sur le fait que même si ma fille mangeait une poutine de temps en temps, elle ne deviendrait pas nécessairement obèse comme je ne suis pas devenue édentée parce que j’ai mangé des bonbons enfant.&lt;br /&gt;«Mom, à l’école, on peut avoir des billets pour aller voir le match de football du Vert &amp;amp; Or vendredi. Alexanne et moi, on aimerait y aller. Est-ce que je peux?»&lt;br /&gt;Ça, c’est toujours mon héritière qui s’est tout à coup transformée en partisane de l’équipe de foot de notre localité en moins de temps qu’il en faut pour enfiler un équipement de quart-arrière. «Elle aime le football?», me suis-je questionnée.&lt;br /&gt;«Je me rappelle quand tu allais au Palais des sports le vendredi soir et que les autographes de Benoît Brunet et de Vincent Riendeau étaient beaucoup plus importants pour toi que le classement du Canadien de Sherbrooke dans la Ligue nord-américaine.»&lt;br /&gt;Ça, c’est mon père qui se fout de ma gueule en me mettant sous le nez toutes ces soirées passées à encourager ces hockeyeurs dont je connaissais beaucoup plus la couleur des yeux que leur moyenne au but.&lt;br /&gt;«Hé maman! As-tu vu mes nouveaux skinnys roses? Sont trop beaux!»&lt;br /&gt;Ça, c’est vous savez qui qui est trop fière de me montrer sa nouvelle acquisition vestimentaire. Alors que j’allais questionner ma fille pour savoir si elle trouvait vraiment ses nouveaux pantalons beaux ou si c’était une idée pour son prochain costume d’Halloween, je me suis fait couper la parole.&lt;br /&gt;«Ge, te souviens-tu quand tu portais des chaines de lavabo comme bracelets, que tu avais des Dr. Martens mauves aux pieds, un Bummer sur le dos et que tu n’enlevais jamais ton foutu chandail de Robert Smith? Ah oui et tes cheveux, c’était quelque chose, hein?»&lt;br /&gt;Ça, c’est ma mère qui rigole en pensant à mon look de pré-ado alors que je trippais dur comme fer sur The Cure, que je m’habillais exclusivement en noir et que je rêvais secrètement de pouvoir me faire un mohawk avec de la colle à bois sur la tête. Tout compte fait, l’allure de mon aînée n’est pas si pire.&lt;br /&gt;Alors oui, Maxim est allée au Carrefour. Oui, elle a lunché au Louis. Oui, elle est allée encourager le Vert &amp;amp; Or. Et oui, je la laisse porter ces fameux skinnys roses fluo. Parce que après tout, elle ne peut pas virer plus mal que moi…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-5870974977907442105?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/5870974977907442105/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=5870974977907442105' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5870974977907442105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5870974977907442105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/09/entre-skinnys-roses-et-vert-or.html' title='Entre skinnys roses et Vert &amp; Or'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-5332920833177903429</id><published>2009-09-01T18:19:00.001-04:00</published><updated>2009-09-01T18:19:33.818-04:00</updated><title type='text'>Cours Geneviève, cours!</title><content type='html'>Je cours. Je cours tout le temps.&lt;br /&gt;Je cours pour arriver à temps au travail.&lt;br /&gt;Je cours à l’épicerie pour acheter une pinte de lait pour le déjeuner de demain.&lt;br /&gt;Je cours à la librairie pour acheter les cahiers d’exercices de mes poulettes.&lt;br /&gt;Je cours pour préparer les lunchs avant que le bus ne passe.&lt;br /&gt;Je cours pour terminer le souper avant que mes petits ogres ne crient trop fort.&lt;br /&gt;Je cours. Je cours tout le temps.&lt;br /&gt;Je cours pour répondre au téléphone (pourquoi le sans-fil est toujours au sous-sol quand je suis au 2e et vice et versa?).&lt;br /&gt;Je cours après la télécommande de la télé qui est perdue.&lt;br /&gt;Je cours à la bibliothèque porter les livres empruntés.&lt;br /&gt;Je cours entre les rendez-vous chez le dentiste, chez le médecin, à l’école.&lt;br /&gt;Je cours aux cours de natation, de ski.&lt;br /&gt;Je cours. Je cours tout le temps.&lt;br /&gt;Mais là, j’ai décidé de courir pour vrai. Pas juste pour réussir à concilier tous les aspects de ma vie familiale, mais pour réussir à concilier bas taux de cholestérol avec poids santé.&lt;br /&gt;Alors, tous les matins j’enfile mes espadrilles, je branche mon iPod et je cours.&lt;br /&gt;Je cours. Je cours. Je cours.&lt;br /&gt;Des fois 20 minutes. Des fois plus d’une heure. Des fois dans le sentier boisé du parc Central. Des fois dans les côtes de mon quartier.&lt;br /&gt;Je suis loin d’être une athlète. Ne coule pas en moi le même sang que Hussain Bolt ou que Chantal Petitclerc. Je ne suis pas une «crinquée». Une motivée débile.&lt;br /&gt;Au contraire! Je suis une simple maman débordée qui n’a pas eu le temps de chausser des espadrilles depuis le jour où des vergetures ont commencé à paraître sur sa bédaine.&lt;br /&gt;Le premier matin, j’avais l’air d’une grosse baleine qui tentait péniblement de mettre un pied devant l’autre. Un seul coin de rue et je devais arrêter pace que j’étais complètement essoufflée. J’ai enduré ce martyre six minutes. Six longues minutes où j’alternais entre jogging de trente secondes et repos de deux minutes…&lt;br /&gt;Le deuxième matin, j’ai réussi à faire deux coins de rue avant de penser mourir d’une crise cardiaque. Le troisième matin, j’ai atteint les deux minutes de course sans vouloir m’arracher les tibias.&lt;br /&gt;Mais même si c’était difficile. Même si j’en arrachais. Même s’il fallait que je laisse mon orgueil dans le fond d’un tiroir. J’ai continué.&lt;br /&gt;J’ai continué parce que j’aime l’énergie qui m’habite après une séance de jogging. J’ai continué parce que j’aime penser que chaque foulée que je fais me rapproche de l’image de la maman en santé que je veux donner à mes poulettes. J’ai continué parce que depuis je cours, je n’ai plus envie de piquer un somme à 14h au boulot. J’ai continué parce que je dors mieux. J’ai continué parce que mes SPM sont beaucoup moins déprimants.&lt;br /&gt;J’ai continué parce que chaque jour, j’ai une raison pour me retrouver seule avec moi-même. Pour réfléchir à ma vie. Ou parce que je n’ai pas à penser à quelque chose justement.&lt;br /&gt;Et vous savez quoi? Je pousse même plus loin l’exercice. Le 26 septembre prochain, avec des collègues de La Tribune, je participerai à une course à relais autour du lac Memphrémagog. Ce sont plus de 18 km que je dois franchir. Une occasion de dépassement personnel, mais aussi une façon d’amasser des sous pour aider des jeunes défavorisés de la Commission scolaire des Sommets.&lt;br /&gt;Vous avez envie que je cours pour vous? N’hésitez pas à me faire parvenir un chèque (fait à l’ordre de Ambulances de l’Estrie avec mention «Courir pour mieux grandir» au 1950, rue Roy, Sherbrooke, J1K 2X8). Pour chaque dollar reçu, je courrai une minute en pensant à vous.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-5332920833177903429?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/5332920833177903429/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=5332920833177903429' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5332920833177903429'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5332920833177903429'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/09/cours-genevieve-cours.html' title='Cours Geneviève, cours!'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-5863615032314772114</id><published>2009-08-25T15:55:00.001-04:00</published><updated>2009-08-25T17:20:11.853-04:00</updated><title type='text'>Les cinq listes</title><content type='html'>Les quatre listes sont bien en vue, &lt;em&gt;scotchtapées&lt;/em&gt; sur le fridg. Pis pour bien faire, il en faudrait une cinquième, mais je n’y arriverai pas. En tout cas, c’est mal parti.&lt;br /&gt;La première liste est pas mal faite. Il ne manque que les espadrilles pis un «rapporteur d’angle pas troué au centre». La deuxième liste se porte bien aussi. Il ne me reste qu’à courir dans l’Est de la ville pour mettre la main sur des chaussons de danse.&lt;br /&gt;Ça se corse dans le cas de la troisième et de la quatrième liste : les cahiers d’exercices obligatoires pour les deux poulettes. Dans ces cas, je n’ai pas sorti encore ma carte de guichet.&lt;br /&gt;Je sais, c’est aujourd’hui la rentrée. Je sais, les cahiers sont supposés être déjà dans le sac à dos. Je sais, au moment même où les enseignantes auraient dû vérifier si la mère de mes héritières avait acheté les bons cahiers, cette même mère sera probablement à la librairie en train d’acheter ces foutus cahiers.&lt;br /&gt;Mais au moins ma cinquième liste, la fictive, celle qui prend place dans ma tête, est complète. Les filles n’iront pas à l’école complètement nue : leur garde-robe est prête à affronter la rentrée. Bon je n’ai pas de mérite, Max et Filou ne semblent pas avoir poussé d’un poil depuis l’an dernier. Pas d’eau dans la cave pour les jeans. Pas de chandails bedaines involontaires. Et par conséquent, pas de shopping vestimentaire à prévoir pour la rentrée. Ce qui a pour conséquence que j’ai une liste où tout est coché. Cool!&lt;br /&gt;Bon j’admets que je n’ai pas de quoi m'enfler la tête, mais je prends tout ce qui passe pour me remonter le moral. Parce que pour moi, la rentrée, c’est l’enfer.&lt;br /&gt;Je ne suis pas de celles qui, dès la première semaine de juillet, ont tout acheté le matériel scolaire nécessaire à l’épanouissement pédagogique de ses enfants.&lt;br /&gt;Je ne suis pas de celles qui passent des heures en symbiose totale avec des étiquettes à coller au fer à repasser qui se retrouveront sur tout le textile qui peut se nicher une place dans la maison.&lt;br /&gt;Je ne suis pas de celles qui scrutent à la loupe toutes les circulaires possibles tant en papier que sur le net afin de dénicher les meilleurs soldes possibles pour les crayons HB, les règles en plastique mou de 30 cm et les cahiers catéchèse bleu 31-103.&lt;br /&gt;Je ne suis pas de celles qui tiennent un registre serré sur Excel de tous les Prismacolor, cahiers Canada, stylo bleu et crayon marqueur à pointe fine à effacement à sec qui se retrouvent dans les pupîtres.&lt;br /&gt;Je ne suis pas de celles qui trippent à passer des heures dans un magasin entre des dizaines de carrosses, des parents complètement hystériques, des commis totalement débordés au bord de la crise d’apoplexie.&lt;br /&gt;Je ne suis pas de celles qui trouvent «super le fun» d’acheter un aiguisoir avec un couvercle qui se visse, des ciseaux avec des lames de plus de 5 cm, des index séparateurs et des feuilles mobiles.&lt;br /&gt;Je ne suis pas de celles qui feront le trajet en voiture derrière l’autobus de leurs rejetons pour s’assurer qu’ils se rendront à bon port.&lt;br /&gt;Je ne suis pas de celles qui ont mis sur pied un système d’acclimatation progressif au retour en classe pour les heures de sommeil.&lt;br /&gt;Je ne suis pas de celles qui opèrent le logiciel &lt;em&gt;Simple comptable&lt;/em&gt; avec un poste budgétaire dédié uniquement aux frais de la rentrée.&lt;br /&gt;Moi, je suis de celles qui votent pour que l’on fasse un chèque à l’école pour que tous les articles indispensables à la réussite académique de mes poulettes se retrouvent dans leur sac à dos.&lt;br /&gt;Moi, je suis de celles qui croient en la pertinence d’un uniforme scolaire pas tant pour les valeurs qu’il s’en dégage (fini le clivage dû aux classes sociales) que pour le magasinage que l’on évite aux parents.&lt;br /&gt;Moi, je suis de celles qui croient que les enfants sont capables d’apprendre à écrire dans autre chose qu’un cahier à interligne plastifié Louis Garneau. Qu’ils sont dotés d’une plus grande intelligence qu’on pourrait le croire et qu’ils sont capables d’opérer des aiguisoirs avec des couvercles qui ne se vissent pas.&lt;br /&gt;Je suis de celles qui rêvent que le gouvernement fasse le ménage des fameuses listes de matériel d’école. Qu’il uniformise la chose. Pis qu’il oblige les commerçants à abaisser le prix de certains articles essentiels (crayons, gommes à effacer, cartables, etc.) comme ça se fait en Suisse ou en Belgique.&lt;br /&gt;Bon, trêve de rêveries. Je dois filer à la librairie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-5863615032314772114?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/5863615032314772114/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=5863615032314772114' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5863615032314772114'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5863615032314772114'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/08/les-cinq-listes.html' title='Les cinq listes'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-959854601846772281</id><published>2009-08-19T15:26:00.001-04:00</published><updated>2009-08-19T15:26:46.790-04:00</updated><title type='text'>La vieille "matante"</title><content type='html'>Vous en avez une. J’en ai une aussi. Tout le monde en connait une. Pas besoin de se péter les bretelles avec ça, vous ne ferez pas de jaloux.&lt;br /&gt;Vous savez, quelqu’un qui nous tape royalement sur les nerfs? Qui ressassent sans cesse les mêmes histoires plates («Dans mon temps, on marchait dix miles pour aller à l’école, nu pied dans neige avec notre pupitre sur le dos»)? Qui avait donc une meilleure vie que nous dans son temps («Dans mon temps, on recevait une pomme à Noël. Pis si on était chanceux, on avait une orange aussi. Pis on était content»)? Qui croient fermement que les jeunes d’aujourd’hui n’ont plus de valeurs, plus de respect et qu’ils sont sans considération pour leurs aînés («Dans mon temps, il aurait été impossible que je tutoie ma mère!»)?&lt;br /&gt;Fatiguant hein?&lt;br /&gt;Quand je vois cette «matante» commencer à se bercer, je sais que le pénible spectacle pour mes oreilles commencera. Je n’ai qu’une seule envie : m’enfuir à toutes jambes vers un monde meilleur. Malheureusement, pour éviter un drame familial, je me résous à tendre l’oreille et à faire des «Hum… hum… » pour lui démontrer un petit peu d’intérêt.&lt;br /&gt;J’ai toujours pensé que ce genre de personne vivait dans le passé. Que ces gens sont incapables de s’adapter aux réalités d’aujourd’hui. Que ce syndrome arrivait avec les cheveux blancs et l’encaissement d’un chèque de pension.&lt;br /&gt;Ça bien l’air que non.&lt;br /&gt;J’en suis devenue une!&lt;br /&gt;Et ce n’est pas de gaieté de cœur que je vous annonce ça. Gênée je le suis, mais c’est surtout traumatisée que je prends conscience que je suis devenue une vieille «matante» frustrée.&lt;br /&gt;Ça m’a frappé de plein fouet le week-end dernier. J’avais amené ma basse-cour –mes deux poulettes et mon coq- camper au Parc national d’Oka quelques jours pendant mes vacances. Repos, lecture au son des chants d’oiseaux, guimauves sur le feu, grasses matinées, farniente sur la plage étaient les seuls trucs d’inscrits à l’agenda.&lt;br /&gt;Une semaine de rêve. De tranquillité. De détente. Ça, c’est ce que je m’imaginais.&lt;br /&gt;Une semaine d’enfer. De bruit. De frustration. Ça, c’est ce que j’ai eue.&lt;br /&gt;Il y avait des fromages de l’Abbaye sur la table qui côtoyaient des terrines maisons achetées au marché local. Le coq débouchait un hydromel. Les poulettes jouaient aux cartes dans un calme peu commun. Une scène de film. Parfaite. Unique.&lt;br /&gt;On s’assoit pour faire honneur à notre souper. Me suis étouffé avec ma première bouchée. La  musique de la voiture qui venait de passer tout juste à côté de notre terrain était tellement forte que je suis certaine que vous l’avez entendue ici.&lt;br /&gt;Trois jeunes sont sortis de la CRX modifiée. Je crois qu’ils avaient un défaut de fabrication aux oreilles, car même s’ils étaient à deux pieds l’un de l’autre, ils devaient hurler pour s’entendre.&lt;br /&gt;Pendant qu’ils s’installaient, une Golf GTI est arrivée avec autant de fracas. Suivi d’une Civic. Et toujours autant de vacarme. En tout, ils occupaient trois terrains côte à côte. Pas question pour eux de s’approcher pour se jaser. Que non! Ils se hurlaient d’un terrain à l’autre.&lt;br /&gt;«Tu as vu ça chéri? Quelle belle soirée va-t-on passer! Pas moyen de souper en paix maudit. C’est quoi leur foutu problème de déranger tout le camping de la sorte? On dérange-tu nous autres? Non. Pourquoi eux ils ne font pas pareil?»&lt;br /&gt;«Geneviève relaxe. Ils sont jeunes. Ils ne veulent que s’amuser. On a fait pareil nous aussi.»&lt;br /&gt;Et c’est là que la phrase qui tue est sortie : «Quand j’étais jeune, on faisait attention aux autres. On avait du respect pour ceux qui nous entouraient. Jamais je n’aurais agis de la sorte. Jamais! »&lt;br /&gt;Voilà c’est fait. Je suis rendue une vieille «matante».&lt;br /&gt;Mais c’est moi ou dans mon temps c’était mieux?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-959854601846772281?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/959854601846772281/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=959854601846772281' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/959854601846772281'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/959854601846772281'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/08/la-vieille-matante.html' title='La vieille &quot;matante&quot;'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-5807740732182702681</id><published>2009-07-29T14:29:00.001-04:00</published><updated>2009-07-29T14:38:32.904-04:00</updated><title type='text'>Se fout-on de notre gueule?</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_q-f7bgKwV80/SnCXGgaaTCI/AAAAAAAAAb4/VbZ8bOrl7OM/s1600-h/laurence.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5363953294233979938" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_q-f7bgKwV80/SnCXGgaaTCI/AAAAAAAAAb4/VbZ8bOrl7OM/s400/laurence.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Se fout-on de notre gueule?&lt;br /&gt;Je pense vraiment que l'on se fout de notre gueule. Et pas à peu près en plus. Bien comme il faut. Avez-vous vu le dernier Châtelaine avec en front page la pétillante Mariloup Wolfe? Peut-être que vous ne l'avez pas reconnue. Normal. Elle est méconnaissable.&lt;br /&gt;Ok. Il y a la nouvelle couleur feu sur sa tignasse autrefois blonde platine qui peut mêler les cartes.&lt;br /&gt;Ok. Il y a cette petite touche de gloss sur les lèvres et cet ocre sur les paupières qui peuvent surprendre.&lt;br /&gt;Ok. Il y a cette robe qui est loin de nous rappeler le style Marianne de Ramdam.&lt;br /&gt;Mais quand même.&lt;br /&gt;Ce que l'on retrouve sur cette photo, c'est une poupée de plastique complètement modifiée avec Photoshop qui est à 2000 kilomètres de la beauté naturelle de celle qui portera son premier long-métrage au grand écran sous peu, Les pieds dans le vide.&lt;br /&gt;Je ne m'étais jamais vraiment attardée aux couvertures des magazines féminins. J'achète surtout ce genre de trucs pour les recettes proposées, pas pour la beauté de la une.&lt;br /&gt;C'est une copine qui a sonné la sonnette d'alarme de mon radar à stupidité, il y a quelques mois, alors que l'on retrouvait Laurence Leboeuf sur la première page du Elle Québec. "Ça m'a pris une bonne minute pour la reconnaître! Elle est tellement retouchée qu'on dirait qu'elle est en plastique! Sincèrement, je trouve que c'est exagéré. Cette fille est une beauté naturelle et voilà qu'elle apparait sans aucun défaut, avec une peau de porcelaine parfaite. Vraiment, au premier coup d'oeil, on croirait à un personnage de jeu vidéo. C'est n'importe quoi!" s'était-elle indignée.&lt;br /&gt;Va pour enlever le bout de persil coincé entre deux dents.&lt;br /&gt;Va pour colorer la repousse de teinture que l'on n'a pas eu le temps de faire.&lt;br /&gt;Va pour supprimer le bouton SPM apparu hier soir.&lt;br /&gt;Va pour ajouter un peu de lumière dans l'oeil.&lt;br /&gt;Mais il y a toujours bien des foutues limites!&lt;br /&gt;Et puis, je suis supposée dire quoi à Maxim qui, du haut de ses 11 ans, monte sur la balance régulièrement et qui s'inquiète du chiffre qu'elle y voit, qui me demande comment faire partir ce bout de peau (un petit bourrelet de bébé), qui cherche par tous les moyens à faire disparaître les petits trous dans sa peau (les pores), qui passe des heures devant le miroir pour tenter de dompter ses cheveux qui refusent de se placer comme ceux de toutes ces stars qui posent pour Cool.&lt;br /&gt;Et puis, je suis sensée faire quoi moi avec mes cernes en dessous de mes yeux? Avec ces cheveux blancs et ternes qui assaillissent ma tête? Avec ma silhouette qui me bloque des shootings photos des grands magazines du monde? Avec ma taille qui n'est pas mannequin pour deux sous?&lt;br /&gt;On a beau dire que c'est du faux. Que c'est irréel. Arrangé. Mais l'image reste. Le standard de beauté à atteindre est là. Caché dans un racoin de notre coco. Il nous poursuit sans cesse. Est toujours là. Une quête impossible à atteindre.&lt;br /&gt;Pourtant, chaque matin, devant le miroir, on tente de dompter ce cheveu ingrat au fer plat, on l'enduit de pâte à modeler, de fixatif. On exfolie-tonifie-crème cette peau pour qu'elle soit plus dynamique, pleine de vie, allumée. On se beurre de fond de teint pour cacher la petite patte d'oie sur le côté de l'oeil gauche. On roule une bille anti-poches sous l'oeil pour masquer l'apparence de ce cerne toujours trop gros sur ce visage résultat d'insomnie. On dépense 50 $ pour un mascara qui allongera nos cils de 15 %. On choisit un rouge qui donnera à nos lèvres une texture plus onctueuse, riche, renversante. Analyser tout le contenu en calories-glucides-lipides de ce que je mange pour éviter la culotte de cheval, la cellulite et surtout le surplus de poids.&lt;br /&gt;Déprimant.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-5807740732182702681?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/5807740732182702681/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=5807740732182702681' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5807740732182702681'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5807740732182702681'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/07/se-fout-on-de-notre-gueule.html' title='Se fout-on de notre gueule?'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_q-f7bgKwV80/SnCXGgaaTCI/AAAAAAAAAb4/VbZ8bOrl7OM/s72-c/laurence.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-1655713190500623616</id><published>2009-07-21T16:14:00.001-04:00</published><updated>2009-07-21T16:14:31.842-04:00</updated><title type='text'>La tête de cochon</title><content type='html'>C’en est une vraie de vrai.&lt;br /&gt;Plus tête de cochon que ça, tu meures.&lt;br /&gt;Son père avait l’habitude de dire: «Le monde n’est pas prêt pour Félixe!» Il n’avait pas tort.&lt;br /&gt;Elle a beau être minuscule, porter du cinq ans alors qu’elle vient de souffler huit chandelles sur son gâteau d’anniversaire, avoir encore besoin d’un siège d’auto et encore aimer boire son lait chaud, reste que lorsqu’elle sort son sale caractère, on pourrait croire qu’elle mesure 6 pieds 4, qu’elle pèse 235 livres pis qu’elle s’entraîne dans un club d’haltérophilie.&lt;br /&gt;Bref, un monstre.&lt;br /&gt;Pourtant, quand elle vous regarde avec son air angélique, qu’elle vous fait des câlins, qu’elle dit que vous êtes la meilleure mère du monde, difficile d’imaginer que derrière ses yeux enjôleurs se trouve une tête dure comme du roc.&lt;br /&gt;Elle était toute petite quand j’ai découvert qu’il n’y en aurait pas de facile avec ma poulette. On venait tout juste de célébrer son huitième mois de vie quand j’ai tenté de la sevrer. Je me vois encore arriver avec ma bouteille de lait et elle, sans aucun appel, la lançait à l’autre bout de la pièce. Le message était clair.&lt;br /&gt;Le jour de son premier anniversaire, ma Filou ne marchait pas. Elle ne voulait rien savoir d’utiliser ses deux pieds pour aller chercher son Dipsy. Pourquoi se compliquer la vie à tenter de marcher alors que ses quatre pattes faisaient très bien le travail?&lt;br /&gt;Pourtant, elle se tenait en parfait équilibre debout. Elle était super solide. Mais il n’y avait rien à faire pour la convaincre d’avancer. Ma loulou préférait se laisser choir sur le sol et se mettre en position quatre pattes.&lt;br /&gt;À 13 mois, ma poulette n’avait toujours pas fait ses premiers pas. Elle était toujours autant obstinée à se promener à sa façon, soit à quatre pattes.&lt;br /&gt;À 14 mois, j’ai commencé à paniquer. À m’imaginer mille et un problèmes. Et si ma fille avec une dystocie de la hanche? Et si elle avait une grave maladie qui l’empêchait de marcher? J’ai donc couru avec ma poulette sous le bras chez le médecin. «Non, il n’y a pas de problème, Madame Proulx. Tout est en ordre.» Suis sortie de là pas du tout convaincue. Me suis donc rendue chez l’orthothérapeute, l’osthéopathe et le chiro. Les trois spécialistes étaient d’accord. «Tout est beau, Madame Proulx. Elle n’est seulement pas prête encore à marcher.»&lt;br /&gt;Tous ces rendez-vous, ces lectures sur les causes et conséquences de la dystocie m’ont tenu tellement occupée que je n’ai même remarqué que ma Filou marchait.&lt;br /&gt;Un matin, elle s’est levée et s’est mise à courir dans la maison. Elle n’a pas fait comme tous les bébés dans leur apprentissage de la marche, c'est-à-dire, faire deux pas, tomber, se relever, refaire deux ou trois pas, retomber, se relever, etc.&lt;br /&gt;Non, ma poulette s’est levé et elle est partie à courir. Tout simplement. Comme si ça faisait des mois qu’elle marchait. J’étais ébahie.&lt;br /&gt;Elle a eu son premier vélo avec des petites roues à deux ans. Il n’a pas eu beaucoup de succès le vélo à deux ans. Je l’ai revendu l’été d’après parce qu’il était rendu trop petit. J’en ai racheté un autre, plus grand un peu. Toujours autant d’insuccès. Toujours dans la remise. À quatre ans, ma loulou regardait sa grande sœur faire du vélo dans la rue et ne l’enviait pas du tout. Ne désirait même pas tenter le coup. À cinq ans, elle a démontré un tout petit peu d’intérêt pour la chose. Mais sans plus. À six ans, toutes ses amies savaient faire du vélo à deux roues. Pas elle. Pis elle s’en foutait. À sept ans, la marraine a voulu prendre les choses en main. Elle a acheté un magnifique vélo à deux roues mauves avec de superbes fleurs. Le vélo est tout de même resté sous le perron tout l’été.&lt;br /&gt;Elle ne voulait rien savoir. Était obstinée à mort sur le sujet. «Je ne veux pas apprendre à faire du vélo, bon.»&lt;br /&gt;À huit ans, elle a sorti le vélo de sa cachette. Elle a dit, le plus simplement du monde, «Maman, je m’en vais faire du vélo.» Elle n’a pas voulu que je lui tienne le siège, que je lui donne des conseils, que je sois à ses côtés. Nenon. «Vas sur le balcon maman. Laisse-moi faire toute seule.»&lt;br /&gt;Félixe a enfourché sa bicyclette mauve à fleurs et elle est partie. Voilà, c’était réglé. Après des années d’acharnement, ma poulette savait maintenant conduire un deux roues.&lt;br /&gt;Elle l’a fait quand elle était prête. Quand ça été le moment pour elle. Reste juste à espérer qu’elle n’apprenne pas à ramasser sa chambre à 18 ans maintenant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-1655713190500623616?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/1655713190500623616/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=1655713190500623616' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1655713190500623616'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1655713190500623616'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/07/la-tete-de-cochon.html' title='La tête de cochon'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-3341831898545877436</id><published>2009-07-13T13:45:00.001-04:00</published><updated>2009-07-13T13:45:56.093-04:00</updated><title type='text'>Sous le pas de la porte...</title><content type='html'>Elle était sous le pas de la porte complètement ahurie.&lt;br /&gt;Elle était là, à regarder la Ford de son amoureux s’en aller au loin. Refusant de croire ce qu’il venait de se passer. Ce qu’ils venaient de se dire.&lt;br /&gt;Elle était là, sous le pas de la porte, en train de se gratter la bédaine. Les nouvelles vergetures qui ont fait leur apparition ce week-end, sur son gros globe-terrestre de 36 semaines, la démangeaient en s’il-vous-plait.&lt;br /&gt;Elle était là, les yeux dans l’eau. Le cœur dans la flotte. Pis avec un bébé dans une piscine de liquide amniotique.&lt;br /&gt;Elle était là, refusant de croire que plus jamais l’amoureux des trois dernières années ne reviendrait. Que le papa de la petite bestiole qui a pris son utérus en location pour neuf mois ne serait plus là.&lt;br /&gt;Elle était là, sur le pas de la porte, à prier. À espérer qu’il change d’avis. Qu’il revienne. Qu’ils jasent. Qu’ils s’expliquent. Qu’ils rigolent de la mésentente. Qu’ils repartent leur histoire à zéro.&lt;br /&gt;Elle a attendu longtemps sur le pas de la porte qu’une Ford se stationne dans le driveway. Mais jamais la Ford n’est revenue se stationner dans le driveway.&lt;br /&gt;Les larmes ont coulé longtemps sur la première maison de cette petite bestiole tant voulue, tant attendue.&lt;br /&gt;Tellement qu’elle ne voulait la plus mettre au monde cette petite bestiole tant voulue, tant attendue. Elle ne pouvait pas, ne voulait pas croire qu’elle ne pourrait pas offrir à cette petite bestiole tant voulue, tant attendue, un papa, une famille.&lt;br /&gt;C’est sur le pas de la porte, en regardant par la fenêtre, qu’elle a réalisé que leur vie prendrait une nouvelle route. Et pas la même que la Ford qui venait de quitter le driveway de leur appart de l’est de Sherbrooke.&lt;br /&gt;Quatre semaines plus tard, c’est sur le pas de la porte qu’elle a crevé ses eaux. Le driveway était toujours vide.&lt;br /&gt;C’est en tenant la main de sa meilleure amie qu’elle a poussé sa petite bestiole à la vie. Elle a espéré jusqu'à la toute dernière contraction le voir arriver dans le cadre de porte. Revenir sur sa décision. Reprendre son job de papa.&lt;br /&gt;C’est sur le pas de la porte de sa chambre d’hôpital qu’elle a réalisé qu’elle ferait cavalier seul avec sa bestiole. Qu’il ne fallait plus espérer.&lt;br /&gt;Mais c’est aussi là, sur le même pas de porte, qu’elle a fait la promesse à sa bestiole qu’elle serait une maman d’enfer. Qu’ils feraient une équipe du tonnerre.&lt;br /&gt;Elle est donc repartie toute seule avec sa petite bestiole.&lt;br /&gt;En arrivant chez elle, elle n’a même pas regardé si la Ford était dans le driveway. Elle avait mieux à faire. Elle avait une nouvelle vie à gérer, à aimer, à cajoler.&lt;br /&gt;Puis les semaines ont passé. Mais pas beaucoup de mois. Sur le pas de la porte d’une amie, ses yeux ont croisé ceux d’un grand de 6 pieds 2.&lt;br /&gt;Il n’a pas fallu beaucoup de pages de calendrier avant que sa Honda ne se stationne dans son driveway. Avant qu’il ne devienne une part entière de cette famille un peu hors norme, pas très traditionnelle.&lt;br /&gt;Les saisons ont passé. La Honda est toujours stationnée dans le driveway. La bestiole court maintenant partout. Elle babille quelques mots. Et dernièrement, elle a regardé le grand de 6 pieds 2 et lui a dit : «T’aime papa! ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-3341831898545877436?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/3341831898545877436/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=3341831898545877436' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/3341831898545877436'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/3341831898545877436'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/07/sous-le-pas-de-la-porte.html' title='Sous le pas de la porte...'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-1447521298420491789</id><published>2009-07-07T14:51:00.000-04:00</published><updated>2009-07-07T14:52:06.932-04:00</updated><title type='text'>La briseuse de famille</title><content type='html'>J’aurais voulu lui arracher les yeux.&lt;br /&gt;Littéralement.&lt;br /&gt;Ses longs cheveux, je m’en serais servi pour l’étrangler.&lt;br /&gt;Je rêvais de la découper en tout petits morceaux et de la faire frire dans du Crisco. Pas question de gaspiller de l’huile d’olive pour elle.&lt;br /&gt;Je me retenais à deux mains pour ne pas lui téléphoner à 2 h du matin et lui chanter un paquet de bêtises, lui crier ses quatre vérités.&lt;br /&gt;Je passais des heures à ébaucher des plans machiavéliques de vengeance. Je me demandais comment couper la ligne de frein de sa voiture. De quelle façon je pourrais entrer en contact avec son patron pour lui raconter n’importe quoi sur son compte.&lt;br /&gt;Je voulais qu’elle souffre. Qu’elle pâtisse. Qu’elle éprouve autant de peine que je pouvais en avoir. Que sa vie devienne un enfer.&lt;br /&gt;Je priais tous les dieux de l’univers pour qu’un jour, quelqu’un lui fasse autant mal qu’elle m’en avait fait.&lt;br /&gt;J’aurais voulu jouer aux dards avec sa face comme cible. M’adonner au Vaudou avec une petite poupée qui la représentait.&lt;br /&gt;Je passais des heures à la bitcher. À dire qu’elle était une ci, une ça. Qu’elle était comme ça et surtout pas comme ci.&lt;br /&gt;Je me voyais arriver chez elle au beau milieu de la nuit pour faire sauter une bombe.&lt;br /&gt;Bang!&lt;br /&gt;Sors de ma vie. Sors de notre vie.&lt;br /&gt;Je me levais la nuit pour l’haïr.&lt;br /&gt;Je me levais la nuit pour haïr la vie qu’elle m’avait imposée.&lt;br /&gt;Je me levais la nuit pour haïr la vie qui l’avait mise sur mon chemin.&lt;br /&gt;Je la détestais quand mes poulettes partaient chez papa et qu’elle prenait ma place auprès de mes filles.&lt;br /&gt;Je la détestais quand Max et Filou revenaient à la maison le lundi matin avec de belles tresses aux cheveux qui n’étaient certainement pas l’œuvre des gros doigts de papa.&lt;br /&gt;Je détestais quand ma plus vieille me racontait ce bon souper qu’Elle avait fait.&lt;br /&gt;Je détestais quand ma plus jeune me disait qu’Elle était gentille et drôle.&lt;br /&gt;Je la détestais parce qu’elle vivait ma vie un week-end sur deux.&lt;br /&gt;Je la détestais tout le temps. Tout le temps. Tout le temps.&lt;br /&gt;Puis les choses ont changé.&lt;br /&gt;Tranquillement. Mais elles ont changé.&lt;br /&gt;Tranquillement, j’ai réalisé que j’étais nounoune. Stupide. Idiote.&lt;br /&gt;Nounoune parce que mes puces étaient chanceuses d’avoir une belle-mère qui les aimait autant.&lt;br /&gt;Stupide parce que je bousillais mon temps à entretenir des pensées négatives à propos de quelqu’un qui n’avait pas choisi de briser une famille.&lt;br /&gt;Idiote parce que j’ai compris que cette femme n’était pas la cause de la rupture entre l’ex et moi. Elle était une conséquence.&lt;br /&gt;Mais c’était tellement plus facile de tout lui mettre sur le dos plutôt que d’accepter ma part de responsabilité dans l’échec de ma relation amoureuse.&lt;br /&gt;À toutes celles qui rêvent la nuit d’étrangler la nouvelle belle-mère de leurs enfants, je peux vous certifier que les nuits sont beaucoup plus reposantes lorsqu’on l’accepte&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-1447521298420491789?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/1447521298420491789/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=1447521298420491789' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1447521298420491789'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1447521298420491789'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/07/la-briseuse-de-famille.html' title='La briseuse de famille'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-1445639018038982095</id><published>2009-07-03T15:38:00.000-04:00</published><updated>2009-07-03T15:39:03.940-04:00</updated><title type='text'>Que deviendras-tu?</title><content type='html'>Vous aviez quel âge quand vous avez décidé de quelle façon vous gagneriez votre vie quand vous seriez grand?&lt;br /&gt;Je ne faisais pas partie de la gang de ceux qui savait en maternelle qu’ils deviendraient pompier ou dentiste. Jacynthe, une copine du secondaire savait qu’elle serait médecin, comme son père, dès qu’elle a commencé à babiller. Céline aussi, une autre amie, n’avait qu’un seul but : asseoir ses fesses à la fac de droit. Que dire d’Élizabeth qui est née, j’en suis certaine, avec des Prismacolor dans les mains? Personne n’est étonné de la voir bosser dans une boîte de graphisme aujourd’hui.&lt;br /&gt;Mais on s’entend que ces filles-là sont une minorité. Savoir avant même de décrocher ton diplôme d’études secondaires où tu puncheras in le matin une fois adulte, c’est assez rare. La plupart de mes copines ont tergiversé.&lt;br /&gt;Julie, par exemple, une petite bol, que tous voyaient avec deux ou trois doctorats dans les poches, a pourtant fuit à l’autre bout du Canada avec un DEC dont l’encre du diplôme était à peine sèche. Et n’allez pas croire qu’elle ait raté sa vie la copine. Que non! Elle est propriétaire d’une plantation de pêchers dans l’Okanagan et est la plus heureuse des agricultrices!&lt;br /&gt;Maryse, entre nos cours de FPS, d’histoire et de maths 536, a toujours dit à tout le monde qu’elle deviendrait hygiéniste dentaire. Elle les a fait ses études pour le devenir. Mais dès la graduation terminée, Maryse prenait le chemin de l’université. Pas pour entrer à la Faculté de médecine dentaire et ainsi devenir dentiste, non plutôt pour y poursuivre une formation pour devenir enseignante de français au secondaire!&lt;br /&gt;Quand j’étais très petite, je voulais devenir pompier. Probablement que j’ai été influencée par l’épisode de Passe-Partout où on chantait «Au feu, au feu, les pompiers sont au travail. Mesdames, messieurs, attention faut qu’on travaille.» Je trouvais que ça avait l’air pas mal cool que de conduire de gros camions rouges, de glisser d’une basse de métal, de grimper dans de très hautes échelles pour arroser des maisons en feu.&lt;br /&gt;Ensuite, probablement séduite par Ghislaine et Manon, mes profs de maternelle et de 2e année, j’ai voulu devenir enseignante moi aussi. J’imaginais mes journées remplies de jeux, de bricolage, de chansons et de ballon prisonnier. Parce que dans mon idéal de classe d’école, il n’y avait pas de place pour les mathématiques plates, ni pour l’apprentissage de l’écriture en lettres attachées.&lt;br /&gt;Quand je suis allée voir La Grenouille et la baleine au ciné, j’ai su qu’un jour je deviendrais comédienne. Fanny Lauzier n’avait qu’à bien se tenir parce que j’arrivais avec toute l’assurance du monde qu’un jour, et du haut de mes neuf ans bien comptés, il y aurait un Oscar sur mon manteau de cheminée.&lt;br /&gt;Pourtant, c’est en histoire que j’ai étudié à l’Université et c’est en journalisme que je gagne ma vie. Pour le moment. Qui sait ce que l’avenir me réserve? Sais pas. J’ai pas encore choisi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-1445639018038982095?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/1445639018038982095/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=1445639018038982095' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1445639018038982095'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1445639018038982095'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/07/que-deviendras-tu.html' title='Que deviendras-tu?'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-1246407651432864153</id><published>2009-06-29T10:43:00.001-04:00</published><updated>2009-06-29T10:55:06.054-04:00</updated><title type='text'>Elle est cool, elle est cool, elle est cool!</title><content type='html'>J’ai un peu la trouille j’avoue. Je regarde les pages du calendrier s’arracher les unes après les autres, de façon hyper rapide, et j’ai peur.&lt;br /&gt;Peur de me lever un matin, à 80 ans, vieille, laide, grognonne, chialeuse, pis ridée.&lt;br /&gt;J’ai la crainte de prendre deux heures au guichet automatique pour retirer 20$ tout en faisant perdre patience aux dix personnes qui attendent en file derrière moi.&lt;br /&gt;J’appréhende de causer de multiples accidents parce que je conduis sur la voie de gauche à 32 km/h amenant ceux qui me suivent à devenir des enragés du volant.&lt;br /&gt;J’imagine avec terreur l’idée que je pourrais passer mes journées à ressasser le passé. Vous savez, parce que c’était donc mieux dans notre temps…&lt;br /&gt;Je refuse de croire qu’un jour je serai de celles qui passent leur après-midi à faire de l’artisanat en écoutant du Céline Dion. «Ma petite-fille, ça c’était de la vraie musique», que je sermonnerai à mes petites-filles refusant de croire que rien d’autre n’a d’égal que notre diva nationale.&lt;br /&gt;Ça ne me rentre pas dans la tête, qu’un jour, la seule activité d’inscrite à mon agenda sera de me bercer dans ma chaise en regardant par la fenêtre d’un air nostalgique.&lt;br /&gt;Il m’est impossible d’imaginer que je puisse un moment donné dans ma vie prendre une éternité à payer à l’épicerie parce que je ramasse tous les sous disponibles dans le fond de mon porte-monnaie.&lt;br /&gt;Je ne veux pas envisager ma vie d’octogénaire de façon ennuyante et sans attrait.&lt;br /&gt;Mais heureusement, il y a quelqu’un qui me réconcilie avec l’idée que c’est possible d’avoir du plaisir même s’il y a 80 chandelles sur son gâteau d’anniversaire.&lt;br /&gt;Ma grand-mère à moi est loin de l’image que les jeunes peuvent se faire des plus vieux. Même que souvent, en la regardant, je me dis qu’à bien des niveaux elle est d’avant-garde.&lt;br /&gt;La première fois où ça m’a frappé, j’étais au Cégep. Nous devions faire un travail en psycho sur les différences entre les générations. Nous devions poser quelques questions à trois générations différentes et analyser les résultats.&lt;br /&gt;Toute une surprise que j’ai eue quand ma grand-mère a répondu à ma question qui demandait si elle réagirait si l’un de ses enfants était homosexuel. Vous savez ce qu’elle a dit? «Je l’accepterais! Si tu penses que je vais me priver de mes enfants pour ça! Ça ne me regarde  pas moi si une de mes filles aurait préféré aimer une autre femme.»&lt;br /&gt;Tiens-toi!&lt;br /&gt;Vous savez qui m’amenait dans les montagnes russes de l’Expo de Sherbrooke quand j’étais petite? Qui m’a initié aux joies du Space Mountain à Disney? Pas mon père. Pas ma mère. Nenon. Ma grand-mère. Oui oui!&lt;br /&gt;Quand je la regarde, je me dis qu’elle n’est pas de son temps. Elle n’a pas de ti-kleenex dans sa manche de cardigan vert menthe. Non, elle est plutôt du style à se promener dans l’un de ses 44 bikinis avec un sun tan et un corps à faire mourir de jalousie toutes les femmes jeunes et moins jeunes confondues, moi la première!&lt;br /&gt;Pas de son temps, parce que sa principale préoccupation, quand elle se lève le matin, n’est pas de laver son plancher à quatre pattes et de préparer sa soupe aux tomates pour le repas du midi. Que non! Elle a d’autres chats à fouetter comme fouiner sur Internet, lire les blogs de sa petite-fille et petite-nièce, écrire des courriels à tous.&lt;br /&gt;Pas de son temps parce que ma grand-mère n’est pas encrée dans de vieilles traditions qui voulaient qu’une femme devait rester à la maison et prendre soin de sa famille au détriment de ses ambitions personnelles et de son propre bonheur. Elle a été sur le marché du travail toute sa vie et n’a jamais eu peur de prendre action pour être heureuse.&lt;br /&gt;Vraiment, ma mamie a toute mon admiration. Bon 80e anniversaire!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-1246407651432864153?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/1246407651432864153/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=1246407651432864153' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1246407651432864153'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1246407651432864153'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/06/elle-est-cool-elle-est-cool-elle-est.html' title='Elle est cool, elle est cool, elle est cool!'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-1197615557479785304</id><published>2009-06-16T16:24:00.001-04:00</published><updated>2009-06-16T16:24:51.546-04:00</updated><title type='text'>Je divorce!</title><content type='html'>Ne vous fiez pas à mon titre de chronique. Je ne le clame pas si haut et pas si fort que je divorce. Faut pas planifier tout de suite un party de séparation. Je ne suis pas tellement certaine que je fais le bon choix, que la décision que je m’apprête à prendre est la meilleure pour moi.&lt;br /&gt;Parce que des impacts sur ma vie, il y en aura si je vais jusqu’au bout. Si je le fous à la porte, sûrement qu’un jour ou l’autre, je le regretterai. Mes doigts seront sûrement plein de morsures un moment donné, résultats de nostalgie soudaine.&lt;br /&gt;Bref, je réfléchis toujours. Chaque matin qui vient amène avec lui son lot d’arguments positifs qui font pencher la balance du côté du divorce.&lt;br /&gt;Le soir, la tête posée sur l’oreiller, c’est plutôt la colonne des contres qui s’alourdit de plus en plus m’amenant du même coup à ne pas aller trop vite. À ne pas mettre les bœufs devant la charrue.&lt;br /&gt;J’admets que je ne m’attendais pas à une telle réaction de ma part. Pas après tant d’années passées à ses côtés. Il faisait partie intégrante de ma vie, de mon quotidien.&lt;br /&gt;Mais depuis quelques semaines, nous avons pris nos distances. Vous allez paniquer, mais je suis même allée voir ailleurs si c’était mieux. Et surprise, je l’ai été. Vraiment, je ne déteste pas l’idée de ne plus l’avoir dans mon champ de vision.&lt;br /&gt;Ouf! C’est tellement tabou dans mon milieu, vous n’avez même idée. Oser avouer une infidélité au lave-vaisselle fait de nous une puissante névrosée.&lt;br /&gt;Pourtant, depuis que ma laveuse à vaisselle est au rancart (il faut faire venir un spécialiste pour l’installer dans la nouvelle maison), je prends plaisir à laver mes coupes à vin et mes cuillères à dessert dans l’évier avec ma guenille et mon savon écolo.&lt;br /&gt;Oui, oui. Je vous le jure. J’adore me tremper les mains dans l’eau savonneuse et frotter ma sauce à spagh qui a collé dans le fond du chaudron tout en regardant par la fenêtre les nouvelles fleurs qui poussent.&lt;br /&gt;Suis-je folle?&lt;br /&gt;Peut-être.À bien y penser, j’ose espérer que non. Que vous suivrez peut-être même mon idée.&lt;br /&gt;Hier, par exemple, j’ai fait la vaisselle avec Maxim. Je lave. Elle essuie. «Et puis, ma cocotte, commences-tu à avoir des papillons pour ton spectacle?» «Non, ça va. Je suis prête. Je connais bien mes pièces et j’ai très hâte que tu vois mon costume.»&lt;br /&gt;On a jasé comme ça, de tout et de rien, pendant la vingtaine de minutes qu’a duré notre besogne. Si le lave-vaisselle avait été en fonction, en moins de deux minutes, tout aurait été réglé et peut-être que je n’aurais jamais su le nom de celui qui fait battre le cœur de ma pré-ado…&lt;br /&gt;J’aime de plus en plus ces moments tous calmes qui nous permettent à l’amoureux et à moi de se raconter les potins du jour, les anecdotes croustillantes d’un tel, les frustrations vécues par l’autre. On analyse les dossiers chauds de l’heure («Crois-tu que gris et raisin seraient beau pour la chambre?»), on débat de grandes questions philosophiques («Que penses-tu de ça toi que Rhianna soit retourné avec Chris Brown?»).&lt;br /&gt;Souvent, ça nous prend une éternité pour laver que quatre assiettes, mais je m’en fous un peu. Parce que pendant cette éternité, on prend le temps de se jaser, de rire, d’être ensemble tout simplement.&lt;br /&gt;Pas toujours facile de discuter la tête dans la sécheuse ou en passant la tondeuse. Mais en faisant la vaisselle, ça l’est. Et j’adore ça.&lt;br /&gt;Alors chéri, ne sois pas surpris que je fasse la sourde oreille quand tu demandes que j’appelle le spécialiste. Je retarde volontairement le moment… Mais je ne suis pas prête pour autant à signer un contrat de divorce!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-1197615557479785304?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/1197615557479785304/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=1197615557479785304' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1197615557479785304'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1197615557479785304'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/06/je-divorce.html' title='Je divorce!'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-4352908916069025249</id><published>2009-06-11T13:49:00.000-04:00</published><updated>2009-06-11T13:50:01.212-04:00</updated><title type='text'>Une fête sur toute une année</title><content type='html'>Misère.&lt;br /&gt;Ça arrive tout le temps trop rapidement. À la vitesse grand V. Le calendrier tourne définitivement ses pages trop vite.&lt;br /&gt;Alors voilà, je suis encore en train d’organiser la fête d’anniversaire de Filou. Pis je déteste. Royalement à part ça.&lt;br /&gt;Peut-être suis-je devenue une vieille grébiche frustrée. Peut-être ai-je perdu mon cœur d’enfant. Peut-être suis-je rendue impatiente et intolérante.&lt;br /&gt;Sais pas.&lt;br /&gt;Mais ce que je sais, c’est que ça m’énerve.&lt;br /&gt;«Maman, mon prochain gâteau de fête, j’aimerais vraiment avoir une belle coccinelle!», a-t-elle déclaré tout juste après que l’on ait déballé nos cadeaux… de Noël!&lt;br /&gt;«Mamaaaan, est-ce que l’on peut faire mes cartes d’invitation?», me demande-t-elle en janvier alors que sa fête est en juin.&lt;br /&gt;«Mamaaaaaan, à ma fête, j’aimerais ça inviter Mayra, Noémie, Jayden, Geneviève, Sarah, Camille, Gabrielle», m’a-t-elle dit en février dernier.&lt;br /&gt;«Mamaaaaaaaaaaaaaaaan, à ma fête, est-ce que mes amies vont pouvoir dormir à la maison?», m’a-t-elle questionné pendant la relâche de mars.&lt;br /&gt;«Mamaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan, ça serait vraiment le fun à ma fête d’aller au cinéma avec toutes mes amies», m’a-t-elle souligné un matin d’avril.&lt;br /&gt;«Mamaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan, voici ma liste de cadeaux que j’aimerais recevoir à ma fête. Mais je veux surtout un trampoline, SVP», m’a-t-elle donné le matin de la fête des mères.&lt;br /&gt;«Mamaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan, est-ce que c’est aujourd’hui que l’on va faire les invitations à ma fête?» me demande-t-elle tous les jours depuis que nous avons mis les pieds dans le mois de juin.&lt;br /&gt;Misère.&lt;br /&gt;Dès que sa fête est passée, déjà elle commence à parler de celle de l’an prochain. Pas une semaine qui passe sans qu’elle n’aborde le sujet. Elle élabore des scénarios de fête («Pas une fête de princesse cette année maman, je suis rendue trop grande. Mais une de Star Académie, ça serait vraiment cool!», magazine des idées de surprises à offrir aux amies («On pourrait prendre des photos, ou faire une vidéo de la fête et pendant que l’on mange le gâteau, tu pourrais les mettre sur un dvd pour les donner à tout le monde avant qu’elles ne partent»), fais d’interminables listes d’invités, planifie l’horaire de cette journée.&lt;br /&gt;Bref, elle peut passer les deux tiers de sa vie à préparer cette foutue journée.&lt;br /&gt;Mais moi, ça m’emmerde de jouer l’animatrice d’OTJ toute une journée avec des enfants surexcités boostés au sucrose. Ça m’ennuie de courir les magasins pour acheter des trucs pour constituer le sac à surprises par excellence. Ça me désespère de passer trois jours devant mon fourneau à préparer le gâteau du siècle.&lt;br /&gt;Peut-être un simple sentiment de jalousie? Quand j’étais petite, ce n’était pas la mode les fêtes d’amies. Ma mère invitait mes grands-parents, une ou deux tantes. Je recevais trois ou quatre cadeaux et c’était tout. Le tour était joué. Ma mère n’angoissait pas avec mon anniversaire trois mois d’avance. Et moi, j’étais la plus heureuse des petites filles quand je soufflais mes bougies sur mon gâteau rond au chocolat.&lt;br /&gt;La première fête d’amie à laquelle j’ai pris part, je devais avoir 10 ans! Alors que Filou, du haut de ses presque huit ans, fête les anniversaires de ses petites copines depuis qu’elle a deux ans!! Elle a tellement d’invitations que j’ai dû mettre sur pied un agenda de fête d’amies seulement pour Loulou et je pense engager une secrétaire sous peu. Bien sûr, j’ai ajouté un poste à mon budget pour pouvoir pallier à tous ces cadeaux que je dois, par conséquent, acheter.&lt;br /&gt;Bon je file. Il faut que je m’y mette rapidement si je veux avoir le temps de tout faire d’ici samedi: bouchées nutritives et attrayantes, gâteau en forme de coccinelle avec fondant, shopping pour les surprises, location d’un module de jeux gonflable, réservation d’un clown, magasinage pour le cadeau, mise sur pied de l’horaire, achat de la pinata, conception des cartons d’invitation avec Photoshop, recherche sur internet d’idées de jeux pour amuser cette ribambelle d’enfants, etc.&lt;br /&gt;Vraiment, faut que je prenne congé le reste de la semaine. Mais même si ça m’énerve, je le fais pareil. Juste pour voir le sourire et les yeux brillants de ma loulou en cette journée toute spéciale.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-4352908916069025249?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/4352908916069025249/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=4352908916069025249' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/4352908916069025249'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/4352908916069025249'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/06/une-fete-sur-toute-une-annee.html' title='Une fête sur toute une année'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-738096669427633900</id><published>2009-06-02T14:59:00.001-04:00</published><updated>2009-06-02T15:04:11.255-04:00</updated><title type='text'>J'ai le feu au...</title><content type='html'>Je vous jure, il est gros de même. Tellement gros que j’ai l’impression que j’ai reçu une bombe nucléaire qui a éclaté en plein sur la lèvre inférieure.&lt;br /&gt;Je tente de cacher les impacts par tous les moyens possibles: fond de teint, gloss, rouge à lèvre. Il n’y a rien à faire. Rien ne fonctionne.&lt;br /&gt;Alors, depuis une semaine, personne ne me parle en me regardant dans les yeux. Leurs pupilles sont littéralement attirées par cet ingrat de feu sauvage qui trône au bas de mon visage et qui fait de moi une défigurée de première.&lt;br /&gt;Un herpès buccal hérité de ma grand-mère (pas de danger qu’elle m’ait légué ses yeux bleus là…) qui revient me hanter en moment de stress, de fatigue extrême, de fièvre.&lt;br /&gt;Le coupable cette semaine? Le déménagement sûrement.&lt;br /&gt;Faut dire que lorsque ça fait cinq calendriers que l’on lave sa vaisselle seule, le fait de se retrouver du jour au lendemain avec une nouvelle paire d’yeux avec qui prendre son jus d’orange le matin peut amener son lot d’inquiétudes. De tensions. De stress.&lt;br /&gt;Alors normal que ce volcan logé sous mes babines ait fait éruption cette semaine.&lt;br /&gt;Même si on a fait ça comme des grands, qu’on a suivi tout plein de conseils pour réussir notre vie à deux, reste qu’on ne peut pas tout contrôler.&lt;br /&gt;Par exemple, avant même que nos bobettes partagent le même tiroir, nous nous sommes mis d’accord sur le budget. Pas question que l’argent vienne à bout de notre couple. Que j’en vois juste un billet de 20 $ venir tenter de semer la bisbille entre l’amoureux et moi.&lt;br /&gt;Autre exemple, juste pour vous démontrer le sérieux de notre entreprise, nous avons jasé tâches domestiques. Si, si. La fille n’avait pas vraiment envie de se retrouver avec deux fois plus d’ouvrage sur les bras que dans le temps où il n’y avait que trois brosses à dents sur le comptoir de la salle de bain. Donc, l’amoureux a hérité de tout ce qui est en lien avec les planchers ainsi que de la vaisselle. Moi, je deviens la boss des repas pis du lavage.&lt;br /&gt;On pensait être parés. Prêts à tout.&lt;br /&gt;Mais de prévoir à l’avance qu’il y aurait un imbroglio chez la compagnie de location de camions de déménagement et que ma réservation serait perdue, ça, c’est impossible.&lt;br /&gt;De prévoir à l’avance que cette même compagnie de location n’aurait donc qu’un camion de 10 pieds à ma disposition à moins de 24 h d’avis, ça également, c’était impossible.&lt;br /&gt;De prévoir à l’avance que c’est justement pendant la semaine précédent mon déménagement que la ville déciderait de venir faire le trottoir tout juste devant chez moi, rendant ainsi l’accès à mon entrée de cour impensable, ça aussi, c’est impossible.&lt;br /&gt;De prévoir à l’avance que dans la nouvelle maison, il n’y aurait pas de raccord de prêts pour accueillir mon lave-vaisselle, c’était quasi impossible. (Imaginez maintenant la face de l’amoureux quand il a appris la tonne de vaisselle qu’il aurait à faire en attendant la visite de l’installateur…!)&lt;br /&gt;De prévoir à l’avance que le nouveau garde-manger serait trop petit pour accueillir toutes mes boîtes de conserve, ma réserve de jus, mes pots de farine et de sucre et mes innombrables épices, ça non plus je ne le pouvais pas.&lt;br /&gt;De prévoir à l’avance que la sortie du câble serait située du mauvais côté du salon rendant une configuration optimale de l’espace complètement nulle, ça, j’aurais pu le prévoir, mais je n’y ai pas pensé.&lt;br /&gt;Bref, le bidule qui prend place dans ma face ces jours-ci est sans doute là pour me rappeler quand dans la vie à deux, comme ailleurs, c’est impossible de tout prévoir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-738096669427633900?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/738096669427633900/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=738096669427633900' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/738096669427633900'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/738096669427633900'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/06/jai-le-feu-au.html' title='J&apos;ai le feu au...'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-6322959679914997430</id><published>2009-05-27T09:43:00.000-04:00</published><updated>2009-05-27T09:44:10.831-04:00</updated><title type='text'>Souvenir en HD</title><content type='html'>C’est arrivé tellement, mais tellement vite. C’est hallucinant.&lt;br /&gt;Ça fait presque huit ans et je m’en rappelle comme si c’était hier. Les images me reviennent en tête de façon marquée, en full HD, avec son Dolby. Les émotions sont les mêmes. Le cœur me serre, ma gorge se noue juste à y penser.&lt;br /&gt;Il faisait chaud. Tellement chaud. Une vraie canicule de juillet. Le thermomètre devait indiquer 200 degrés pour ne pas dire plus. L’eau nous pissait dans le front, coulait dans notre dos. On buvait trois litres d’Évian à l’heure pour compenser.&lt;br /&gt;Même Filou avec ses 21 jours de vie trouvait le temps pénible. Si elle avait été capable de le faire, je n’aurais pas été surprise qu’elle enlève sa couche parce que même ça, c’était de trop sur son corps.&lt;br /&gt;Pis Maxim avais passé la journée à se plaindre. Les jeux d’eau dans la cours n’avaient pas réussi à la refroidir. Ni les dizaines de Popsicle. Ni le ventilateur qui lui soufflait de l’air frais dans son visage.&lt;br /&gt;«Bon, OK, poulette, viens-t-en, on va aller à la piscine.»&lt;br /&gt;Arrive au trou d’eau municipal. C’est plein. Ben plein. On comprend que nous ne sommes pas les seules à souffrir de la chaleur.&lt;br /&gt;On réussit à se trouver une petite place. Pendant que Max enfile sa veste de flottaison, je m’étonne de constater qu’il n’y a que deux sauveteurs pour toute cette population de baigneurs. Et que ces deux mêmes sauveteurs sont occupés à jaser entre eux.&lt;br /&gt;Je passe la remarque à notre voisine. «Je sais. Moi aussi je trouve que la surveillance est ordinaire. C’est ce qui explique que je m’assure moi-même que mes deux enfants de 10 et 11 ans sont en sécurité.»&lt;br /&gt;Le message était clair. Très clair. Une maman avertie en vaut deux.&lt;br /&gt;J’installe la poussette de Filou (qui dort comme une bûche) près de la clôture. J’amène Max dans les petites marches. Elle joue là pendant de nombreuses minutes. Je la regarde s’amuser à faire des petites vagues, à taper sur l’eau, à s’arroser. Elle rigole. Elle est heureuse… comme un poisson dans l’eau!&lt;br /&gt;Quelques fois, je fais la police avec d’autres petits qui bousculent ma puce. C’est qu’ils sont plus d’une centaine d’enfants du camp de jour à plonger, à sauter, à nager dans ces milliers de litres d’eau. Il y a de l’action! Les deux sauveteurs? Ils jasent toujours.&lt;br /&gt;Maxim commence à être fatiguée. L’heure du dodo d’après-midi est largement dépassée. Elle sort de l’eau. Je l’aide à enlever sa ceinture. La range sous la poussette de Filou, ce qui a pour conséquence de la réveiller. Et quand un bébé de trois semaines se réveille en sursaut, ça pleure. Je me lève pour la prendre et comme je la sors du carrosse, il y a une dizaine d’enfants qui s’attroupent autour de moi, attirés par ma cocotte. Je perds Max des yeux.&lt;br /&gt;Quand je la retrouve, elle est au fond de l’eau. Pas au fond de la barboteuse. Non, au fond la partie profonde de la piscine.&lt;br /&gt;Depuis combien de temps est-elle là? Fouille-moi.&lt;br /&gt;Mais je peux vous dire que mon cœur s’est arrêté de battre à cet instant même. Que mes poumons ont cessé de fonctionner également. Mes fonctions cérébrales ont stoppé net.&lt;br /&gt;J’ai lancé Filou dans la poussette, ai crié aux enfants de se tasser et ai sauté dans la piscine. Toute habillée. Pour aller chercher ma puce qui était sous dix pieds d’eau.&lt;br /&gt;En sortant, je me souviens d’avoir souhaité qu’une seule chose: que ma grande respire. Elle était consciente. Je l’ai couché sur le sol et j’ai regardé sa cage thoracique. Elle s’est soulevée. J’ai remercié le ciel.&lt;br /&gt;Je me souviens aussi d’avoir hurlé aux sauveteurs ma rage face à leur insouciance.&lt;br /&gt;Je me souviens surtout qu’ils ne sont jamais venus voir si Maxim était correcte. Si nous avions besoin de quelque chose. Trop occupés à jaser.&lt;br /&gt;Une plainte à été déposée à la Ville. Des mesures ont été prises rapidement, limitant ainsi le nombre d’enfants du camp de jour à fréquenter la piscine en même temps. Bravo.&lt;br /&gt;Mais avec les événements survenus à la piscine de l’école Montcalm il y a dix jours, je suis persuadée que deux sauveteurs pour une centaine de jeunes, c’est trop peu.&lt;br /&gt;Parce qu’il faut trop peu de temps pour que le pire survienne.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-6322959679914997430?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/6322959679914997430/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=6322959679914997430' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/6322959679914997430'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/6322959679914997430'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/05/souvenir-en-hd.html' title='Souvenir en HD'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-1933054243045197840</id><published>2009-05-19T14:48:00.001-04:00</published><updated>2009-05-19T14:48:53.547-04:00</updated><title type='text'>Le mariage des meubles</title><content type='html'>Pas beaucoup d’expérience dans le domaine. Pour ne pas dire zéro expérience. Sais pas pentoute comment ça marche ce bidule.&lt;br /&gt;Ce qui est désolant, c’est que je ne trouve pas de manuel d’instruction, ni de livre-conseil à la biblio pour m’aider dans tout ça. Dois me débrouiller toute seule. Comme une grande. Pis je trouve ça rushant à l’os.&lt;br /&gt;C’est ce dimanche que l’amoureux et moi cohabiterons officiellement ensemble. Que nos divans, nos couteaux à steaks et nos débarbouillettes feront également vie commune. La dernière fois où j’ai emménagé avec quelqu’un, je sortais de l’adolescence et avais dans ma seule boîte, mes bobettes et mon déodorant.&lt;br /&gt;Donc, comme ce n’est qu’une simple maison que nous avons acquise, pas de place pour deux woks, 48 coupes à vin rouge et deux aspirateurs dans nos armoires et garde-robe.&lt;br /&gt;Alors il y a moi qui arrive avec mon (énorme) bataclan. Tout est neuf ou presque. Tout est, évidement, plus beau, plus performant, plus important que ce que l’amoureux possède.&lt;br /&gt;«Ge, tu savais que j’avais un petit four grille-pain?»&lt;br /&gt;«Ah oui chéri? Moi aussi j’en ai un. Il est à convection le tien?»&lt;br /&gt;«Ge, ma télé 27 pouces, on va la mettre où dans la maison?»&lt;br /&gt;«Chéri, c’est que j’ai déjà deux 37 pouces écran plat… A-t-on vraiment besoin de ta télé?»&lt;br /&gt;«Ge, il me semble que ça serait beau mon divan dans le salon. Qu’en penses-tu?»&lt;br /&gt;«Chéri, ton divan est beige pâle. Je te prédis que d’ici deux semaines, il y aura une tache de lait au chocolat, une de jus de raisin, des barbots de Crayola pis que les craques seront remplies de Oreo, de Nintendo DS pis de pièces de casse-tête. Ton divan, si on ne veut pas passer trois jours par semaine à le frotter, il serait parfait dans les petites annonces, non?»&lt;br /&gt;«Ge, j’ai vraiment hâte de voir ma table à dîner en vitre dans la salle à manger!»&lt;br /&gt;«Euh… chéri, une table en vitre avec des enfants! Y as-tu pensé deux secondes? Non seulement je vais passer mon temps à nettoyer les milliers d’empreintes de doigts qu’il va y avoir dessus, mais en plus elle est trop petite ta table. La mienne est beaucoup plus grande et facile d’entretien. Sans oublier que j’ai un super buffet qui se marie à la perfection avec.»&lt;br /&gt;«Ge, j’ai de beaux stores qui sont justement de la bonne grandeur pour les fenêtres du salon.»&lt;br /&gt;«Chéri, c’est drôle que tu me parles de ça. Je regardais justement mes rideaux et je me disais que c’étaient donc plus faciles à laver et plus jolis que de simples stores.»&lt;br /&gt;«Ge, tu as vu ma plante araignée? Je ne le retrouve plus. Pourtant, je me rappelle l’avoir mis là, entre les boîtes de la salle de bain et celles de la chambre à Filou. Je voulais l’installer sur le rebord de la fenêtre de la cuisine.»&lt;br /&gt;«Euh… non, pas du tout chéri. As-tu bien regardé? C’est vrai que ça aurait été une bonne idée de la mettre là…» dis-je en espérant qu’il ne pensera pas à aller voir dans le compost…&lt;br /&gt;«Que dirais-tu si je mettais ma mijoteuse dans cette armoire?»&lt;br /&gt;«Chéri, pas besoin de ta mijoteuse. La mienne est programmable, a une capacité de six pintes, a une sonde pour la température, le couvercle est à charnière et elle va au lave-vaisselle. Tu devrais aller porter la tienne chez Estrie Aide, tu rendrais sûrement une famille super heureuse.»&lt;br /&gt;Ne me jetez pas des tomates. Ne me criez pas après. Je suis une néophyte. J’apprends et j’ai même commencé à faire des concessions. La preuve? J’ai sorti la plante du bac brun et le divan beige prendra place, à ses risques et périls, dans le salon.&lt;br /&gt;Advienne que pourra!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-1933054243045197840?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/1933054243045197840/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=1933054243045197840' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1933054243045197840'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1933054243045197840'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/05/le-mariage-des-meubles.html' title='Le mariage des meubles'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-4739873125028219516</id><published>2009-05-11T14:42:00.001-04:00</published><updated>2009-05-11T14:42:38.927-04:00</updated><title type='text'>Déléguer 101</title><content type='html'>Le frigo est vide.&lt;br /&gt;Ben, presque vide. Si l’on tient compte de la bouteille de Ketchup dans laquelle il ne reste que de quoi faire deux hamburgers, les trois œufs et la pinte de lait (qui expire demain), je crois que l’on peut tout de même dire que l’inventaire du fridg est à sec.&lt;br /&gt;Le plancher, quant à lui, est loin d’être abandonné par la poussière et autres détritus aimant se poser sur le bois franc. Quand c’est rendu que des petits minous se promènent au bas des plinthes, on peut affirmer hors de tout doute raisonnable qu’une balayeuse serait d’adon.&lt;br /&gt;Il y a tellement de vêtements sur la (nouvelle) frontale que tous les tiroirs de l’appart sont déserts. Chaque matin, c’est le branle-bas de combat pour y trouver bobettes, bas, pantalons et chandails pour habiller tous les habitants de l’endroit. Pas toujours simple de réussir à trouver deux bas jumeaux ainsi qu’un haut qui fit avec le bas.&lt;br /&gt;Pour une raison que j’ignore totalement, il y a les dvd de la dernière saison des Frères Scott qui traînent sur le panier à linge de la salle de bain. Il y a aussi des partitions de piano tout juste à côté du bain, un verre de jus à moitié plein pis un amas de vêtements sales entre le lavabo et la toilette. Évidemment, le rouleau de papier de toilette est à changer et ce n’est pas simple de se regarder dans le miroir tant il y a des résidus de pâte à dents (vous devriez voir Filou se laver les chiclets, ça revole!).&lt;br /&gt;Ajoutons à ce magnifique portrait de ma résidence, des multitudes de boîtes éparpillées un peu partout: sur le piano, sur la table de la cuisine, sur le divan, entre la porte-patio et la télé, au pied de mon lit, dans l’entrée de la chambre des poulettes. Bref, il n’y a pas un pied carré de l’appart qui ne possède pas son propre carton.&lt;br /&gt;Pour y voir clair dans tout ce bordel, dans tous les trucs à faire avant le jour J du déménagement, en bonne maman et chef de famille responsable, me suis fait des listes. Une liste pour les changements d’adresse. Une seconde pour les tâches à effectuer (trouver un plombier, choisir les couleurs du sous-sol). Une autre pour les rendez-vous à ne pas oublier (installation du câble, banque pour l’ouverture du compte conjoint, rendez-vous avec le poseur de tapis). Une pour les trucs à acheter (rideaux pour le salon, miroir de salle de bain, tapis d’entrée). Une dernière pour prioriser les priorités (acheter quelque chose pour le souper, trouver du temps pour dormir, signer la dictée de Filou, trouver le casque de vélo de Max avant sa sortie avec l’école, trouver un déménageur).&lt;br /&gt;Et c’est en regardant le frigo (vide) et toutes les listes qui y sont collées ce matin que j’ai réalisé que je ne pouvais pas tout faire toute seule. Que d’ici le jour fatidique du déménagement, il y avait une tonne de choses à faire et qu’il était mathématiquement et physiquement impossible que j’y arrive sans aide.&lt;br /&gt;Alors me suis transformée en général d’armée. En capitaine de service de police. En PDG d’entreprise privée. En chef de famille, quoi.&lt;br /&gt;«Max, tu es nommée responsable du lavage jusqu’à nouvel ordre. Il y a une brassée de serviettes dans la sécheuse à plier. Après tu feras trois piles de vêtements: les foncés, les pâles pis les serviettes. Pour la laveuse, je te monterai comment faire», lui dis-je d’un ton sans appel.&lt;br /&gt;«L’amoureux, tu es nommé responsable des soupers jusqu’à nouvel ordre. Pour ce soir, il y a des poitrines de canards de dégelées. Tu taperas poitrines de canard et recettes sur Google, tu trouveras quelque chose à la hauteur de tes compétences», lui dis-je ignorant ses yeux paniqués devant l’ampleur de la tâche à accomplir.&lt;br /&gt;«Filou, tu es nommée responsable du balai et de l’aspirateur jusqu’à nouvel ordre. Et un aspirateur, ça se passe aussi en dessous de la table de cuisine, entre les coussins du divan et derrière la plante du salon», lui dis-je tout en n’écoutant pas ma petite voix qui me disait qu’une plainte à la DPJ pour mauvais traitements envers ma fille de sept ans m’attendrait au tournant.&lt;br /&gt;«Et tous les trois, vous êtes conjointement solidaires de l’état de propreté de la salle de bain, de vider la récup dans le bac et de ne pas attendre que la poubelle et le compost sentent jusqu’à Magog avant d’aller les porter dehors et ce, jusqu’à nouvel ordre», leur ai-je dit avec un ton qui ferait mourir de peur bien des Talibans.&lt;br /&gt;Non mais il y a toujours bien des limites à vouloir tout faire, tout contrôler. Peut-être que le miroir de la salle de bain ne sera pas aussi étincelant que lorsque je le frotte moi-même. Peut-être que le canard sera un peu moins tendre que lorsque je le fais cuire moi-même. Peut-être que mes débarbouillettes ne seront pas pliées à l’équerre comme je le fais moi-même.Mais une question se pose: et puis?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-4739873125028219516?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/4739873125028219516/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=4739873125028219516' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/4739873125028219516'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/4739873125028219516'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/05/deleguer-101.html' title='Déléguer 101'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-4867126720119306618</id><published>2009-05-11T14:41:00.000-04:00</published><updated>2009-05-11T14:42:03.400-04:00</updated><title type='text'>Vin et shampooing</title><content type='html'>La formule est simple.&lt;br /&gt;On fait une razzia à  la SAQ. On vide le congélo de sa réserve de sauce à spagh.&lt;br /&gt;Surtout, on s’assure qu’il y a assez de papier d’aluminium. Parce que ça en prend pas mal.&lt;br /&gt;Pis on débarque chez Lalie. En gang. En grosse gang.&lt;br /&gt;Ma  mère s’occupe du souper. Bruno prend en main le bar maison. Personne ne peut avoir les mains vides, d’où le concept «Vin et shampoing». Marie-Pier installe son attirail de kéffure. C’est elle qui met en pratique le «shampoing» de la soirée.&lt;br /&gt;C’est mon père le premier à prendre place sur la chaise. On ne peut pas vraiment dire qu’il est très sexy avec son casque à mèches sur la tête. Il passera les prochaines 30 minutes avec du décolorant dans cet accoutrement pour le moins étrange. Pour l’instant, il détonne dans le lot. Plus tard, ça énervera plus personne.&lt;br /&gt;Max est à côté de Marie-Pier. Elle trépigne d’impatience parce qu’elle sera la prochaine. Maman a ENFIN dit oui à son désir d’avoir quelques mèches mauves. Depuis le temps qu’elle en rêve, qu’elle en parle, qu’elle s’imagine avec cette coiffure qu’elle ne peut pas croire que ce jour est enfin arrivé.&lt;br /&gt;Alex passera aussi sous le pinceau teinturier de notre coiffeuse privée. Après, ce sera  Lalie, Bruno, Mathieu, Filou, ma mère et moi-même. Grosse soirée en vue. Les ciseaux de Marie-Pier ne seront pas sortis de leur étui pour rien.&lt;br /&gt;Pendant que Marie-Pier se débat avec le rouleau de papier d’aluminium pour faire les mèches de Lalie, Bruno ouvre une deuxième bouteille de rouge. Ma mère et moi, on rigole en pensant à la saga du centre de foires. Filou raconte à mon père la danse qu’elle fera au spectacle de fin d’année. Mathieu dort debout: sa journée passée à faire des rénos dans notre nouvelle maison l’a épuisé.&lt;br /&gt;Il est 19 h 20. Annie débarque avec sa boîte de poulet parce qu’elle a passé en dessous de la table. On lui pardonne, notre amie arrive tout droit du bureau. Même s’il avait fallu qu’elle dorme au bureau pour venir à bout de sa pile de dossiers, elle n’aurait raté pour rien au monde ce rendez-vous hors du commun qui revient à son agenda aux six semaines. Dès que sa poitrine de poulet sera avalée, elle prendra la place de Bruno sur la chaise de notre coupeuse de cheveux officielle.&lt;br /&gt;Mon père peut enfin se libérer de sa capine. À 53 ans, il nous fait bien rire avec sa coquetterie capillaire.&lt;br /&gt;Une troisième bouteille est ouverte. Les rires fusent. Les potins sont mis à jour. Alex est en train de se rincer la tête dans l’évier de la cuisine. Max ramasse les tonnes de cheveux par terre avec l’aspirateur.&lt;br /&gt;Filou me redemande si elle peut avoir des mèches roses. Mathieu s’informe si je le trouve toujours aussi beau avec sa nouvelle clean cut. Enfin, c’est mon tour. J’étais dû pis pas à peu près... Lalie n’arrête pas de m’appeler la mouffette… Parce qu’en plus de pousser dans l’eau, donc très rapidement, mes cheveux sont aussi blancs qu’une montagne de farine…Pas sel et poivre là. Pas grisonnant non plus. D’un blanc maculé. Alors quand la repousse doit être refaite, soit j’ai l’air d’un Oreo, soit d’une moufette. Chic, chic, chic…&lt;br /&gt;Mathieu, Bruno et mon père élaborent une stratégie pour attaquer les travaux à faire dans la salle de bain de la nouvelle maison. Lalie tente de convaincre ma mère d’aller voir les Expos ce week-end.&lt;br /&gt;La soirée s’étirera jusqu’à tard, très tard dans la soirée. Une quatrième bouteille se retrouvera sur la table. Au final, on aura tous un look de star. Mais surtout, on aura partagé du temps précieux ensemble.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-4867126720119306618?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/4867126720119306618/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=4867126720119306618' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/4867126720119306618'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/4867126720119306618'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/05/vin-et-shampooing.html' title='Vin et shampooing'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-3530408198203266572</id><published>2009-04-29T15:50:00.001-04:00</published><updated>2009-04-29T15:50:52.490-04:00</updated><title type='text'>Le vent tourne</title><content type='html'>Six mois ont passé.&lt;br /&gt;Il y a eu toute une bise qui a secoué nos vies. Un vent fort, cinglant et violent.&lt;br /&gt;Qui nous a tous donné froid dans le dos. Un vent à écorner les bœufs. Une rafale qui a tout bousculé, sens prendre le temps de s’arrêter vraiment, de nous avertir.&lt;br /&gt;Et croyez-moi, ce n’était pas du vent.&lt;br /&gt;Ian, celui que j’avais choisi pour être le père de mes poulettes, est parti plus vite que le vent. Celui avec qui je partageais mes joies, mes angoisses, mes frustrations et mes peines de parent a manqué d’air. Une virulente pneumonie a rendu mes poulettes orphelines en moins de quatre jours. Celui qui faisait parti de mon quotidien depuis 20 ans s’est envolé contre vents et marrées.&lt;br /&gt;Il a semé le vent, nous avons récolté la tempête.&lt;br /&gt;Nous avons pleuré, crié, hurlé notre peine, notre frustration aux quatre vents, partout, en tout sens.&lt;br /&gt;Mais il fallait continuer.&lt;br /&gt;Parce que c’est difficile que de vivre seulement de l’air du temps. Nous nous sommes tenus debout. Nous avons déplacé de l’air. Nous avons parfois marché contre le vent. Mais nous avons vaincu l’ouragan du deuil.&lt;br /&gt;Nous avons regardé notre rose des vents et pris la direction du positif.&lt;br /&gt;On peut même dire que le vent a tourné. Que les séquelles laissées par cette brusque tempête s’estompent tranquillement. Doucement comme une petite brise faible et modérée.&lt;br /&gt;Qu’il y a l’optimisme dans l’air.&lt;br /&gt;Il fallait du temps. Juste du temps.&lt;br /&gt;Mais certaines choses sont, par contre, allées plus vite que le vent. On pourrait même dire qu’elles sont arrivées en coup de vent. En quelques semaines, avec l’énergie du vent, nous avons pris notre vie en main.&lt;br /&gt;Filou et Maxim continuent de sourire à la vie. De croire qu’elles n’auront pas toujours à marcher contre le vent. Papa leur manque atrocement, oui. Mais elles savent qu’elles ne sont pas seules. Que le vent tourne.&lt;br /&gt;Jamais je n’oublierai celui qui faisait parti de ma vie depuis deux décennies. La personne avec laquelle j’aimais le plus parler de mes filles. Avec qui j’aimais le plus rire des niaiseries de Maxim. Qui partageait mon inquiétude quand Filou est passée sous le bistouri ne sera plus jamais là au bout du fil, au bout de son courriel, à mes côtés.&lt;br /&gt;Mais le vent tourne.&lt;br /&gt;Et voilà, ce vendredi, six mois pile poil après que nous ayons porté Ian en terre, nous nous envolerons, les poulettes, l’amoureux et moi, dans une nouvelle demeure. À l’abri des intempéries de la vie, souhaitons-le.&lt;br /&gt;Une nouvelle maison, pour une nouvelle famille. De nouveaux et de beaux défis qui se profilent à l’horizon. Qui, malgré l’intense peine qui nous habite depuis un demi-calendrier, remettra du soleil dans nos yeux.&lt;br /&gt;Contre vents et marrées, nous nous sommes tenues debout.&lt;br /&gt;Nous pourrions même dire que nous avons le vent dans les voiles maintenant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-3530408198203266572?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/3530408198203266572/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=3530408198203266572' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/3530408198203266572'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/3530408198203266572'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/04/le-vent-tourne.html' title='Le vent tourne'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-5350847567524868360</id><published>2009-04-21T12:44:00.000-04:00</published><updated>2009-04-21T12:45:01.175-04:00</updated><title type='text'>Perte de contrôle</title><content type='html'>À la seconde près où une deuxième ligne rose est apparue sur ce petit bâtonnet rempli de pipi, il a fallu dire adieu à votre manie de tout contrôler. La control freak en vous devait démissionner à cet instant-même.&lt;br /&gt;Alors que vos hormones HCG augmentaient en flèche, il vous fallait mettre de côté pour toujours cette folle envie d’avoir une main mise sur les horaires, les nuits, les repas. Fini le temps où votre agenda était réglé au quart de tour. Où vous gériez votre quotidien comme bon vous semblait.&lt;br /&gt;Parce qu’être maman et être une maniaque du contrôle, ça ne va pas ensemble. C’est deux concepts contraires. Comme deux aimants inversés. Impossible à jumeler. Un duo irréalisable.&lt;br /&gt;Par exemple, il sera insensé de penser pouvoir prévoir si vous aurez des maux de cœur, des brûlements d’estomac, de la fatigue, de la haute pression, du diabète, l’ensemble de ces réponses ou aucune de ces réponses pendant les 40 semaines que dureront la grossesse.&lt;br /&gt;Il faut aussi oublier la possibilité de décider vous-même du sexe de la merveille qui logera au creux de vos entrailles pour les prochains mois. Toute votre vie, vous avez rêvé être la mère d’une belle poupée blonde bouclée aux yeux bleus? Ce sera sans aucun doute un petit monstre aux cheveux noirs et raides comme de la broche qui entrera dans votre vie.&lt;br /&gt;Il est aussi impensable de prédire quand et comment se déroulera la livraison du dit colis: de façon rapide ou sans fin? Facile ou compliquée? En siège, en postérieur ou normal? Césarienne, induction ou naturelle? Épisiotomie ou non?&lt;br /&gt;Être mère et contrôle, ça ne fonctionne pas. Ça ne peut pas vivre dans la même phrase. Ça n’a aucun sens. Aucune possibilité.&lt;br /&gt;Vous prévoyez un souper en amoureux ce soir? Soyez assurée que bébé fera une de ces crises de colique à l’instant-même où vous déposerez votre fesse droite sur la chaise devant ce superbe filet mignon.&lt;br /&gt;Vous rêvez de vous clencher un dix heures de sommeil en ligne? Il est fort probable qu’à la minute où vous poserez la tête sur l’oreiller, un bruit de gastro parviendra à vos oreilles depuis la chambre de la plus vieille (pas de danger que ça arrive au-dessus du bol… Nenon. Maman = pas de contrôle, n’oubliez pas).&lt;br /&gt;Vous mourrez d’impatience de connaitre les derniers potins? C’est écrit dans le ciel que vous n’aurez pas le temps de composer le numéro de téléphone de votre meilleure amie qu’une troisième guerre mondiale se déclarera entre vos héritiers.&lt;br /&gt;Ce soir, c’est décidé. Rien ne viendra contrecarrer vos plans. Vous avez loué le dernier blockbuster que vous regarderez paisiblement, écrasé dans le divan en buvant une Stella Artois. Tout est planifié. Erreur! Parce que ce sera ce soir-là que votre poulette aura choisi pour commencer à avoir peur des monstres et des loups-garous qui se cachent sous son lit et qui lui veulent beaucoup de mal. Après plusieurs heures de négociation, de «je t’assure cocotte que les monstres, ça n’existent pas», de câlins et de réconfort, vous vous écroulez complètement épuisée dans votre lit et on repassera pour le film.&lt;br /&gt;C’est inscrit «réunion importante avec le patron» au calendrier? Il est fort probable qu’une tempête de neige s’abatte sur Sherbrooke ce jour-là, amenant fermeture d’école et par conséquent deux marmots sur les bras. Pas très pratique pour négocier la prochaine augmentation salariale…&lt;br /&gt;Vous voulez devenir mère? Rayez dès maintenant le mot «contrôle» de votre vocabulaire. Le reste? Comme du beurre dans la poêle. Simple et facile.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-5350847567524868360?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/5350847567524868360/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=5350847567524868360' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5350847567524868360'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/5350847567524868360'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/04/perte-de-controle.html' title='Perte de contrôle'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-2671240833099805569</id><published>2009-04-15T20:48:00.003-04:00</published><updated>2009-04-15T20:56:21.433-04:00</updated><title type='text'>J'aimerais comprendre svp</title><content type='html'>J'aimerais que quelqu'un m'explique.&lt;br /&gt;Ça ne doit pas être si compliqué à comprendre, j'imagine, puisque depuis des lunes nous envoyons des soldats là-bas sans que personne n'y voit vraiment rien à redire.&lt;br /&gt;C'est moi sûrement qui est nulle. Pas vite. Cloche. Idiote.&lt;br /&gt;J'aimerais qu'on m'explique pourquoi que l'on se casse le bicycle à envoyer des Canadiens (1 640 de Valcartier seulement) en Afghanistan pour défendre on-ne-sait-pas-trop-quoi depuis sept ans maintenant.&lt;br /&gt;J'aimerais qu'on m'explique pourquoi nos dirigeants acceptent que leurs citoyens meurent (117 à ce jour dont 2 femmes) pour une cause en laquelle la population canadienne ne croit même pas.&lt;br /&gt;J'aimerais qu'on m'explique pourquoi l'on dépense des millions dans ce dossier alors qu'on en aurait besoin grandement ici.&lt;br /&gt;Mystère.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-2671240833099805569?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/2671240833099805569/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=2671240833099805569' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/2671240833099805569'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/2671240833099805569'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/04/jaimerais-comprendre-svp.html' title='J&apos;aimerais comprendre svp'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-1752435191974493327</id><published>2009-04-14T16:16:00.003-04:00</published><updated>2009-04-14T16:48:13.660-04:00</updated><title type='text'>L'art de se mettre les pieds dans les plats</title><content type='html'>Vous savez dans l'art de se mettre les deux pieds dans la merde, s'improviser chef et mettre au point un nouveau potage mettant en vedette marijuana et de naphta, c'est assez champion.&lt;br /&gt;Que l'on mette sa propre vie en danger dans l’espoir de se rendre millionnaire en concoctant de l’huile de cannabis, ça ne me regarde pas. Mais jouer avec celle des autres, ça énerve un brin. &lt;br /&gt;Depuis quelques temps, plusieurs apprentis chimistes se sont retrouvés avec des souvenirs peu sympathiques de leurs expériences : brûlures au visage et même perte de vie.&lt;br /&gt;Z’avez pas pensé à utiliser tout ce beau temps libre, que vous semblez avoir, à d’autres activités plus pertinentes pour vos voisins? Genre mettre vos connaissances scientifiques en pratique et devenir animateur pour les Petits débrouillards?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/sherbrooke/200904/14/01-846302-une-soupe-au-pot-senflamme-et-brule-les-deux-cuistots.php"&gt;http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/sherbrooke/200904/14/01-846302-une-soupe-au-pot-senflamme-et-brule-les-deux-cuistots.php&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-1752435191974493327?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/1752435191974493327/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=1752435191974493327' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1752435191974493327'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/1752435191974493327'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/04/lart-de-se-mettre-les-pieds-dans-les.html' title='L&apos;art de se mettre les pieds dans les plats'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-3319203423972192158</id><published>2009-04-14T16:07:00.002-04:00</published><updated>2009-04-14T16:16:24.802-04:00</updated><title type='text'>Maman 2009 - Mode d'emploi</title><content type='html'>Comment devient-on une bonne maman en 2009? Simple si l’on se fie aux statistiques qui indiquent que plus de 87 000 nouveaux bébés ont vu le jour en 2008. Compliqué si l’on en juge le mode d’emploi ici-bas.&lt;br /&gt;La future maman 2009 aura bien pris soin d’ingérer 0,4 mg d’acide folique quotidiennement trois mois avant la conception de son bébé. Elle aura cessé toute consommation d’alcool et aura diminué sensiblement ses rendez-vous avec la machine à café du bureau. Elle se sera mise en forme en visitant le gym de trois à cinq fois par semaine. Bien sûr, il sera impossible pour elle de penser à fumer une touille.&lt;br /&gt;Son poids sera santé. Aucun signe de cholestérol ne sera détectable dans son sang. Une visite chez son médecin lui aura d’ailleurs permis de mettre tous les atouts de son côté pour fabriquer la huitième merveille du monde.&lt;br /&gt;Dès qu’un petit colimaçon aura signé un bail de neuf mois dans son utérus, la maman 2009 prendra bien soin d’ingérer un litre de lait par jour, de se farcir cinq à dix portions de fruits et légumes quotidiennement et comblera le manque à gagner en fer en avalant une Materna chaque matin.&lt;br /&gt;Entre son boulot et les tâches ménagères, elle prendra le temps de lire une multitude de bouquins sur l’univers fabuleux de la maternité. Ainsi, elle saura comment réagir lorsque son utérus expulsera son locataire. Elle serait d’ailleurs une candidate hors pair à Tous pour un portant sur la vie in utero et pourrait même enseigner à la faculté de médecine le cours Obstétrique 101.&lt;br /&gt;La maman 2009 se sera bien informée sur le bon type de peinture à utiliser dans la chambre de bébé et aura ainsi refusé l’accès aux murs aux trucs bourrés de plomb. Elle aura bien mesuré la largeur entre les barreaux de la bassinette pour s’assurer de sa conformité. Bien sûr, elle se sera rendue au poste de police afin que l’on vérifie la sécurité de son siège d’auto.&lt;br /&gt;Les semaines qui précéderont la délivrance auront servi à remplir à ras bord le congélo de repas santé, à laver et relaver les nombreux pyjamas et cache-couches qui remplissent les tiroirs de bébé, à apprendre par cœur les numéros de téléphone d’urgence: Info-santé, clinique médicale, mamie et à faire des exercices d’étirements du périnée.&lt;br /&gt;Afin d’être certaine de vivre un accouchement rêvé, sans péridurale-césarienne-épisiotomie, elle aura suivi bon nombre de formations sur la méthode Bonapace, sur l’efficacité des endorphines sur le contrôle de la douleur et sur l’importance d’être détendue en période de latence pour permettre la bonne-oxygénation-des-muscles-ce-qui-aidera-grandement-au-col-de-l’utérus-à-se-dilater-sans-problème. Elle aura prévu des alternatives en cas de complication: acupuncteur, ostéopathe et hypno-naissance.&lt;br /&gt;Naturellement, elle sera la championne de l’utilisation du ballon de naissance. Son plan de naissance sera rédigé et photocopié en plusieurs exemplaires destinés au médecin traitant, à l’infirmière, au préposé aux bénéficiaires, à la sage-femme, au gynéco, à l’accompagnante, à l’anesthésiste, à la réceptionniste et peut-être même à l’agent de sécurité qui surveille le stationnement.&lt;br /&gt;Une fois le petit trésor poussé à la vie, elle demandera gentiment à l’obstétricien d’attendre que les pulsations du cœur cessent dans le cordon ombilical avant de le clamper. Elle privilégiera un contact peau à peau plutôt que l’incubateur pour réchauffer sa nouvelle raison de vivre. Dès que le bain de larmes d’émotions sera essuyé, elle lui donnera le sein afin de favoriser l’allaitement.&lt;br /&gt;Elle aura discuté de la pertinence d’injecter de la vitamine K au bébé avec son conjoint. La maman 2009 lui aura d’ailleurs vanté les mérites de l’implication du papa dans l’éducation du marmot afin de faciliter la création d’un lien significatif entre eux. En ce sens, ils auront établi ensemble une routine afin que chacun fasse sa part équitablement dans l’éducation de leur pupille.&lt;br /&gt;Plus difficile qu’il n’en paraît, devenir maman. Me demande bien combien des 87 000 nouvelles mères de 2008 ont suivi ce mode d’emploi à la lettre. Parce qu’il y a de quoi devenir complètement timbrée, mais surtout, il y a danger d’oublier notre meilleur atout: l’importance de se faire confiance. Tout simplement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-3319203423972192158?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/3319203423972192158/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=3319203423972192158' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/3319203423972192158'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/3319203423972192158'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/04/maman-2009-mode-demploi.html' title='Maman 2009 - Mode d&apos;emploi'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-4451671942176917846</id><published>2009-04-07T15:30:00.000-04:00</published><updated>2009-04-07T15:31:16.493-04:00</updated><title type='text'>Le sommeil n'est jamais là au bon moment</title><content type='html'>17 h 04. Je suis coincée dans le trafic. Nenon, je ne suis pas perdue dans la métropole. Je suis bel et bien sur une rue de la Reine des Cantons-de-l’Est. Sur le boulevard de l’Université pour être plus précise pis j’ai une envie insoutenable de fermer l’œil.&lt;br /&gt;17 h 17. Alors que je poireaute devant le Triolet, je me prends à rêver de courir tout droit dans mon lit à mon arrivée à la maison. À me cacher sous ma couette et à ronfler jusqu’à demain. À chacun ses rêves…&lt;br /&gt;17 h 32. J’ai réussi à ne pas m’endormir ni sur le boulevard, ni sur la 410. Même chose sur la King. Mais il était temps que j’arrive à Proulxville parce que la paupière se faisait de plus en plus lourde. La schnout qui tombe n’aide en rien en mon état semi-végétatif.&lt;br /&gt;17 h 38. Désolation. Mon plan de dodo ne pourra pas fonctionner. Premièrement, les draps ont été oubliées dans la laveuse ce matin, ce qui fait qu’ils ne sentent pas les roses. Faudra repartir le cycle. Deuxièmement, les poulettes réclament haut et fort que je remplisse leur bedon, sinon elles porteront plainte à la police-des-parents, dit Filou. Vaut mieux ne pas prendre de chance.&lt;br /&gt;18 h 25. Les estomacs sont pleins. Les assiettes reposent dans le lave-vaisselle. Les lunchs de demain sont même prêts. Aurai-je le droit, enfin, de m’étendre sur le divan (les draps ne sont toujours pas séchés) et de fermer l’œil zuste une minute? «Maman, peux-tu m’aider s.v.p.? Il faut que je trouve un objet ancien pour l’école…». Partir à la quête d’antiquités et roupillon ne vont pas de pair, malheureusement.&lt;br /&gt;19 h 20. Je compte les minutes me séparant du moment tant attendu où enfin je pourrai flirter avec Morphée. Il reste exactement 1 h 40. À 21 h, si je suis chanceuse, mes héritières seront couchées, ronfleront et, en théorie, n’auront plus besoin de mes services.&lt;br /&gt;20 h 20. Il reste 40 minutes.&lt;br /&gt;20 h 50. «Maaaaax! Va laver tes dents. C’est l’heure du dodo (pour toi pis pour moi!)».&lt;br /&gt;20 h 51. Le téléphone sonne. C’est Dany. «Pis, ton week-end, ça été?». Bla bla bla… Je passe tout droit. Il est 21 h 25. Bah… tant qu’à être encore debout, j’en profite pour regarder Tout sur moi.&lt;br /&gt;21 h 58. Et si je prenais un bon bain?&lt;br /&gt;22 h 25. Je vérifie mes courriels. Tout à coup qu’une catastrophe soit arrivée, pendant que je faisais de la soupe, et que je ne sois pas encore au courant?&lt;br /&gt;23 h 35. J’ai lu le blogue de Karine, celui de Dominique. J’ai zyeuté si la banlieusarde avait posté une nouvelle recette. J’ai vérifié le solde de mon compte de banque. Ai écouté le nouveau clip de la Mère indigne. Me suis tapée quelques rondes de poker sur Facebook. Me suis assurée que je n’avais pas raté de nouveaux courriels. Heureusement, tout est sous contrôle. Je peux aller dormir tranquille.&lt;br /&gt;23 h 45. Je me relève. J’ai oublié de me laver les dents.&lt;br /&gt;23 h 48. Couchée, cachée sous l’édredon, je cherche le sommeil. Ne trouve rien. 0 h 20. Je ne suis toujours pas endormie. Je tente une approche nouvelle visant à me faire sombrer. Je compte mes respirations. 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7…. Zut! Demain, c’est le 7 avril. Demain, Filou a de la natation avec l’école. Je saute hors du lit et m’empresse de trouver le maillot de ma puce et autres trucs nécessaires à l’apprentissage de la nage en eau profonde.&lt;br /&gt;0 h 30. De retour sous les draps. Toujours pas fatiguée. Toujours les yeux grands ouverts. Toujours incapable de dormir.&lt;br /&gt;0 h 50. Suis sous le point de me fâcher. Suis sous le point de perdre patience. Suis surtout pas sous le point de dormir par contre.&lt;br /&gt;1 h 10. Je passe le temps. Je rêve à nos prochaines vacances. Je me demande où aboutira le Centre de foires. Je prie pour que le CH fasse les séries.&lt;br /&gt;1 h 20. Je joue à la pitourne. Je me tourne de côté. Je me retourne de l’autre. Rien à faire.&lt;br /&gt;1 h 25. Ma liste de menus de la semaine est dressée. Ma liste de trucs à faire en vue du déménagement est planifiée. Ma liste d’épicerie est faite.&lt;br /&gt;1 h 35. Je ne dors toujours pas. Je me jure que, demain soir, dès 20 h, je suis au lit. Et tant pis pour la police-des-parents.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-4451671942176917846?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/4451671942176917846/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=4451671942176917846' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/4451671942176917846'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/4451671942176917846'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/04/le-sommeil-nest-jamais-la-au-bon-moment.html' title='Le sommeil n&apos;est jamais là au bon moment'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-6841097604167010767</id><published>2009-03-31T15:59:00.001-04:00</published><updated>2009-03-31T15:59:43.005-04:00</updated><title type='text'>J'avais 21 ans...</title><content type='html'>J’avais 21 ans et le sac à dos rempli de naïveté. Le cœur qui débordait d’amour et une confiance en la vie sans pareil.&lt;br /&gt;J’avais 21 ans et je n’avais peur de rien. Les barrières, je les défonçais. Les défis, je les relevais et ce qui ne faisait pas mon affaire, je le tassais.&lt;br /&gt;J’avais 21 ans et j’étais considérée comme une adulte dans tous les pays du monde. Je votais, je cuisinais trois fois par jour, je faisais mon lavage toute seule.&lt;br /&gt;J’avais 21 ans et je bûchais sans relâche pour arriver à décrocher un diplôme de la grande école de la colline universitaire. J’aurai plutôt reçu celui de la grande école de la vie avant.&lt;br /&gt;J’avais 21 ans et j’ai vu apparaître un plus sur mon test de grossesse. Un plus sur un bâtonnet voulait-il dire un plus dans ma vie? Je voulais croire que oui.&lt;br /&gt;C’est en larmes que ma mère a accueilli la nouvelle qu’elle serait grand-maman. C’est entre deux sanglots qu’elle m’a dit : «Tes études Geneviève? Tes études?».&lt;br /&gt;Il y avait de quoi avoir peur. Parce qu’à cette époque, il n’y avait pas de congé de paternité, pas de garderie à 5$, pas de 100$ de Harper, pas de Soutien aux enfants. Très, très peu de prêts et bourses. Parce qu’il n’y avait pas de tablettes pleines dans le frigo. Pas de vrai lit dans la chambre à coucher et encore moins de divan dans le salon.  Il n’y avait que la (petite) paye de mon chum.&lt;br /&gt;Mon ignorance totale de la maternité, ma candeur devant les difficultés qu’amène un bébé, mon insouciance face au stress que soulève un compte de banque rouge auront fait en sorte que j’ai foncé.&lt;br /&gt;J’avais 21 ans et j’allais montrer au monde entier que je serais capable.&lt;br /&gt;Trois semaines après avoir poussé Maxim à la vie, j’ai repris le chemin du savoir… avec elle dans les bras. Chaque matin, je partais avec mon sac d’école sur le dos, le sac à couche sur l’épaule, le bébé dans la poussette et je marchais un demi-kilomètre pour me rendre à l’arrêt d’autobus. Je me frayais un passage parmi ces dizaines d’étudiants entassés puis je me croisais les doigts que ma poulette ne veuille pas boire pendant la demi-heure que durait le trajet.&lt;br /&gt;J’assoyais mes fesses dans la faculté des lettres et j’installais Maxim à mes côtés. Souvent, elle restait là, à dormir, pendant que sa mère se farcissait un cours de Grammaire normative ou qu’elle tentait de comprendre pourquoi Hitler s’était pointé le nez en Pologne.&lt;br /&gt;D’autres fois, ma poulette réclamait que l’on s’occupe de son estomac alors je m’empressais de laisser tomber mon Bescherelle ou mon Atlas historique pour lui offrir le sein tout en continuant à prendre des notes de l’autre main.&lt;br /&gt;Des jours, ça n’allait vraiment pas. Je devais sortir dans le corridor pour la calmer et je me croisais les doigts de ne pas avoir raté la notion importante qui allait être dans l’examen final. D’autres fois, je ratais un cours essentiel parce que ma puce devait se faire vacciner, parce qu’elle faisait bouillir le thermomètre. Je courrais donc après les profs pour reprendre le temps «perdu».&lt;br /&gt;Arrivée à la maison, je continuais ma double-vie. Tout en faisant réchauffer la sauce à spagh, je lisais Les dix leçons de l’histoire. Pendant que ma puce jouait par terre, je mémorisais mes anglicismes pour l’examen du lendemain. En allaitant, je tapais mon travail de session à l’ordi.&lt;br /&gt;Je vous épargne les récits de ces nuits trop souvent entrecoupées de violentes poussées dentaires, de gastro qui n’en finissaient plus de finir, de virulentes otites qui arrivaient rarement à d’autres moments que la veille d’un test ou d’un oral comptant pour 50% de la session.&lt;br /&gt;La plupart des profs ont vu là une détermination à toutes épreuves. D’autres ont plutôt vu une fille complètement débile et  totalement désorganisée. J’ai choisi les cours des premiers.&lt;br /&gt;Il m’aura fallu cinq années pour décrocher mon diplôme. Dix sessions plutôt que les six habituelles. Je n’ai pas couru les 5 à 7 du bac. Je n’ai pas fréquenté le local étudiant des étudiants en Histoire. J’ai fuis les partys de fin de session. Mais j’ai réussi!&lt;br /&gt;Et vous aussi, Vanessa et Jessica (voir page 9) vous réussirez. Parce que je sais c’est quoi jumeler études et maternité. Parce que je sais que vous serez capables vous aussi. Ce n’est pas une question d’âge, mais de détermination.&lt;br /&gt;Une volonté de fer que vous avez.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-6841097604167010767?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/6841097604167010767/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=6841097604167010767' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/6841097604167010767'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/6841097604167010767'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/03/javais-21-ans.html' title='J&apos;avais 21 ans...'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-7750292835217007183</id><published>2009-03-26T14:57:00.001-04:00</published><updated>2009-03-26T14:57:46.439-04:00</updated><title type='text'>Une étrange check list</title><content type='html'>Signer la dictée de Maxim : check.&lt;br /&gt;Payer le Bell et l’Hydro par Internet : check.&lt;br /&gt;Produire mes rapports d’impôts pis ceux de l’homme : check.&lt;br /&gt;Passer l’aspirateur à la grandeur de l’appart : check.&lt;br /&gt;Acheter des bottes d’eau à Filou : check.&lt;br /&gt;Laver la veste de printemps à Maxim à cycle délicat et la suspendre pour la sécher : check.&lt;br /&gt;Faire l’épicerie et passer au Costco : check.&lt;br /&gt;Nourrir Lili-Bunny et changer sa cage : check.&lt;br /&gt;Écrire ma chronique livre : check.&lt;br /&gt;Passer chez le notaire signer des trucs relatifs à la succession du père de mes poulettes : check.&lt;br /&gt;Remplir les inscriptions 2009-2010 de l’école des filles : check.&lt;br /&gt;Prendre rendez-vous chez le médecin pour notre examen annuel : check.&lt;br /&gt;Confirmer notre présence au club social du journal à l’activité cabane à sucre : check.&lt;br /&gt;Faire imprimer les photos d’accouchement d’Élise : check. &lt;br /&gt;Répondre aux courriels : check.&lt;br /&gt;Changer les draps des lits de la maisonnée : check.&lt;br /&gt;Inscrire les filles au camp d’été : check.&lt;br /&gt;Céduler mes vacances avec la secrétaire du journal : check.&lt;br /&gt;Acheter les billets de spectacle de fin d’année de Maxim et Félixe : check.&lt;br /&gt;Appeler Sandra pour lui souhaiter bonne fête : check.&lt;br /&gt;Profiter une dernière fois cet hiver de mes skis : à faire.&lt;br /&gt;Prendre un long bain chaud avec mon nouveau pain moussant Lush : à faire.&lt;br /&gt;Finir de lire ce bon roman, Enfant 44, qui traîne sur ma table de chevet depuis trop longtemps : à faire.&lt;br /&gt;Partir en week-end avec mon amoureux : à faire.&lt;br /&gt;Aller au cinéma voir Dédé : à faire.&lt;br /&gt;Déjeuner seule au resto en lisant d’un bout à l’autre La Presse du samedi : à faire.&lt;br /&gt;Écouter en rafale la dernière saison de Weeds : à faire.&lt;br /&gt;Aller prendre un verre avec Dany et se raconter tous les derniers potins: à faire.&lt;br /&gt;Prendre rendez-vous chez l’esthéticienne pour une pose d’ongles : à faire.&lt;br /&gt;Me pointer chez la coiffeuse pour cacher ma disgracieuse repousse blanche : à faire.&lt;br /&gt;M’offrir le dernier cd de U2 : à faire.&lt;br /&gt;Faire la grâce matinée sans culpabilité : à faire.&lt;br /&gt;Tremper dans un spa et oublier le quotidien : à faire.&lt;br /&gt;M’acheter une nouvelle paire de chaussures : à faire.&lt;br /&gt;Flâner à la librairie et zyeuter les nouveautés : à faire.&lt;br /&gt;Manger un gâteau aux cinq chocolats sans penser à la balance : à faire.&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;Voyez-vous quelque chose d’étrange dans cette liste? Vous devriez pourtant.&lt;br /&gt;J’aimerais tellement comprendre pourquoi les mamans, mais aussi les femmes en général, ont tant de facilité à faire passer les autres devant elle? Qu’est-ce qui explique que le ménage du frigo soit prioritaire devant la possibilité de s’offrir du bon temps pour soi? Pourquoi éprouvons-nous de la culpabilité quand on perd notre temps sur le Net alors que nous pourrions utiliser ces précieuses minutes pour faire quelque chose de tellement plus constructif et important comme de trier les couvercles de plastique de l’armoire ou de mettre les épices du garde-manger en ordre alphabétique?&lt;br /&gt;Je n’ai pas de réponse à ces grandes interrogations existentielles. Ce que je sais, par contre, c’est qu’il y a une montagne de linge sale qui me fait de l’œil. Et juste à côté, il y a le dernier Châtelaine qui attend d’être lu.&lt;br /&gt;Qui gagnera?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-7750292835217007183?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/7750292835217007183/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=7750292835217007183' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/7750292835217007183'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/7750292835217007183'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/03/une-etrange-check-list.html' title='Une étrange check list'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-3461930208905296797</id><published>2009-03-17T15:17:00.000-04:00</published><updated>2009-03-17T15:18:12.187-04:00</updated><title type='text'>Les trois souhaits d'Élise</title><content type='html'>C’était là. Sur une simple feuille de papier brouillon prise dans le fond du bac de récup. On pouvait y déchiffrer trois trucs que ma copine souhaitait voir réaliser.&lt;br /&gt;Nous avions le bedon bien plein après une sale bouffe popotée par mon amie. JF nous servait de sa bonne bière maison quand il a lancé cette question : « C’est quoi cette foutue histoire du Secret? On ne parle que de ça partout! »&lt;br /&gt;C’était il y a à peine un an. Nous étions à l’époque où Le Secret, un livre vendu à plus de 10 millions d’exemplaires dans près d’une quarantaine de pays et qui dévoile la recette miracle pour combler tous nos désirs, faisait des malheurs.&lt;br /&gt;Bien que je n’avais pas lu livre en question et encore moins vu le film, je connaissais les grandes lignes, le principe de la chose. « C’est une théorie qui affirme que si tu veux quelque chose dans la vie, tu dois le dire à l’univers », lui avais-je répondu simplement.&lt;br /&gt;Le taux d’alcoolémie aidant, nous avions joué le jeu. Ensemble, nous avions écrit tous nos désirs sur papier. Des plus loufoques (se faire réveiller par Brad Pitt chaque matin) aux plus sérieux (que mes poules soient heureuses pour le restant de leurs jours), rien n’a échappé à notre plume.&lt;br /&gt;Élise a collé la sienne sur le frigo. Bien en vue. Afin de se rappeler chaque jour pourquoi elle bossait comme une dingue pour terminer ses études tout en travaillant à son compte pour amener un peu d’argent dans son compte de la Caisse pop.&lt;br /&gt;On pouvait y lire, dans l’ordre, ceci :&lt;br /&gt;1. Partir au plus vite de cet appart;&lt;br /&gt;Faut dire que vivre à deux dans un minuscule trois pièces et demi alors que les occupants de l’endroit bossent tous deux de la maison a de quoi rendre fou la plus patiente des personnes.&lt;br /&gt;2. Avoir un boulot digne de ce nom;&lt;br /&gt;Depuis que ma copine a quitté son Piopolis natal qu’elle occupe des emplois précaires, peu valorisants, et ô combien pas payant. Une demande totalement justifiée.&lt;br /&gt;3. Fonder une famille;&lt;br /&gt;Du haut de ses 27 ans, après avoir vu défiler bon nombre de bédaines dans son salon, l’utérus d’Élise criait au meurtre.&lt;br /&gt;Elle ne demandait pas la lune à la vie, mon amie. Rien d’exagéré. Pas de trucs impossibles. Pas de liste interminable. Seulement trois souhaits.&lt;br /&gt;Les semaines ont passé. Puis les mois. Nous avions même oublié ce petit exercice de visualisation positive quand le téléphone a sonné chez Élise. On lui offrait un emploi. Un vrai de vrai. Une job avec des avantages sociaux pis un fonds de pension. Où elle aurait son bureau et même une adresse courriel à son nom. Pis chaque jeudi, un talon paye serait déposé dans son pigeonnier et elle cotiserait à l’Assurance-Emploi.&lt;br /&gt;Quelques temps plus tard, elle nous apprenait qu’elle quitterait son appart lilliputien pour déménager son petit bonheur dans un duplex qu’elle venait tout juste d’acquérir avec son amoureux. L’encre n’a même pas eu le temps de sécher sur l’offre d’achat de la maison qu’elle nous annonçait que son utérus logeait désormais un petit colimaçon.&lt;br /&gt;C’est quand je suis revenue de l’hôpital mercredi après-midi, que j’ai repensé à notre séance Le Secret. Le matin même, Élise m’avait fait le plus beau des cadeaux, celui de voir naître sa petite Rose-Alice.&lt;br /&gt;En moins d’un tour complet de calendrier, mon amie avait réussi à biffer les trois désirs de sa liste. Je ne sais pas si Le Secret y est pour quelque chose. Si l’univers a entendu ses demandes. Dans le fond, ce n’est pas très important. Le bonheur de voir mon amie si heureuse vaut bien des bouquins.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-3461930208905296797?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/3461930208905296797/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=3461930208905296797' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/3461930208905296797'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/3461930208905296797'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/03/les-trois-souhaits-delise.html' title='Les trois souhaits d&apos;Élise'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-3897689264739031390</id><published>2009-03-12T10:24:00.000-04:00</published><updated>2009-03-12T10:25:53.939-04:00</updated><title type='text'>Où se donne la formation des mamans?</title><content type='html'>Tiré de mon relevé de notes émis par l’Université de Sherbrooke quelque part en 2001: baccalauréat en histoire incluant une mineure en lettres et langue française. Crédits obtenus: 90.&lt;br /&gt;Tiré de mon talon de paye émis par mon employeur mercredi dernier: rédactrice en chef adjointe. Heures travaillées: 32,5.&lt;br /&gt;Tiré de mon permis de conduire émis par la Société de l’assurance automobile du Québec au printemps 1992: «Classe: véhicule de moins de 4500 kg et habitation motorisée».&lt;br /&gt;Tiré de mon évaluation de cours de ski émis par un moniteur du mont Bellevue en 1987: Niveau obtenu: «Parallèle 2».&lt;br /&gt;Tiré de mon résultat d’examen de violon émis par l’École de musique Vincent-D’Indy en 1985: Certificat obtenu: «Élémentaire II avec mention Distinction (70 %)».&lt;br /&gt;Tiré de mon carnet de santé émis le 18 avril 1976: score d’Apgar à la naissance 8/ 10.&lt;br /&gt;En regard de tous ces papiers qui traînent dans une vieille filière en carton dans le fond de mon garde-robe, nous pouvons déduire que je suis une historienne-journaliste-conductrice-de-voiture-bonne-skieuse-mauvaise-violonniste et que je respirais relativement bien à ma naissance.&lt;br /&gt;Mais je ne trouve rien qui certifie que je suis une bonne maman. Rien. Niet. Nada. Pourtant, je le suis si vous voulez savoir. Voyez par vous-même.&lt;br /&gt;Samedi midi, j’ai coupé des oignons en quantité industrielle, j’ai fait revenir du bœuf dans de l’huile d’olive, j’ai fait sauter des poivrons, j’ai assaisonné mon macaroni et j’ai servi le tout à mes poulettes. J’ai passé une autre heure devant le fourneau en fin d’après-midi. J’ai fait la même chose dimanche. Et la veille itou. Pis probablement que je ferai de même pour encore plusieurs années. Mais je ne porte pas de toque de chef.&lt;br /&gt;Le week-end dernier, j’ai pris la température de Filou aux quatre heures. Je lui ai administré du Tylenol en alternance avec de l’Advil. Je lui ai frotté le dos avec du Vicks. Je lui ai fait prendre du sirop contre la toux. J’ai diagnostiqué un bon rhume. Mais je ne porte pas de sarrau de médecin, ni de chaussures blanches d’infirmière.&lt;br /&gt;Hier, j’ai frotté un chandail taché de jus de raisin. J’ai fait trois brassés de foncé, une de blanc et une de rose. J’ai plié le tout et rangé dans les tiroirs. Mais je ne porte pas de nametag du nettoyeur du coin.&lt;br /&gt;Ce matin, j’ai nourri Lili, la lapine. J’ai aussi changé sa cage, rempli son bol d’eau, offert une bonne carotte. Et je dois voir à couper ses griffes. Mais je ne bosse pas dans une animalerie.&lt;br /&gt;Pendant toute la semaine de relâche, j’ai traîné les filles en ski et au cinéma. Nous avons fait des cupcakes ensemble. Nous avons joué à Mario Galaxy à la Wii. Nous avons glissé et nous avons aussi lu collées dans lit. Croyez-vous que je possède le titre de technicienne en loisirs?&lt;br /&gt;Je vous épargne la fois où j’ai fait une plombière de moi et que j’ai réparé la toilette que Filou avait bouchée. Celle où je suis devenue psychologue quand ma grande s’est chicané avec sa meilleure amie. Ou encore quand je joue la couturière pour faire les costumes de spectacle de fin d’année de mes petites artistes.&lt;br /&gt;Être une maman, c’est avoir une description de tâches tellement longue qu’elle ferait peur à n’importe quel postulant. Si le cours «Comment devenir une bonne mère» s’offrait dans les universités du monde, il ne serait pas surprenant que ses salles de classe soient vides. Et si nous étions payées à notre juste valeur, la crise économique n’aurait jamais eu lieu.&lt;br /&gt;Parce qu’être maman, c’est avant tout une histoire de cœur. C’est de faire confiance à son instinct. Et ça, ça ne s’apprend pas nulle part.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;sdjfklsdj;f dlksjf;sldkjf s`ldkjf;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14729934-3897689264739031390?l=leblogueagenevieve.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/feeds/3897689264739031390/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=14729934&amp;postID=3897689264739031390' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/3897689264739031390'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14729934/posts/default/3897689264739031390'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://leblogueagenevieve.blogspot.com/2009/03/ou-se-donne-la-formation-des-mamans.html' title='Où se donne la formation des mamans?'/><author><name>Maman fourchette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10768167412268591287</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14729934.post-1536770799657900115</id><published>2009-02-25T15:57:00.002-05:00</published><updated>2009-02-25T23:05:13.690-05:00</updated><title type='text'>L’importance d’une simple traversée de rue</title><content type='html'>Je me suis toujours demandé si ça m’arrivait, comment je réagirais. Qu’est-ce que ça changerait chez moi. De quelle façon je regarderais la vie suite à un événement traumatisant.&lt;br /&gt;Vous n’avez pas idée du nombre de personnes que j’ai interviewées depuis que je bosse ici, qui ont côtoyé la mort de près, et qui m’ont raconté que plus jamais la vie ne serait pareille pour eux. Qu’à partir de cet instant où ils ont pensé qu’ils finiraient dans une boîte de carton dans un gros fourneau, ils ont complètement changé leur manière de boire leur jus d’orange le matin et de laver leurs draps le soir.&lt;br /&gt;Que c’est avec un sourire éternel qu’ils se rendent au boulot chaque jour. Que les mots colère, déception et tristesse sont rayés de leur vocabulaire pour toujours. Que plus jamais il n’y aurait d’agendas débordants, de facteurs stress, de tensions inutiles.&lt;br /&gt;D’autres disent que les fleurs sentent meilleur. Que les pommes sont beaucoup plus savoureuses. Que le son de la rivière qui coule est plus doux.&lt;br /&gt;Certains larguent tout ce qui est ennuyant dans leur quotidien et partent à l’aventure. Il y a ceux qui s’investissent corps et âme dans le bénévolat ou qui amassent des millions pour telle œuvre.&lt;br /&gt;Mais moi, que dirais-je? Que ferais-je? Comment me sentirais-je?&lt;br /&gt;Depuis qu’Ian est mort, depuis que le père de mes poules s’est niché une place au paradis des papas que je cherche. Qu’est-ce que ce décès pouvait bien avoir changé en moi?&lt;br /&gt;La coriandre sent toujours aussi bon. Mes cupcakes au caramel et à la fleur de sel sont aussi délicieux qu’avant. Et la mélodie du &lt;em&gt;Repère tranquille&lt;/em&gt; de Vallières me fait toujours autant vibrer.&lt;br /&gt;Je n’ai pas envie de tout abandonner pour me rendre travailler dans un camp de réfugiés au Rwanda. Je suis encore parfois fâchée. Je vis également du stress. Pis je fous toujours trop de rendez-vous à mon agenda.&lt;br /&gt;Il arrive que je me rende au boulot de reculons. Que la neige qui tombe m’énerve. Que ça ne va pas assez vite au resto.&lt;br /&gt;Je ne m’extasie pas devant le spectacle d’une tulipe qui s’ouvre à la vie. Le vent qui souffle dans mes cheveux m’agace plus qu’autre chose. Et les -30 ne me rendent pas particulièrement heureuse.&lt;br /&gt;Ce n’est que ce matin que j’ai trouvé ce que la mort de Ian avait changé. C’est tout simple. Une toute petite chose. C’est arrivé au coin des rues Ball et Alexandre.&lt;br /&gt;Je venais tout juste de déposer mes poulettes à l’école. J’étais assise dans ma voiture et je les regardais traverser la rue pour se rendre dans la cour de récré. Ça m’a frappé à cet instant.&lt;br /&gt;C’est le regard que je pose sur elles qui est différent. Cette façon que j’ai de prendre le temps de les contempler dans une simple traversée de rue entre deux trottoirs. De sourire devant la délicatesse de Maxim qui prend soin d’attendre sa benjamine avant de se rendre de l’autre côté de la rue. De rire de l’impatience de Félixe alors qu’elle tente d’enjamber le banc de neige tout en essayant de ne pas abimer son violoncelle qu’elle tient d’une main et sa boîte à lunch qu’elle a dans l’autre. Mon cœur fond quand je vois ces deux sourires, ces yeux lumineux, ces joues rosies.&lt;br /&gt;Et chaque matin, je regrette que Ian ne soit pas là pour admirer ce spectacle.&lt;br /&gt;Mes yeux ne voient plus mes filles de la même façon maintenant. À présent, je mesure toute la chance que j’ai de pouvoir regarder mes poulettes traverser la rue tout 
